REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
DIRECTION DE
L’ENSEIGNEMENT
COMMISSION NATIONALE
FONDAMENTAL
DES PROGRAMMES

Juillet 2004
1- Introduction
2- Le français dans les 3 cycles
2.1- Profil de sortie pour le cursus
2.2- Progression au primaire
2.3- La 3ème année primaire
3- Démarche pédagogique
3.1- Principes théoriques
3.2- Méthodologie
3.3- Gestion de la classe
3.4- Pédagogie du projet
3.5 -Evaluation à l’oral et à l’écrit
4- Contenus
4.1- A l’oral
4.2- A l’écrit
5- Exemple de projet déroulé
6- Annexes
6.1- Tableau récapitulatif du rapport phonie/graphie
6.2- Tableau de la prononciation des sons du français
6.3- Tableau plurisystème graphique du français
6.4- Glossaire
1- INTRODUCTION
Ce document d’accompagnement a pour fonction de présenter aux enseignants les développements nécessaires à la mise en oeuvre du programme de français de 3èmeAP.
Sur la base du profil de sortie pour le cursus et de la progression au primaire, il précise les contenus sélectionnés après avoir rappelé les compétences retenues pour la 3èmeAP.
Les principes méthodologiques dont s’inspire la démarche pédagogique sont largement définis. Ils seront illustrés par la présentation d’un projet déroulé et ce dans un souci d’exemplification.
En matière d’évaluation, ce document propose des grilles enrichies (cf. 2èmeAP). L’enseignant pourra les utiliser à l’oral et à l’écrit pour apporter les remédiations nécessaires à la mise en place des apprentissages. Ces grilles se veulent être un outil efficace de régulation de l’enseignement /apprentissage.
Des annexes complètent ce document de formation et d’information : un tableau récapitulatif du rapport phonie/graphie, un tableau de la prononciation des sons, un tableau plurisystème graphique du français et un petit glossaire qui complète celui du programme de 2èmeAP.
Précieux auxiliaire du programme, ce document d’accompagnement est un outil de référence auquel l’enseignant devra recourir pour mener à bien sa tâche.
2- LE FRANÇAIS DANS LES 3 CYCLES :
2.1- Profil de sortie pour le cursus :
- Cycle du Collège : l’élève doit être capable d’écouter/ comprendre, lire et produire des énoncés complexes à dominante narrative, descriptive, explicative ou argumentative.
- Cycle Secondaire : l’élève doit être capable de lire et de produire des discours de genres sociaux différents (littéraires, non littéraires) en tenant compte de la situation d’énonciation.
2.2- Progression au primaire :
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ORAL
|
LECTURE
|
ECRIT
|
|
2èmeAP
- 3èmeAP Apprentissages premiers |
- Comprendre globalement un texte oral. - Répondre à une question. - Réagir à une consigne scolaire. - Participer à un échange à deux en utilisant un lexique approprié. |
- Maîtriser le code phonologique. - Maîtriser la correspondance graphie/phonie. - Comprendre globalement un texte écrit. |
- Maîtriser la graphie. - Maîtriser la correspondance phonie/graphie. - Répondre à une question par un mot, une phrase. - Ecrire une à deux phrases dans une situation de communication |
|
4èmeAP Consolidation des
apprentissages premiers |
- Réagir dans un échange par un comportement approprié verbal et/ou non verbal. - Répondre à une question. - Poser une question. - Dire un court texte (poème, comptine, récitation). - Participer à un échange à deux ou plusieurs. |
- Lire couramment et d’une manière expressive. - Emettre des hypothèses de sens. - Confirmer ou infirmer des hypothèses de sens. - Lire un texte pour agir. - Identifier dans le récit, après une lecture silencieuse, les personnages, les événements, le cadre spatio-temporel. |
- Utiliser les caractères des différents types d’écriture (script, cursive, minuscule, majuscule). - Ecrire pour répondre à une consigne scolaire. - Produire un court texte (2 à 3 phrases) adapté à une situation de communication. |
|
5èmeAP Approfondissement des apprentissages |
- Réagir à des sollicitations verbales par un comportement approprié, verbal ou non verbal. - Questionner/ répondre dans le cadre d’une interaction. - S’exprimer à partir d’un support écrit ou visuel. - Prendre la parole de façon autonome et s’exprimer de manière compréhensive. |
- Emettre des hypothèses de sens. - Identifier, après une lecture silencieuse, personnages, actions, lieux et enjeux. - Lire d’une manière expressive (rythme, ton et intonation). - Donner un avis personnel sur un texte lu et/ou entendu. |
- Utiliser les caractères des différents types d’écriture. - Ecrire pour garder des traces. - Ecrire pour dire ce qu’il a compris. - Ecrire pour s’exprimer librement dans des situations simples. |
2.3- La 3ème Année
Primaire :
Les compétences
sélectionnées dans le programme de 3èmeAP
couvrent les quatre
domaines : oral/réception, oral/production, écrit/réception et
écrit/production. Ces compétences se démultiplient en objectifs
d’apprentissage.
