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SOMMAIRE
· Compétence ?
· Projets
pédagogiques ?
· Méthode
inductiviste ?
· Lecture :
paratexte, contenu,
· Lexique
· Langue
· Ecriture
· Le
projet : déroulement
· La séquence
· L’évaluation
(le projet lui-même, à l’intérieur du projet)
· Exemple de
déroulement d’une séquence :
- Textes en dehors du manuel ;
- Outils de la langue : leçons et
exercices ;
- Oral ;
- Ecriture ;
- Evaluation et auto-évaluation ;
- Glossaire.
1. Préambule
1.1. Prise
en charge de tamazight dans les collèges et les lycées
C’est en
octobre 1995 que les premières « classes pilotes », pour
l’enseignement de la langue amazighe, ont été ouvertes dans 16 wilayates. Il
s’agissait d’une première prise en charge de cette discipline par quelques deux
cents enseignants recrutés sur proposition du HCA. Certains parmis ces
enseignants activaient déjà au sein des associations culturelles
amazighes ; d’autres ont demandé leur reconversion de leurs disciplines
d’origines pour enseigner tamazight ; quelques uns avaient été par la
suite recrutés en tant que titulaires de licences en langue et culture
amazighes.
Des
programmes de formation ont été élaborés pour les préparer à prendre en charge
cet enseignement, soit à l’occasion du 1er stage organisé par le
HCA, soit lors des stages organisés à leur profit par le Ministère de
l’Education Nationale. Les stages ont été sanctionnés par un diplôme dit
« Tanaga », ou par des attestations de participation.
Le plan
d’action du M.E.N. proposait que chaque région linguistique prenne en charge sa
variante jusqu’à la fin du troisième palier. Et, à partir de la première année
secondaire, l’enseignement viserait le rapprochement entre les différentes
variantes pour atteindre ce qui est appelé, communément, la langue amazighe.
Celle-ci devrait refléter la synthèse d’un certain nombre de diverses
variantes.
A présent,
cet enseignement devrait tendre, progressivement, vers l’inter-compréhension
entre les variantes en usage dans les régions amazighophônes. Le présent
programme vise d’atteindre cet objectif, au moins, au niveau des contenus linguistiques
dont il propose une nomenclature qui complète celle des programmes du collège.
1.2. Tamazight et ses diversités
variantales et de transcription
L’élaboration
d’un programme de langue amazighe, dans la phase actuelle, doit tenir compte
d’au moins 5 variantes linguistiques, à savoir : le kabyle, le chaoui, le
mozabite, le Chenoui et le touarègue.
La
complexité du traitement de ces variantes nous a amenés à adopter la démarche
suivante : en ce qui concerne le programme de la 4èmeA.P. pour
les commodités de ses applications régionales :
1.2.1. Le programme est rédigé en arabe et en
français.
1.2.2. Les contenus
disciplinaires, dont les terminologies : lexicale, grammaticale et morphologique, sont rédigés
en tamazight.
1.2.3. Un tableau comparatif des
trois alphabets sera proposé en
annexe sachant que la transcription latine est actuellement la plus utilisée
sur le terrain.
1.3. Les
problèmes posés par la terminologie pédagogique et didactique
En attendant
d’être accompagné par l’organisme spécialisé, dont la création a été annoncée,
le GSD poursuivra les efforts commencés avec les programmes du cycle moyen,
dans la recherche et l’adoption de termes nouveaux pour les besoins de
rédaction des contenus disciplinaires, ainsi que pour l’élaboration de manuels.
1.4. Un
public hétérogène
Tamazight,
dont la prise en charge par le système éducatif est réelle dans un certain
nombre de wilayates amazighophônes, est également enseignée à des élèves non
amazighophônes, notamment dans les villes à populations cosmopolites.
Cet
enseignement prétend rapprocher, à partir de la 1re A.S., autant que
faire se peut les niveaux des élèves amazighophônes et non amazighophônes ayant
étudié tamazight au primaire et au collège. Par conséquent, un programme unique
est proposé pour la première année secondaire, en tenant compte de la
différence des niveaux.
Ainsi, en
cas de diversité de niveaux dans une même classe, l’enseignant est appelé à
pratiquer la pédagogie différenciée, en adaptant son enseignement au niveau
réel de son public et en encourageant les apprenants à participer aux
différentes activités de la classe.
En principe,
ces apprentissages feront l’objet d’évaluation à la fin du cycle secondaire (au
baccalauréat) sous forme d’épreuve proposée aux élèves concernés par cette
discipline.
2. Destination et rôle du
document
Le présent
document s’adresse à l’ensemble des enseignants de langue amazighe exerçant
dans le collège de l’enseignement moyen et aux auteurs du manuel scolaire de la
2èmeA.M. Il rappelle les choix théoriques, didactiques et
pédagogiques ayant guidé l’élaboration du programme de la 4èmeA.P.
et propose des modalités de sa mise en œuvre.
2.1.
Les approches pédagogiques :
Le programme
de la 4èmeA.P. est élaboré à partir de l’approche par compétences.
Il établit l’ensemble des résultats d’apprentissage que les élèves devront
maîtriser à la fin de l’année grâce à l’acquisition d’un ensemble de capacités,
d’habiletés et de contenus disciplinaires.
Le programme
fait le choix de développer chez l’élève de la 4èmeA.P. des
compétences discursives. Il lui permettra ainsi par l’apprentissage de la
narration et de la description de se situer dans l ‘espace et dans le
temps ; et par l’explication et l’argumentation, de construire des raisonnements.
Ce programme propose de passer de la transmission du savoir à sens unique à une
logique d’apprentissage et de construction des savoirs, par l’élève, résultant
d’une pédagogie de l’accompagnement, faite d’interactions entre élèves et entre
les élèves et l’enseignant.
L’approche
essentielle adoptée dans le programme pour ce niveau d’enseignement constitue
une innovation dans la pratique pédagogique nouvelle. Pour la première fois,
notre programme propose une entrée de l’enseignement par projets.