2.3.1- A l’oral
Réception
(écouter/comprendre)
|
Compétences |
Objectifs d’apprentissage |
|
Connaître le
système phonologique et prosodique du français. |
- Adopter une attitude d’écoute. -
Discriminer les sons de la langue. -
Discriminer les différentes intonations. -
Mémoriser des mots, des phrases, de courts textes. |
|
Construire le sens d’un message oral.
|
-
Discriminer des unités de sens. -
Relever des indices de sens. -
Identifier les interlocuteurs et leur statut (qui parle ? à
qui ?). -
Identifier le thème général (de quoi on parle). - Retrouver le cadre spatio-temporel (où et
quand ?). -
Déduire un sentiment, une émotion à partir d’une
intonation (joie, colère, surprise …). |
Production
(parler)
|
Compétences |
Objectifs d’apprentissage |
|
Dire pour
s’approprier la langue.
Prendre la
parole pour
s’exprimer. |
-
Reproduire un énoncé de façon
intelligible. -
Reproduire des énoncés en respectant le schéma intonatif. -
Reconstituer un message écouté. |
|
- Rapporter
des faits, des événements. - Relater un
événement vécu. |
|
|
- Parler de
soi. - Parler de
son environnement. - Exprimer un
sentiment (joie, surprise …). |
|
|
|
-
Communiquer au moyen d’éléments verbaux, non verbaux (mimiques,
gestes, expressions …) et para verbaux (intonation, rythme, groupes de
souffle). -
Réagir verbalement à une consigne scolaire. -
Formuler une question simple. -
Répondre à une question simple. -
Intervenir dans un échange pour apporter des informations en
rapport avec le sujet. |
2.3.2- A l’écrit
Réception (déchiffrer et comprendre)
|
Compétences |
Objectifs d’apprentissage |
|
Connaître le
système graphique du français. |
-
Découvrir de nouveaux
graphèmes de la langue. -
Affiner la correspondance
graphie/phonie. |
|
-
Retrouver dans un texte des éléments connus : mots familiers,
signes de ponctuation, majuscules… -
Lire à haute voix une phrase, un court énoncé. |
|
|
|
-
Différencier les écrits par leur présentation (lettres, listes,
recettes, contes, comptines, bandes dessinées …). |
|
Construire le
sens d’un message écrit. |
-
Bâtir des hypothèses de sens à
partir d’éléments externes
(illustrations, titre, présentation …) et d’indices textuels. |
|
|
-
Connaître la fonction des signes de ponctuation (le point, la
virgule, le point d’interrogation, le point d’exclamation, le tiret et les
guillemets). |
|
|
-
Identifier par des indices visibles la situation de communication
(qui ? à qui ? quoi ? où ? quand ?). |
Production (écrire)
|
Compétences |
Objectifs d’apprentissage |
|
Connaître les
aspects grapho–moteurs du français. |
-
Reproduire des lettres en respectant les normes d’écriture. |
|
-
Reproduire des graphèmes dans différents caractères (cursive/script,
minuscule/majuscule). |
|
Activer la
correspondance phonie /graphie. |
- Associer à un même phonème différents
graphèmes. -
Reproduire des mots, des phrases. |
|
-
Utiliser une ponctuation forte (le point, le point d’interrogation et
le point d’exclamation). -
Répondre à une consigne par une phrase simple. |
|
|
-
Produire un court énoncé en rapport avec une situation de
communication. -
Combiner le texte et l’image (légende, titre) pour le montage d’un document. |
3- DEMARCHE PEDAGOGIQUE
Les deux
domaines d’enseignement/apprentissage oral et écrit seront menés
parallèlement avec cependant une priorité accordée à l’oral.
3.1- Principes théoriques
A
l’oral :
L’oral
étant une forme de communication au même titre que l’écrit, une part importante
lui a été accordée dans le programme comme forme première dans l’échange
langagier. Cela induit l’apprentissage de l’écoute et celui de la prise de
parole pour (re)produire et produire. Par ailleurs, la langue orale et la
langue écrite n’étant pas parallèles, nous développerons chez l’élève une
« conscience phonologique » dans le cadre d’une progression
phonologique retenue pour l’élève de 3èmeAP. La science dont on a
besoin pour apprendre l’oral d’une langue c’est la phonologie. L’opposition de
paires minimales permet à l’élève de percevoir les différences qui entraînent
le changement de sens. Ex : [pﻉ̃] pain /
[bﻉ̃] bain.
L’apprentissage de
l’oral s’organise autour de la réalisation d’actes de paroles sélectionnés dans
le programme.
A
l’écrit :
L’écrit
comme instrument de communication trouve sa place dans le programme de 3èmeAP.
Au niveau de la
réception, l’écrit se réalise à travers l’activité de lecture.
Au niveau de la
production, il se réalise à travers les activités d’écriture.
En
lecture, notre démarche sera fondée
sur un va et vient constant entre le global et la combinatoire pour réussir cet apprentissage. Le but est
d’arriver à une lecture qui ne soit pas mécanique, qui saisisse les unités de
sens en s’appuyant sur chacune des articulations : lettre, graphème,
syllabe, mot …
3.2- Méthodologie
Le cheminement d’apprentissage
comprend quatre moments :
- Un moment de découverte (mise en contact
avec un texte oral ou écrit).
Les élèves découvrent pour la
première fois sur le plan auditif ou visuel un document : une
comptine, une affiche, un dessin, un texte, un conte, …
§
Pour un document sonore :
La consigne d’écoute sera donnée aux élèves avant la mise en situation
d’écoute. Exemple : Tu vas écouter un texte et tu diras si c’est une chanson ou une histoire.
La 1ère écoute portera sur le document dans sa globalité
(une comptine complète, une histoire complète …).
§
Pour un document écrit :
La prise de contact avec le
texte écrit se fera d’abord par la recherche des éléments périphériques
(le paratexte) à l’aide de questions comme :
-
Quel est le titre ?
-
Qui a écrit ce texte ?
-
D’où est-il extrait ?
-
Combien y a-t-il de paragraphes ?
-
Que représente l’illustration ?
-
…?
- Un moment d’observation méthodique (analyse du texte oral ou écrit)
Cette
entrée sera guidée par un questionnement. Il est important de le préparer avec
un grand soin parce qu’il constitue un instrument d’analyse.
§
Pour un document sonore :
La 2ème écoute est guidée par des questions plus sélectives.
Exemple :
- Comment
s’appellent les personnages ?
- Où se
passe la scène ? Quand ?
- Combien
de fois entends-tu le mot « … » ?
- …?
Ces questions permettent à l’élève de chercher
une réponse dans le texte oral. Cette recherche faite par l’élève lui-même lui permet de trouver
les premiers indices qui permettront d’accéder au sens du texte oral.
Les réponses à ces questions mènent l’élève à un
niveau plus élevé de compréhension tout en développant chez lui de véritables
stratégies d’écoute.
Il faudra encourager les élèves à parler. Les
écoutes suivantes concerneront une partie ou des parties du document sonore,
par exemple : le refrain, les deux premières répliques, les deux phrases
finales ou un paragraphe complet.
§
Pour un document écrit :
La première lecture à voix haute est faite par
l’enseignant. Cette lecture magistrale de qualité doit se caractériser par :
-
une articulation soignée,
-
une prononciation juste,
-
une prosodie marquée,
-
un débit mesuré,
-
une intensité de voix suffisante.
Cette
première lecture sera suivie de questions pour « chercher »
des mots, des phrases dans le texte conduisant ainsi l’élève à
construire les premiers indices de compréhension du texte. La multiplication
des pistes ainsi ouvertes mènera l’élève progressivement vers la construction
du sens du texte.
La lecture du texte par les élèves clôture ce moment.
Toutes les réponses données par les élèves sont à
prendre en considération. Le maître ne tranchera pas pour dire :
« c’est juste ou c’est faux » mais il interviendra pour amener
l’élève à expliquer sa réponse. Ces moments d’interaction favorisent les
apprentissages puisqu’ils permettent de confirmer ou d’infirmer des hypothèses de sens.