L’enseignement
de Tamazight évoluant vers la pratique textuelle s'inspire de l’approche
textuelle qui consistera, à ce niveau à identifier l'importance des relations
entre lecture et écriture pour la maîtrise de l'expression écrite. Aussi, le
texte devient le centre d’intérêt de tous les apprentissages, c’est pourquoi il
est recommandé de les choisir en fonction de l’objectif assigné à une tâche
déterminée et à la compétence à installer. Il faudra toutefois les varier.
Exemple : pour la description, prévoir un portrait, une description
statique, une autre itinérante, etc.
Enfin, de
nouvelles conceptions pédagogiques sont préconisées dans le programme. Il
s’agit d’une conception pédagogique de l’apprentissage, d’une conception
pédagogique de l’évaluation qui est induite par les approches précédentes et
qui insiste sur la dimension formative.
3- Les séquences et les tâches
d’apprentissage :
3-1- La
séquence d’apprentissage :
Le programme
de la 4èmeA.P. précise que le travail s’organise à partir de
séquences qui combinent diverses activités autour d’objectifs communs et
aboutit à une production orale ou écrite. La séquence d’apprentissage est,
donc, un outil de planification des apprentissages et de construction de la
progression. Elle se présente comme un outil de pensée didactique qui permet de
mettre en œuvre le décloisonnement des activités de tamazight.
Le
professeur aborde à la fois la lecture sous toutes ses formes, les pratiques
d’écriture, la pratique de l’oral, l’étude des outils de la langue. L’élève, de
son coté, appréhende clairement ce qui relie la diversité des exercices qu’il
réalise.
La séquence
s’inscrit dans un projet que le professeur prévoit en début d'année et qu'il
adapte en fonction des acquis des élèves. Aussi est-il nécessaire d'évaluer en
début de séquence ce que savent et ne savent pas les élèves (= les pré-acquis).
La prise en compte de leurs connaissances permet de vérifier s'ils possèdent
les prérequis nécessaires, c'est-à-dire l'ensemble des connaissances et des
capacités indispensables, pour permettre à la séquence d'être efficace et pour
établir une progression cohérente des séquences.
Même s’il
n’y a pas lieu de définir un cadre type de la séquence, un modèle pré-établi
qui se voudrait applicable à toutes les situations d’enseignement, on peut tout
de même envisager quelques étapes essentielles dans la construction d’une
séquence. En voici une proposition :
Etape 1 :
Commencer
par définir, à partir du programme et du plan d’étude, la compétence visée à la
fin de la séquence et délimiter les savoirs et savoir-faire à faire acquérir
aux élèves, au cours de la séquence.
Etape 2 :
Elaborer un
programme d’activités sur un ensemble de séances rapprochées avec des objectifs
d’apprentissage limités pouvant être atteints au terme de chaque tâche.
Il importe
que les activités proposées aux élèves dans le cadre de chaque tâche soient
diversifiées et qu’elles permettent d’aborder tamazight sous des angles
variés :
-
lecture
et écoute des textes ;
-
production
orale et écrite ;
-
études
des outils lexicaux, grammaticaux et orthographiques.
Les supports
d’apprentissage doivent susciter la mobilisation des élèves en variant la forme
du texte, en l’accompagnant d’illustrations et d’annotations diverses.
Le point de
départ de la séquence peut être un support écrit, oral ou iconique.
Dans la
mesure où la séquence d’apprentissage se place davantage dans une logique
d’apprentissage que dans une logique de transmission de contenus, il est
recommandé d’accorder un soin particulier aux exercices. Ils doivent être
nombreux, fréquents et variés.
Par
conséquent, il faudra proposer des exercices d’application pour vérifier
l’assimilation d’un point du cours,et des exercices sous forme de
situation-problème lorsqu’il s’agit d’intégrer un certain nombre d’apprentissages
en mettant les élèves à l’épreuve en vue de savoir s’ils ont réellement acquis
la compétence visée, en fin de séquence.
Etape 3 :
Procéder à
une évaluation adaptée et formative de ces productions intermédiaires
permettant de suivre l’élève dans l’évolution de ses apprentissages, de
déterminer et analyser la nature et la cause de ses difficultés et de trouver
les moyens appropriés d’y remédier. Elle peut prendre de multiples
formes : conseils, annotations, grilles d’évaluation et d’autoévaluation,
barème détaillé …
Etape 4 :
En fin de
séquence, l’élève est appelé à mobiliser tous les savoir-faire que les séances
ont permis progressivement de maîtriser et le professeur procède à une
évaluation sommative finale et critériée qui a pour but de vérifier si la
compétence visée est atteinte. Il est recommandé de donner aux élèves
l’occasion de s’auto-évaluer à la fin de l’accomplissement des tâches et au
terme de chaque séquence d’apprentissage.
Le nombre de
séquences d’un projet dépend de l’envergure et de l’importance de ce dernier.
On n’oublie
pas que les savoirs et savoir-faire que l’on désire faire acquérir aux élèves
doivent être répartis sur l’année scolaire et que ce qui n’a pas été abordé
dans une séquence pourra l’être dans une autre.
3-2. Les
activités d’une séquence d’apprentissage :
Les
objectifs assignés à un niveau recouvrent en général ceux d’une analyse
fonctionnelle des activités de lecture, d’expression orale et écrite et des
outils linguistiques, qui sont les trois dimensions fondamentales de
l’enseignement des langues.
3-2-1-
Activités d’expression orale :
L’objectif
de « maîtrise des discours » qui oriente le présent programme
implique une reconnaissance particulière de l’expression orale. Celle-ci devra
constituer, pour l’élève, l’occasion de prendre la parole et de parler le plus
spontanément possible. L’activité se fera tantôt à partir d’un support visuel
(écrit ou iconique) tantôt à partir d’un support oral.
Parler et
écouter, c’est échanger des informations en adaptant tour à tour son statut
d’émetteur et de récepteur.
3-2-2- Activités de lecture :
Lire c’est comprendre. En la 4èmeA.P.,
il s’agit de ne plus se contenter de familiariser l’élève au domaine écrit,
mais de passer à l’étape suivante qui consiste à lier la lecture à la
compréhension du texte.