- Un moment de
reformulation personnelle (dire avec ses propres mots)
§ A
l’oral : il est
important d’accepter toutes les réponses : mots, bribes de phrases, mots
en langue maternelle … Les diverses manipulations procèdent par mémorisation,
répétition, substitution, systématisation, réemploi et reformulation dans le
cadre des activités de langage libre ou dirigé.
§ A
l’écrit : les
diverses manipulations procèdent par reproduction (copie), substitution de mots
et réemploi dans de courtes phrases. A ce niveau des apprentissages, l’élève
peut produire un court texte.
- Un moment d’évaluation (pour faire le point)
L’évaluation formative est partie intégrante de
l’enseignement/apprentissage. Elle se fera à l’oral comme à l’écrit pendant le
déroulement du projet. Dans les deux cas, elle doit être instrumentée à l’aide
de grilles pour évaluer les progrès dans les apprentissages. L’évaluation
portera sur des situations proposées en réception et en production.
3.3- La gestion de la classe:
La classe est le lieu privilégié d’immersion pour les activités de langue.
§
Organisation de l’espace classe :
Le professeur veille à réunir les conditions minima de travail avant d’entamer les activités. Ainsi, il doit s’assurer que la disposition des tables permet une bonne visibilité du maître et du tableau. Certaines activités de groupes nécessiteront probablement une autre disposition des tables dans la classe, ex : en sous groupes prévoir des tables en carrés.
Les activités orales exigent la mise en place d’un matériel sonore : lecteur de cassettes à préparer avant le début du cours (s’assurer du bon fonctionnement de l’appareil, de l’existence d’une alimentation électrique ou à batterie, vérifier le bon état de la cassette son et d’un bobinage adéquat).
L’emplacement réservé au magnétophone doit être loin de sources de bruits (couloir, fenêtre qui donne sur la rue ...) pour éviter des parasites sonores à même d’entraver une bonne écoute risquant ainsi d’entraîner des problèmes de compréhension. L’aménagement de la classe se fera en fonction des activités : en groupe classe, en sous groupes, en binômes.
§ Organisation des activités :
Dans le cadre du projet retenu qui se déroulera sur environ un mois, les enseignants procèderont d’abord à des activités orales. Ainsi, l’élève aura l’occasion d’écouter et de s’exprimer à chaque cours de langue.
L’oral sera travaillé à trois niveaux :
- réception/compréhension
- production pour la réalisation des actes de parole
- phonétique articulatoire
L’écrit portera sur des activités variées
d’écriture : copie, dictée, production de phrases, de courts textes.
Les activités de l’oral et de l’écrit (lecture,
écriture) seront déroulées dans le cadre du projet permettant ainsi
l’installation des compétences retenues par le programme.
§
L’affichage didactique :
- il sera fonctionnel, c’est-à-dire au
service des apprentissages (lecture, écriture …).
- il sera multidirectionnel, c’est-à-dire visible des différents
points de la classe.
- il sera évolutif, c’est-à-dire actualisé au fur et à mesure des
apprentissages.
- il sera varié, c’est-à-dire multiple en rapport avec les différents
supports authentiques (affiches,
étiquettes, boîtes d’emballages …).
3.4- Pédagogie du
Projet
La
maîtrise d’une ou de deux compétences se
réalise dans le cadre du projet. Le
projet est une nouvelle façon de travailler et de gérer le temps, l’espace,
la classe et les apprentissages. Il est déjà utilisé par beaucoup
d’enseignants. Il se donne pour objectif l’élaboration d’un produit oral
: un spectacle de comptines, une histoire racontée à plusieurs … ou d’un produit
écrit : un abécédaire, une fiche d’identité d’animaux sauvages ou
domestiques … Le projet est le cadre intégrateur dans lequel
les apprentissages prennent tout leur sens. Il permet à l’élève de s’impliquer dans un travail de groupe et de recherche pour la réalisation d’un objectif commun. Ce faisant, il développe des savoir-faire importants : savoir prendre la parole, écouter les autres, classer des informations ou participer à l’élaboration d’un écrit collectif, etc. Le produit scolaire réalisé par les élèves peut avoir des destinataires différents : élèves d’une autre classe, d’une autre école, chef d’établissement, parents d’élèves … Le projet est donc un facteur de socialisation.
Le projet se
déroule en séquences. La séquence,
qui est une étape d’un projet, vise l’atteinte des objectifs d’apprentissage
qui se réalisent à travers des activités d’oral, de lecture et d’écriture.
Chaque séquence est suivie d’une évaluation.
a) La planification
La planification
qui relève du niveau pré-pédagogique précède la mise en œuvre du projet
en classe. C’est donc la préparation du projet par l’enseignant qui doit:
1.
Sélectionner :
- une ou deux compétences à maîtriser.
- les objectifs correspondants (et les
démultiplier si cela est nécessaire).
- des contenus.
- des activités variées à l'oral, en
lecture et à l'écrit.
- des supports diversifiés.
2.
Déterminer :
-
le nombre de séquences (de 3 à 4) en
fonction de la dominante orale ou écrite du projet .
-
les modalités de fonctionnement (en groupe-classe, en sous-groupes, en binômes
ou individuellement).
- les délais de
réalisation du projet (de 3 à 4 semaines).
- les modalités
d’évaluation.
3.
Prévoir des moments :
- de présentation du projet
et de concertation avec les élèves.
- d’organisation du travail.
- de réalisation des
activités.
- de métacognition :
faire réfléchir les élèves sur leurs propres stratégies d’apprentissage
(comment as-tu fait pour arriver à cette réponse ? et maintenant que
dois-tu faire ? ...).
- d’évaluation des
apprentissages.
La
planification du projet est donc une organisation rigoureuse selon un plan
défini à suivre.
b) Comment gérer un projet en classe
En classe l’enseignant, avec les élèves, déroulera le projet en fonction des étapes suivantes :
Etapes du projet
(déroulement chronologique du projet) |
Enseignant |
Apprenants |
|
1- Présentation et négociation collective du projet. Anticiper sur ce que pourrait être le produit (recourir à des exemples : dépliant, carte d’invitation à montrer aux élèves). |
- L’enseignant présente à l’ensemble de la classe le projet et explicite. - Négocie avec les élèves en précisant : à qui ? - pour quoi faire ? - L’enseignant questionne pour faire émerger les traits caractéristiques du produit à obtenir. - Note au tableau les observations en français et rassemble les critères de réussite. |
- Les élèves, en groupes, se concertent, et choisissent : * le (s) destinataire(s) du projet. * le but du projet. - Chaque groupe donne une proposition sur les caractéristiques du produit à réaliser (anticipation). |
|
2-
Organisation du travail. |
- Former les groupes. - Définir les tâches. - Préciser l’échéancier (délai de réalisation). - Définir les moments d’évaluation. |
- Ils se répartissent les tâches à l’intérieur du groupe. - Ils choisissent le rapporteur de leur groupe. |
|
3- Réalisation des activités d’enseignement /
apprentissage. -1er essai dans le cadre du projet par rapport
à une consigne. |
- Le maître planifie les séquences d’apprentissage à l’oral, en lecture, en écriture. - propose des situations d’apprentissage. - Il guide, oriente, conseille. |
- Ils construisent individuellement ou en groupes leurs apprentissages à l’oral et à l’écrit par le biais des activités. - Chaque groupe (deux ou plus) « essaie » d’écrire, de réciter … |
|
4- Confrontation et verbalisation pour comparer avec les critères de réussite dégagés au début (évaluation formative). |
- Le maître anime les groupes. - Distribue la parole. - Aide à verbaliser. - Le maître rassemble au tableau les critères de réussite. |
Chaque groupe - présente son « texte » oral ou écrit. - échange les productions. - fait des observations pour faire mieux. - discussion /échange des élèves entre eux et avec l’enseignant. |
|
- 2ème essai réécriture (projet écrit) ou répétition d’un texte (projet oral) ... |
- Le maître rappelle les critères retenus. - Complète les critères pour faire la grille au tableau. - Remobilise les apprentissages tout en s’appuyant sur certains outils : affichage mural, manuel scolaire, apprentissages antérieurs. |
- Chaque groupe (deux ou plus) reprend son travail : réécrit son texte (écrit) en se référant à la grille, reprend son texte oral en tenant compte des remarques (articulation, expression …) ou effectue d’autres activités . - Sélection des productions orales ou écrites conformes aux critères retenus. |
|
-3ème essai si nécessaire. 5-Evaluation -
|
Même déroulement. - Le maître met les élèves en situation d’évaluation du projet. - Le maître propose une nouvelle tâche écrite ou orale pour que les élèves réinvestissent ce qu’ils ont appris (le transfert). |
- Les élèves soumettent leur projet qui est un produit scolaire (écrit ou oral) à un auditoire ou à un lecteur (autre classe, chef d’établissement …). - Amélioration du produit avant la réalisation définitive du projet .Ex : · présentation du spectacle oral. · Forme définitive de l’écrit (mise en page, illustration, assemblage, couverture). - Chaque élève est confronté à une tâche orale ou d’écriture (production individuelle). |
c) Déroulement d'un projet en séquences
- L’évaluation
porte sur la séquence entière à travers chaque type d’activité.