La
lecture peut être visuelle ou orale :
L a lecture
visuelle permet de s’approprier le sens du texte en lisant des yeux,
c’est-à-dire silencieusement.
La
« lecture à haute voix » est, quant à elle, complexe. C’est d’abord
un acte de communication spécifique, qui implique raisonnablement qu’on ait
d’abord lu (compris) le texte, avant de l’oraliser pour des auditeurs. C’est pourquoi, quand on y a recours, il vaut
mieux donner à la lecture orale sa pleine valeur. La situation banale où un
élève lit à haute voix un texte que les autres élèves suivent des yeux, est une
des plus stériles qui soient, puisqu’elle ne génère ni une véritable
communication orale, ni une véritable lecture visuelle.
Lorsque
l’élève reçoit ainsi, par le canal auditif, le contenu d’un texte, on peut dire
qu’il le comprend aussitôt dans son ensemble, et que ce que l’on pourra lui
demander par la suite proviendra essentiellement de cette compréhension
auditive, qui le prive, tout simplement, de l’acte fondamental de lecture
(visuelle) qu’il est censé exercer prioritairement. Il est bon de dramatiser la
lecture à haute voix en faisant se placer le lecteur debout face à ses
camarades, qui ne suivront pas le texte des yeux. C’est pourquoi il regrettable
de lire à haute voix aux élèves les énoncés des problèmes, les questions
écrites, les consignes, les sujets de devoirs, etc., qui constituent autant
d’authentiques situations de lecture fonctionnelle.
Il n’y a
plus de lecture gratuite ; l’élève doit apprendre à lire d’une manière
intentionnée.
Exemples :
Lire pour de documenter, lire pour s’informer et/ou informer …
La lecture expliquée :
On ne parle
plus d’ « explication de texte » (sauf exception), mais de
« lecture expliquée. » La nuance est de taille : Il s’agit bien
d’un acte de lecture (de l’élève), donc d’exercice et de contrôle de
l’appropriation visuelle du sens d’un texte que l’élève, avant l’ouverture vers
un début d’initiation littéraire à partir de ce texte, qui sera menée, elle,
par le professeur.
Le texte est
là, choisi pour des élèves, qui le découvrent. Commencer par une oralisation
magistrale de ce texte est, à proprement parler, une sorte de sabotage
involontaire d’une occasion majeure de véritable lecture … Soucieux de
l’éviter, des professeurs s’efforcent d’asseoir leur lecture expliquée sur une
lecture silencieuse initiale des élèves, et c’est beaucoup mieux. Ensuite, soit
ils posent deux ou trois questions sur le sens général, soit ils lisent
aussitôt à haute voix le texte et lancent l’explication : dans ce cas, la
lecture du professeur constitue, dans l’instant, pour chaque élève auditeur, la
vérification de la validité de sa lecture silencieuse, donc la correction
immédiate et implicite de ses erreurs de lecture, sur lesquelles aurait dû
porter son propre effort de réflexion et d’autocorrection. Et l’explication
collective qui suit porte, à nouveau, sur un contenu reçu par voie
auditive ! ...
Pour
réellement donner à l’activité de lecture sa pleine dimension formatrice, il
vaut mieux aller jusqu’au bout de la cohérence, et considérer que c’est bien la
phase de prospection collective du sens du texte, après lecture silencieuse
individuelle des élèves, qui constitue le
vrai temps fort de la « lecture
expliquée » : il s’agit là d’une
authentique
séquence d’expression orale (voir plus haut), dont l’objet est d’abord de faire
apparaître comment les élèves on mené leur acte de lecture et de les aider à
corriger collectivement les erreurs éventuelles.
Comment ?
Les questions magistrales ont le tort de braquer le projecteur sur des points
que le professeur reçoit comme difficiles, et non nécessairement sur des
détails faciles qui pourtant ont fait trébucher les élèves : mieux vaut
« faire raconter », en une suite de prises de parole contradictoires
d’élèves, ce que l’on a compris du texte… Si apparaît une erreur, donc un
désaccord dans la classe, la « preuve » qui va départager les thèses
en présence, ce sera tout simplement l’oralisation, par un élève, de la phrase
ou du passage sur lequel porte le « litige ».
Cette
activité se poursuit par des éléments d’« explication de texte » que
le professeur juge utile de donner à la classe, pour éclairer des points qui
lui ont échappé, indiquer des perspectives intéressantes, bref, poser les bases
d’une initiation littéraire. Les lectures orales d’élèves deviennent possibles,
souhaitables ; et que l’on décide, après cela, de consacrer un moment de
la séance ou une séance complète au perfectionnement de la diction des textes
est excellent.
3-2-3. L’expression
écrite :
Ecrire c’est
pratiquer un acte social qui consiste à produire du sens en tant
qu’émetteur d’un message. Lorsque le savoir-lire et le savoir-écrire se
nourrissent mutuellement à l’intérieur de situations de communication
diversifiées et authentiques, l’élève éprouve très tôt le désir d’élaborer une
pensée personnelle et de la communiquer. La maîtrise de l’écriture apporte à
l’élève un atout indispensable dans ses démarches d’apprentissage, quel que
soit le domaine.
S’exprimer
par écrit, ce n’est pas copier un texte, écrire sous la dictée ni même répondre
à une question écrite. Par expression écrite, il faut entendre d’abord la
communication par l’élève d’un contenu qu’il produit et se
propose de transmettre par voie écrite (démarche inverse de celle de la
lecture).
Une remarque
préalable : La communication écrite est plus difficile que l’oral pour les
élèves parce que moins familière. L’oral s’accompagne d’interactions non
verbales (postures, mimiques, regards …), l’écrit en est dépouillé. Le
scripteur doit donc tout mettre en œuvre pour assurer la compréhension du
message. Il doit anticiper les réactions du lecteur.