|
Séquence
1 |
|
Séquence
2 |
||||
|
Oral |
Lecture |
Ecrit |
Oral |
Lecture |
Ecrit |
|
|
Evaluation |
Evaluation |
|||||
d) Gestion du
volume horaire
La gestion du volume horaire doit être
caractérisée par de la souplesse (pédagogie du projet) et de la
rationalité (gestion rigoureuse du temps) compte tenu des éléments
suivants :
-
3 heures/semaine
-
1 projet : 3 à 4 séquences
-
1 projet : environ 1 mois
-
1 jour de français /2
-
3 types d’activités : oral, lecture, écrit
-
des moments d’évaluation
Les activités d’oral, de lecture et
d’écrit varieront de 20 à 55 mn en fonction :
* des objectifs à
atteindre
* du niveau des
élèves
* de l’effectif de
la classe
* de la place du
projet dans l’année scolaire (1er, 2ème, ou 3ème
trimestre.)
Exemple : Déroulement d’un projet de 4 séquences au mois de novembre 2004
|
samedi
06/11/04 |
lundi
08/11/04 |
mercredi
10/11/04 |
|
Séquence 1 Oral (...mn) Lecture (...mn) |
Ecrit (...mn) Evaluation (...mn) |
Séquence 2 Oral (...mn) Lecture (...mn) |
|
samedi 13/11/04 |
lundi 15/11/04 |
mercredi 17/11/04 |
|
Lecture
(...mn) Ecrit (...mn) Evaluation (...mn) |
Séquence 3 Oral (...mn) Lecture (...mn) |
Ecrit (...mn) Evaluation (...mn) |
|
samedi 20/11/04 |
lundi 22/11/04 |
mercredi 24/11/04 |
|
Séquence 4 Oral
(...mn) Lecture (...mn) |
Lecture (...mn) Ecrit (...mn) |
Ecrit (...mn) pour finaliser le projet |
3.5- Evaluation à l’oral et à l’écrit
Les grilles
d’observation/évaluation proposées sont à adapter à l’objectif visé et aux
moments des apprentissages. Ces grilles peuvent être utilisées partiellement
par rapport aux apprentissages réalisés.
Grille
d’observation/évaluation de l’élève
![]()
A partir d’une comptine écoutée
![]()
§
Il écoute la consigne.
§
Il écoute le texte oral.
§
Il réagit
-
avec des mimiques,
- avec des gestes.
§
Il reste attentif.
![]()
§
Il répète progressivement
- un refrain,
- toute la comptine.
§
Il mémorise
- un
refrain,
- une
comptine.
§
Il redit
- en
respectant la segmentation du texte oral,
- en
respectant le rythme de la comptine,
- en
modulant l’intensité de la voix.
§
Il aime réciter
-
individuellement,
-
collectivement,
-
spontanément.
§
Il sait jouer
- il
sait retrouver les mots « effacés »,
- il
mime volontiers,
- il
s’exprime par le dessin à partir de la comptine,
- il
sait faire le bruitage d’une histoire, d’un spectacle,
- il
sait produire des bruits
-
avec sa voix,
-
avec des objets,
-
avec des instruments de musique.
Grille d’observation/évaluation de l’élève
A partir d’une image (image du manuel
scolaire ou poster ).
![]()
§
Il observe l’image.
§
Il réagit
- avec des mimiques,
- avec des gestes,
- avec le regard.
![]()
§
Il réagit spontanément.
§
Il redit en articulant bien.
§
Il répond à une question.
§
Il énumère un ou des éléments de l’image.
§
Il pose des questions.