Le programme
de la 4èmeA.P. recommande une production écrite comme résultat de
chaque séquence d’apprentissage répondant à une consigne donnée sous forme de
situation-problème. C’est là qu’il donnera la preuve qu’il a acquis des savoirs
et qu’il est capable de les utiliser. Au départ, l’élève devra apprendre à
utiliser le brouillon, à se relire et à réécrire jusqu’à obtention d’un produit
qui le satisfait.
Comment
procéder ?
La séance
d’écriture peut commencer par un moment d’expression orale où chacun va
simplement raconter ce qu’il a l’intention de mettre par écrit. De l’un à
l’autre élève, les « idées » arrivent. Ceux qui n’auront toujours
rien à dire seront ensuite invités à mettre en écrit tout bonnement la même
chose qu’un camarade (résumé de texte,
relater des faits connus de tous, une narration à partir d’un support, etc.).
Il s’agit de parvenir en quelques minutes, voire en un quart d’heure, à ce que
chacun soit délivré de la difficulté de « trouver des idées ». La suite de l’heure est consacrée à
l’activité d’écriture, puis de mise au propre, dans un silence studieux où le
professeur apporte une aide individuelle à l’un et à l’autre ou répond aux
appels au secours.
L’heure du
compte-rendu traditionnel est consacrée à l’autocorrection, en fonction des
indications magistrales individualisées : activité silencieuse et
autonome, qui peut aussi regrouper ici ou là quelques élèves pour des
corrections communes à voix basse.
C’est là que
l’on fera passer, pour qui peut y accéder, les préoccupations de composition,
d’originalité, etc.
3-2-4.
Les outils de la langue :
Les outils
de la langue doivent-être associés à une sorte d’inter-disciplinarité interne à
tamazight en se servant des mêmes textes, d’abord exploités en lecture.
. Orthographe et vocabulaire :
Le but n’est
jamais d’apprendre des règles prématurément et de façon mécanique, mais bien
d’observer, d’analyser, de constater des similitudes et des différences dans le
cadre de projet d’écriture et d’ériger progressivement ces constats en règles
partielles et provisoires, revues à chaque nouvelle étape de la connaissance.
Exemple :
Faire coïncider une séance de
vocabulaire descriptif avec une activité de lecture et/ou d’écriture portant
sur la description
. Grammaire :
La grammaire
c’est l’étude des relations entre les groupes logiques de la phrase. On
n’analyse que des phrases déclaratives. Ces phrases sont soit des phrases
d’auteur exemplaires ou encore des productions d’élèves bien construites ou
devant être améliorées.
Partant de
l’expression, les exercices, auxquels donnent lieu les activités grammaticales,
ont pour but une meilleure pratique de la langue.
La grammaire
implicite devra être bien préalable à la réflexion qui prend la langue pour
objet, et à l’analyse explicite de ses emplois. Place donc aux exercices de
manipulation de toutes sortes, oraux ou écrits, et aux activités grammaticales
qui font acquérir par la pratique ce que la « leçon » avec son
« résumé » ne viendra qualifier qu’en second temps.
Ainsi, on
évitera l’effrayante passivité intellectuelle qui accompagne la démarche
inverse (La leçon magistrale suivie d’exercices d’application puis
d’exercices de contrôle).
C’est
l’exercice qui est l’essentiel de l’activité grammaticale, c’est l’exercice qui
est la leçon …
4.
La Compétence ?
La compétence est un savoir
agir qui intègre un ensemble de savoirs (connaissances), savoir-faire (capacités)
et savoir-être (attitudes) mobilisables pour résoudre une catégorie de
situations problème. Elle implique en plus de la mobilisation de ces
ressources, leur organisation et leur coordination pour faire face à des
situations appartenant à une même famille.
Qu’est ce que l’intégration ?
L’intégration
est une démarche propre à chaque apprenant. Elle consiste à mobiliser et à
articuler différents éléments appris séparément (acquis) en vue de les utiliser
dans une situation donnée. Cette intégration doit se faire en situation.
Qu’est ce qu’une situation ?
Une
situation est préparée par l’enseignant et présentée à des fins pédagogiques.
Elle est conçue en fonction des savoirs, savoir-faire, savoir-être ou
compétences que l’on veut installer. Une situation peut être d’exploration ou
d’intégration (de réinvestissement ou encore situation cible).
- La situation
d’exploration
Elle provoque un nouvel apprentissage en introduisant
de nouveaux savoirs à installer. Elle consiste à fixer les notions, à structurer
les acquis et à les exercer. Elle permet à l’apprenant de réfléchir, d’analyser
et de faire le lien entre un nouvel apprentissage et d’autres acquis pour mieux
comprendre et cerner celui-ci. Elle l’aide également à changer ses
représentations en de nouvelles représentations par l’appropriation de nouveaux
savoirs, savoir-faire et savoir-être sur lesquels il aura réfléchi ou effectué
des recherches. Proposée sous des formes variées et motivantes (jeux, défis,
projets etc.) elle est utilisée pour optimiser la qualité de l’apprentissage.
- La situation cible (d’intégration ou de
réinvestissement)
La situation
cible représente la performance attendue de l’apprenant. Elle est pratiquée à
la fin d’un ensemble d’apprentissages. Elle consiste en une situation complexe
et est proche d’une situation que l’apprenant pourrait rencontrer dans sa vie
de tous les jours. Résolue individuellement par l’apprenant, elle l’amène à
identifier, mobiliser, coordonner, structurer et articuler plusieurs savoirs ,
savoir-faire et savoir-être acquis dans un ordre différent, de façon séparée,
et dans un autre contexte. Elle est utilisée pour apprendre à l’apprenant à
intégrer ses acquis, à les évaluer (dans ce cas l’apprenant a droit à l’erreur)
ou à des fins de remédiation, de régulation ou de certification.
Ces
situations doivent :
-
être utiles,
motivantes et signifiantes
-
être en
adéquation avec les compétences ciblées
-
être adaptées
au niveau de progression des apprenants
-
avoir
un but évident
-
véhiculer
des valeurs positives,
-
tenir
compte des conditions matérielles disponibles
- être valorisantes pour l’apprenant
(des exemples de situations sont proposés à la fin du document programme
et dans le document d’accompagnement du programme)
5. Principes méthodologiques :
Pour fixer les apprentissages, on recourt à deux
modèles :
§
les
situations problèmes ;
§
la
méthode inductive.
D’autres
démarches sont à explorer pour atteindre les différents objectifs assignés au
programme. En fait, il s’agit de parvenir à choisir la plus appropriée pour
l’intention pédagogique et didactique du moment. Le bon choix est, cependant,
subordonné à la maîtrise de l’analyse des objectifs en fonction des taxonomies
relatives aux domaines cognitifs et socio-affectifs, en particulier.
5-1. Qu’est ce qu’une situation
problème ?
On peut
approcher cette notion par ses deux dimensions :
·
Situation : La mise en situation réaliste du problème lui donne
du sens. L’objectif de la mise en situation est d’accroître la probabilité de
l’apprentissage visé. Elle est aussi mobilisatrice.
Exemple : Dégager le schéma narratif d’un conte.
·
Problème : C’est l’obstacle cognitif auquel l’élève est
confronté. Il apprend en franchissant l’obstacle. Celui-ci est donc défini par
le professeur en fonction de ses objectifs d’acquisition de compétences et de
connaissances.
Exemple : L’élève doit mobiliser différents
savoirs et savoir-faire pour retrouver l’organisation d’un texte.
La
situation-problème est une situation d’apprentissage où « un sujet, en
effectuant une tâche, s’affronte à un obstacle » (P.Meirieu). L’obstacle
devrait être défini et considéré comme dépassable. Bien qu’initialement proposé
par le professeur, il devient l’affaire des élèves.
· Les contraintes
Les contraintes ont pour objectif d’empêcher l’élève de
contourner l’obstacle cognitif pour atteindre l’objectif de production.
Exemple : - Contrainte de production : « produire un paragraphe de 5
phrases simples ayant un G.P. de lieu comme thème ».
· Les ressources
Chaque élève doit disposer des moyens nécessaires à sa
participation dans le groupe et au franchissement de l’obstacle posé par la
situation problème. Le professeur doit donc préparer un ensemble de ressources
:
- Les prérequis constituent la base indispensable de connaissances
nécessaires pour aborder la situation problème. Dans la logique d’un cursus,
ils sont issus de connaissances déjà élaborées. Le professeur se garantit de
l’ensemble des prérequis nécessaires. Il peut aussi les apporter en amont du
travail demandé parce que le groupe est hétérogène ou parce que la base
nécessaire n’a pas été préalablement acquise.
- Un « ensemble instrumental » dont le traitement permettra aux élèves
d’atteindre l’objectif visé pour faire émerger l’apprentissage. Exemples :
fiche énonçant la situation problème, consignes, bases de données, documents à
produire. Ces ressources peuvent être différentes d’un groupe à l’autre, d’un
élève à l’autre.
- Une « réserve de matériaux » mise à disposition de l’ensemble des
élèves. Exemples : ensemble de documents tels que des définitions, des
démarches d’analyse, une notice d’emploi, un mode opératoire, des
illustrations, des exemples d’études comparables.
(Philippe Mérieux. « Apprendre,
oui mais comment ? » ESF 1988).
·
Construire la situation –problème :
- cerner l’objectif cognitif de l’activité ;
- situer cet objectif par rapport aux problèmes de la discipline ;
- identifier les représentations majoritaires du
contenu chez las élèves ;
- être provocateur dans les faits avancés et dans la
formulation du problème ;
- interpeller par une question ouverte ;
- adapter le choix des documents au mode de gestion
pédagogique choisi ;
Le principe
est toujours de faire agir les élèves de manière productive plutôt que
réceptive. Pendant que l’élève réfléchit ou intervient dans le débat le
professeur guide, anime, conseille.
5-2. La
méthode inductive
La méthode
inductive est toujours utilisée dans les classes de langue pour fixer,
notamment, les apprentissages de type grammatical, orthographique et lexical.
Ces acquisitions s’effectuent à partir d’activités d’observation, de repérage,
de manipulation et de réinvestissement.
- Le schéma du modèle inductiviste :
1- Présentation d’une expérience
prototype 2- Analyse de cette expérience 3-
Mise en évidence de concepts et de lois
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Explication :
1-
l’observation d’un énoncé oral ou écrit, éventuellement produit par les élèves,
d’un texte ou d’un corpus de textes courts. Cette observation est guidée par
des questions ciblées qui amènent l’élève à repérer un certain nombre
d’éléments ;
2- la mise
en évidence, à partir de ces éléments, du fait lexical, grammatical ou
orthographique que l’on a choisi d’étudier ;
3- la mise
en application immédiate de la notion découverte, l’objectif étant de conduire
l’élève à employer ce qu’il vient de découvrir dans une production personnelle,
orale ou écrite.
6- La pédagogie de projet
6-1. La notion de projet :
Le projet est une nouvelle
façon de travailler et de gérer le temps, l’espace, la classe et les
apprentissages. Il se donne pour objectif l’élaboration d’un produit écrit ou
oral :
- Ecrire un
conte,
- Le faire
raconter oralement (pour un non amazighophône, dans le cadre d’un mini-projet),
-
Faire le compte-rendu d’un événement
sous forme d’article de journal (fête, tradition …)
- Ecrire un conte collectif où chaque groupe rédigera
une partie.
- Constituer un recueil illustré de contes pour enrichir
un fonds documentaire.
- Monter une exposition autour d’un événement
historique.
- Afficher sous forme de
panneau mural, à travers textes et images, la vie et l’œuvre d’un personnage
célèbre (patrimoine universel).
- Construire une monographie sur l’artisanat (tapis,
poterie, bijoux, costumes …)
- Construire une monographie sur sa région (histoire,
relief, paysages, traditions …)
- Réaliser un dépliant touristique (mer, montagne,
désert …) avec photos et légendes.
- Produire un prospectus de sa ville, de son village ou
de sa région.
6-2. Le rôle pédagogique du projet :
La pédagogie
de projet permet de donner du sens aux apprentissages des élèves. Dans un projet de
correspondance, par exemple, les élèves se voient contraints de maîtriser
quelques règles liées à ce type de texte, s’ils désirent se faire comprendre
par leurs correspondants. D’eux-mêmes, ils se soucient de leur orthographe, de
leur syntaxe et de leur mise en page. Etudier certains types de textes et
certains phénomènes linguistiques à travers des séquences d’apprentissage
structurées permet sans aucun doute de fournir aux élèves des instruments qui
leur permettront de réaliser des projets de plus en plus complexes.
Le projet donne vie aux processus d’acquisition.
L’élève travaille alternativement individuellement ou au sein d’un groupe. Les
travaux de groupes permettent la réalisation d’un objectif collectif. Par
conséquent, le projet est un facteur de socialisation.
Le rôle de l’enseignant :
L’enseignant trouvera dans la pédagogie de projet une
réponse à bien des implications pédagogiques issues des théories
socio–constructivistes de l’apprentissage. Il n’est plus le détenteur du
savoir. Il organise les activités et tente d’ y apporter un éclairage
didactique dans le but d’enclencher des apprentissages. Cependant, il demeure
le concepteur, le planificateur et le guide de l’activité d’apprentissage.
Le rôle de l’élève :
L’élève sera impliqué dans la construction de ses apprentissages. Il sera
donc incité à répondre aux questions de lecture plus qu’à écouter, à poser des
questions plus qu’à recevoir de l’information, à explorer des séries de
réponses possibles plus qu’à chercher l’unique bonne réponses, à construire des
cheminements plus qu’à appliquer des formules …, et ce, dans une pédagogie
ouverte et interactive.
6-3. La consigne :
Dans la vie scolaire de l’élève, la consigne écrite ou
orale est le chemin qui mène aux apprentissages. « Comprendre ce qu’il est
demandé de faire » aide l’élève qui apprend à construire son savoir. Il
existe de bonnes et de mauvaises consignes.
Une mauvaise
consigne est :
-
Soit
trop vague et l’élève ne sait que faire :
Exemple : « Ecris une description vivante. »
-
Soit
trop bavarde et l’élève n’a plus rien à faire :
Exemple : « Cite les trois adjectifs qui
montrent, dans le 3ème paragraphe, que le narrateur est triste ».
Une bonne
consigne est précise, explicite et facilite la tâche à entreprendre. Elle peut
être courte ou longue mais doit surtout focaliser l’attention d l ‘élève
sur ce qui important en fonction de l’objectif poursuivi.
On distingue
trois catégories de consignes :
-
La
consigne pour diagnostiquer. Elle intervient avant un apprentissage pour évaluer
les pré-acquis.
Exemple : « Qui peut me dire ce qu’est un
complément explicatif ? »
-
La
consigne pour chercher. Elle est au service de l’évaluation formative. Elle n’assure pas
toujours la réussite parce que l’élève est entrain de construire son savoir.
Exemple : « Souligne d’un trait les
verbes d’action et de deux traits les verbes d’état du texte ».
-
la
consigne pour évaluer. Elle renseigne sur l’état d’acquisition des savoirs et
permet de corriger ou d’améliorer.
Exemple : « Remets à leur place dans le
texte lacunaires les groupes verbaux suivants ».
En outre, la
consigne peut rappeler des éléments déjà acquis et proposer ainsi des critères
d’évaluation.
Exemple :
« Ecris la situation initiale d’un conte qui présentera un lieu, un
personnage, sa description et sa quête ; utilise les temps du récit :
le prétérit et l’intensif ».
Une consigne
sera de préférence vers une tâche fine et précise, plutôt que vers une tâche
complexe. Par exemple, il vaut mieux dire : « Nous allons essayer de
produire des introductions pour un exposé de votre choix »,
Plutôt
que :
« Vous
allez faire un exposé sur le sujet de votre choix. »
Pour
entraîner les élèves à l’interprétation de la consigne, on peut proposer divers
exercices de :
-
Reformulation
orale (de la consigne) par un élève.
-
Explicitation
des verbes de la consigne : - cocher,
encadre, entourer …
-
Rédaction
de consignes à inventer.
6-4. Le déroulement d’un projet
6-4-1. Les séquences et les activités
d’apprentissage :
Le projet est le cadre
intégrateur dans lequel les apprentissages prennent tout leur sens. Il permet
donc la maîtrise d’une ou de plusieurs compétences. Le projet se déroule en
séquences. Chaque séquence permet d’atteindre des objectifs assignés à des activités d’apprentissage qui
la composent.
6-4-2. Les supports du projet :
Il s’agit de textes écrits,
oraux ou chantés, et d’illustrations. Le choix doit être judicieux,
c’est-à-dire, en conformité avec les objectifs assignés à la séquence, à la
tâche à réaliser.
6-4-3. Les travaux de groupes
6-4-3-1. La conduite des travaux de groupes :
·
Préparation
La préparation des séquences par
le professeur doit être très minutieuse et rigoureuse
·
Lancement
Il faut éviter les pertes de
temps en renonçant au "lancement oral" des travaux en début de
séance. Les consignes doivent être données le plus possible par écrit
Pour cela, il faut avoir préparé
:
- des fiches d'instructions où sont définis les supports à
utiliser, les données fournies, les tâches à accomplir, éventuellement les
matériels accessibles entre lesquels il peut y avoir des choix à effectuer ...
- des fiches de suivi qui incitent les élèves à autocontrôler les temps
d'exécution, à définir les méthodes mises en oeuvre et l'organisation des
travaux choisie, à décrire les problèmes rencontrés, et à proposer les
démarches et les solutions retenues.
·
Déroulement
L'ensemble des
groupes
Les groupes peuvent avoir :
- Des activités en parallèle : Chaque groupe a le même
contrat à remplir au même moment.
Cela facilite, pour le professeur,
le suivi et les comparaisons, ainsi que les transferts éventuels
d’informations.
En revanche, cela ne contribue
pas à la recherche d’autonomie lorsque des élèves d’une équipe n’ont pas pris
l’habitude de travailler entre eux et recherchent une communication
systématique avec d’autres groupes.
- Des activités tournantes : À un moment donné, chaque groupe
a un travail différent mais, après plusieurs séances, par rotation, tous auront
accompli les mêmes tâches. Cela peut être utile :
.Pour des raisons pédagogiques, notamment lorsqu’il s'agit de
progresser vers l’autonomie (groupes débutant dans ce type d’activité ;
enseignants débutants) ;
.Pour des raisons matérielles, notamment lorsqu’il peut y avoir
des contraintes liées à la limitation du nombre d’un certain type de poste de
travail.
- Des activités complémentaires : Des tâches différentes, mais
complémentaires, dans le cadre d’un projet commun, sont parfois assignées aux
groupes.
Dans un groupe
Plusieurs organisations internes
peuvent être choisies (par les élèves) et combinées, suivant le thème et les
besoins. Il s'agit de faire des choix entre la réflexion et l'activité commune
ou le partage du travail à l'intérieur d'un groupe.
Le professeur
Durant le déroulement des
séances, le professeur participe aux activités. Sans donner des solutions, il
observe et écoute, répond aux questions, redresse les cheminements. C’est un
moment privilégié pour aider les élèves à progresser sur le plan des méthodes
individuelles et collectives et pour déceler quels sont leurs modes de pensée
et quels peuvent être leurs blocages, voire leurs erreurs.
6-4-3-2. Le contrôle des travaux
de groupes :
En cours de travail
En fonction de ce qui vient
d’être dit, ce contrôle est permanent : par le professeur, par le groupe, par
les membres du groupe entre eux.
Il faut s’efforcer d’habituer les
élèves à l’auto-évaluation (questions posées, fiches d’évaluation).
En fin de travail
Il faut exclure le compte rendu
ou la synthèse collective. À travail de groupe, contrôle et évaluation par
groupe ; c’est la condition pour que les élèves s’investissent
complètement dans l’activité proposée, sans attendre une solution modèle.
6-4-4. Le traitement de
l’erreur :
Traditionnellement,
l’enseignant profite de toutes les situations pour signaler les erreurs des
élèves et les corriger sans une véritable exploitation permettant la
construction des savoirs par l’élève lui-même.
La pédagogie de projet, elle, considère l’erreur
comme un moment inhérent au cheminement de l’élève vers le savoir. Ainsi,
l’erreur n’a plus le même statut selon qu’elle apparaisse dans le processus
d’apprentissage ou dans les évaluations sommatives. Son traitement suit un
processus
6-4-5. L’évaluation et
l’auto-évaluation
Les grilles d’évaluation des activités écrites et
orales, élaborés par le professeur et les élèves, mettent en évidence pour
chaque type de texte les critères linguistiques de réussite.
7- Le glossaire :
Les termes retenus dans ce glossaire concernent les
domaines de la pédagogie et de la didactique. Il est présenté sous forme de
tableau de correspondance en trois langues. Il a pour but de faciliter l’accès
à la lecture du programme et du document d’accompagnement.
·
Tableau de correspondance
Amawal yettwasmersen deg warra
Français Tamazight
|
|
Accumulation
Asemnenni (kb) |
|
Acquérir
Gmer / ssis / kebbeb (kb) |
|
Actant amigi si eg (kb) |
|
Actif /
Ameskar (mw) |
|
Activités
d’appariement
Irmad n uzday |
|
Activités
d’apprentissage
Irmad n ulmad |
|
Activités de
complétion
Irmad n usmad |
|
Adaptation (fait
de …)
Asemyezg (amsasa ) (myezg) kb |
|
Animal sauvage Axxu
(…ten) (tg) |
|
Anniversaires Imulliyen (mw) |
|
Appliqué / pratique Amesnas
(snes) (s) |
|
Apprentissage
Almud |
|
Approche
Asami / amuγel (si muqel) (s) |
|
Acquisition
Agmar / asisi / akebbeb |
|
Arbre généalogique Aéerraru n yimarawen (mw) |
|
Argumentation
Asfukel (mw) |
Audio-visuel
Ameslaw-ameéraw ( sel/éer +
w) (s)
|
|
Besoin, manque
Assar (kb, tg) |
|
But /objectif
Iswi (iswan) (mw) |
|
Calendrier Awatay
(awtay (tg) + taseswast (ass) |
|
Champ lexical
Annar n umawal (s) |
|
Champ sémantique Annar n
unamek (s) |
Citoyen (adj.)
Aγerman (mw)
|
Citoyen (nom)
Aneγrim
|
|
Cohérence
Tazvawt (zvew)tg (s) |
|
Communication
Taywalt (mw) |
|
Compétence de base Tazmert
taddayt (kb/mw) |
|
Compétence
transversale
Tazmert tazegrawt (kb) |
|
Compétence
Tazmert / tawzut (kb /B.B) |
|
Français
Tamazight |
|
Composition, structuration,
combinaison Asuddes (mw) |
|
Consigne
Tanavt
(tanavin) |
|
Contenus linguistiques Igburen itlayanen (mw) |
|
Correspondance
Amyaru |
|
Développement
Taneflit (mw) |
|
Discours
Inaw (mw) |
|
Distinction
Asnefru (tg) |
|
Distinguer
Snefru (tg) |
|
Document
Arra(arraten) (clh ) |
|
Domaine de l’écrit taγult n tira |
|
Domaines culturels Taγulin tidelsanin |
|
Ecrit (un)
Tirawt (mw) |
|
Education Asedwel (tg) |
|
Eléments descriptifs
Iferdisen n uglam |
|
Emploi du temps
asemres n wakud |
|
Enoncé
Tinawt (B.B) |
|
Enseignement
Aselmed |
|
Erreur
Agul (igulen) (mw) |
|
Evaluation
Aktazal (ket + azal) |
|
Evaluation
diagnostique
Aktazal amninad (ani + nadi) (s) |
|
Evaluation formative
Aktazal amsileγ (sileγ) (s) |
|
Evaluation sommative Aktazal
agemvan (agmuv)
(s) |
|
Explicatif
Asegzan (gzu) (s) |
|
Exprimer
Senfali (mw) |
|
Faire
Sker/eg |
|
Fait d’enrichir
Asebγer
(bγer) (km) |
Fiche de
préparation
Taferkit n umuken
|
|
Finalité (s)
Tarit (tariyin) seg ri (s) |
|
Fonctions langagières Tiwuriwin
n umeslay |
|
Forme d’expression Talγa n usenfali |
|
Habileté
Atwal (kb) |
|
Illustration
Asumen (B.B) |
|
Illustré
Asuman |
|
Illustrer
Sumen (B.B) |
|
Français
Tamazight |
|
Imagination Asugen
(tugna (mw) ) |
|
Important
Axatar (mw) |
|
Injonctif
Amanav (m+ anav) (s) |
|
Insérer, introduire Sidef
(adef) km |
|
Intégration (activités
d’…)
Amsidef ( adef ) (s) |
|
Interrogation
Asesten (tg) |
|
Langage Ameslay (kb) |
|
Le fait d’écouter
Asefled |
|
Le fait de faire
Askar (clh) (kb) |
|
Le fait de situer Asdag (adeg) |
|
Lecture à haute voix Taγuri tatramt
seg trem
(Cafiq) (s) |
|
Lecture active
Taγuri tameskart
(s) |
|
Lecture courante Taγuri tuzzilt
(azzel) (kb) |
|
Lieu (espace)
Ansa (kb) |
|
Linguistique (adj)
Atlayan |
|
Locuteurs,
intervenants
Imsawalen (siwel) (s) |
|
Matière
Tanga (mw) |
|
Message oral
Izen amennaw si timenna (kb) |
|
Méthodes de travail
Tarrayin n umahil |
|
Méthodologique
Asnarrayan (tarrayt) (s) |
|
Mettre en jeu
Ger-d … |
|
Morphosyntaxe
Tal$aseddast (talγa +
taseddast) |
|
Narration
allas |
|
Narrer ales |
|
Narrateur
anallas |
|
Niveau de maîtrise de la
langue Aswir di
tmussni n tutlayt |
|
Niveau secondaire
aswir asinaw |
|
Observation
Annay (seg ani) (km) |
|
Opinion Tidmi
(mw) |
|
Organisation
Tuddsa (mw) |
|
Origine, commencement,
début Anetti,
tanettit (si ent) (tg) |
|
Ossature Ta$essa (mw) |
|
Outils de la langue
Iferdisen n tutlayt |
|
Paratexte
Azivris ?
(zzi + avris), Anevris (nnev
+ avris |
|
Français Tamazight |
|
Pédagogie
Tasnegmit (s) |
|
Pédagogue Asnagmay (s) |
|
Phonologie
Tasniselt (sn +sel) |
|
Pivot
Tamernuyt (kb) |
|
Plan A$awas (mw ) |
|
Plan d’étude
A$awas n tezrawt (mw) |
|
Point (ponctuation)
Agaz (igazen) tg (s) |
|
Ponctuation Asigez (s) |
|
Ponctuer
Sigez (s) |
|
Préparation, arrangement,
organisation Amuken (tg) |
|
Présentation Tanekda (B.B) |
|
Présenter
senked (B.B) |
|
Production (action de) Afares
(mw) |
|
Profil
Amkil (amek +ili ) (s),
tifras(TM) |
|
Projet
Asenfar (mw ) |
|
Projet pédagogique
Asenfar asnegman |
|
Prononciation Asusru (mw) |
|
Proposition
Asumer ( mw ) |
|
Quartier
Agmam (mw) |
|
Rapporter, rendre
compte Sniqqes
(mw) |
|
Réalisation
Asevru
(vru) |
|
Réaliser
Sevru |
|
Réception
Armas ( rmes) (s) |
|
Récit
ullis |
|
Reconnaître
Akez (km) |
|
Réflexion
Asnezgem (mw) |
|
Résolution Ferru (seg fru)
(kb) |
|
Respect
Azrekki
(tg) |
|
Savoir-être
Asnilaw (seg sn+ili) |
|
Savoir-faire
Asineg (isunag) (issin+eg)(s) |
|
Savoirs
Timusniwin/Timessunin (tg) |
|
Séance Ta$imut ( ti$uma) seg i$imi (s) |
|
Séquence
Tagzemt (tigezmin) (seg gzem)
(kb) |
|
Situations problèmes Tignatin
sut-wuguren (kb) (s) |
|
Français Tamazight |
|
Sources
Ti$bula
(mw) |
|
Stratégies de lecture
tisdasin n t$uri |
|
Stratégie Tasdast (tisdasin) seg
ddes (s) |
|
Structuré
Imeûki
(eûk) |
|
Support d’évaluation Asalel n
uktazal |
|
Support visuel Asalel ameéraw ( éer) (s) |
|
Syntaxe
Taseddast (mw) |
|
Synthèse
Tasemlilt (seg mlil (kb)) |
|
Terminal Ameddaw seg (tg) (s) |
|
Test
Irem (irmawen) seg arem (s) |
|
Tester, essayer
Arem |
|
Thème général Asentel amatu (mw) |
|
Théorique
Aérayan
(éer) |
|
Trimestre
Akradyur (krad +ayyur) |
|
Types d’énoncés
Tiwsatin n tinawin (mw) |
|
Une histoire (conte)
Tanfust (km), tamacahut(kb) |
|
Unité d’apprentissage Tayunt n
ulmad (B.B/ lmed (s) ) |
|
Variante
Tameskelt |
|
Varié
Amenvu (tanva)mw (s) |
|
Variété
Tanva
(mw) |
Isegzal ( abréviations) :
B.B : Belaid Boudris
M.W : amawal
K.B : kabyle
TG : touareg
S : Asumer
(proposition)
CLH : cleuh
KM : panbèrbere
TM : tamazight (Moyen-Atlas, Maroc)