§
Il évoque par association d’idées une scène du même type.
§
Il utilise un vocabulaire appris pour
décrire.
§
Il décrit l’image avec ses propres mots.
§
Il sait raconter à partir de l’image.
![]()
![]()
Grille d’observation/évaluation de l’élève
![]()
A
partir d’une histoire illustrée.
![]()
§
Il sait que les images racontent une histoire.
§
Il sait que chaque image raconte un moment de l’histoire
(images séquentielles).
§
Il observe l’ensemble des images.
§
Il sait remettre en ordre les images (images séquentielles).
![]()
§
Il énumère les éléments de chaque image.
§
Il sait remettre en ordre les images pour raconter l’histoire
du début à la fin.
§
Il décrit les images.
§
Il sait faire une phrase complète.
§
Il utilise des indicateurs de chronologie :
- d’abord,
- puis,
- enfin.
§
Il identifie les personnages
(le père, la mère, le facteur, le dentiste
…).
§
Il qualifie par l’emploi d’adjectifs.
Grille
d’observation/évaluation de l’élève
![]()
![]()
![]()
Langue écrite Oui
Non
A partir d’un texte lu.

§
Il sait reconnaître un texte.
§
Il sait reconnaître les différents types d’écrits
- une comptine ,
- une liste,
- des étiquettes de
boîtes de produits,
- une recette,
- une affiche,
- un récit,
- une publicité,
- une BD,
- une lettre.
§
Il sait émettre des hypothèses de sens.
§
Il sait repérer dans un texte narratif
- les personnages,
- le lieu,
- les événements
importants.
§
Il sait faire correspondre l’illustration à une phrase du texte.
§
Il sait reconnaître les graphies d’un même phonème
dans des mots différents .
§
Il sait distinguer les mots dans une phrase.
§
Il sait identifier le titre d’un texte.
§
Il sait identifier le nom de l’auteur.
![]()
§
Il sait écrire sans modèle un mot déjà appris.
§
Il sait écrire un mot, une
phrase sous la dictée.
§
Il sait écrire une phrase.
§
Il sait répondre à une question
par une phrase.
§
Il sait écrire un court texte (2ou 3 phrases).
§
Il sait utiliser la ponctuation
forte.
§ Il sait légender une image.
4-CONTENUS
4.1- A l’oral
On ne parle pas
comme on écrit : c’est en
situation de communication que l’élève va développer une compétence de l’oral
qui lui permet de comprendre et de parler. Cependant, la communication orale
est complexe parce qu’elle est constituée du langage verbal et de facteurs non
verbaux :
- ce que l’on dit : le verbal (énoncé
linguistique)
- comment on le dit : le tonal (l’intonation, le rythme, la hauteur de la voix ...)
le postural ( les gestes, les mimiques, la proxémique ...)
le contexte (le cadre, l’implicite ...)
Comment ces
composantes participent-t-elles à la communication ?
Quelle est leur
importance ?
§ importance du contexte : à l’oral, un énoncé ne peut prendre du sens que dans un contexte c’est-à-dire une situation d’énonciation et des locuteurs ayant une intention de communiquer.
§
importance du tonal : l’intonation, le
rythme, le débit, la hauteur de la voix et les pauses sont porteurs de sens. En
effet, un même énoncé peut avoir une multiplicité d’interprétations en fonction
de la variabilité de la voix. Exemple, « la porte » peut signifier :
- La porte (on parle de la
porte).
- La porte ? ( la porte
et pas la fenêtre ou autre chose).
- La porte !
(Sortez ! prenez la porte).
§
importance de la qualité articulatoire :
une mauvaise articulation entraîne une articulation fautive qui gêne la
compréhension du message.
Exemple : le savant/savon
est dans le laboratoire.
La connaissance du
fonctionnement de l’appareil phonatoire est indispensable. De ce fait,
l’enseignant doit expliquer et faire prendre conscience à l’élève du rôle de
chaque organe dans l’émission du son par l’audition et la
perception.
Exemple, pour produire [s ],il explique et il décrit :
-
les mâchoires sont fermées
-
les cordes vocales ne vibrent pas, elles
laissent passer l’air…
L’enseignant doit mettre en place des exercices de phonétique
articulatoire pour aider à construire l’image sonore de chaque son,
surtout s’il n’existe pas dans la langue maternelle, (il peut avoir recours au
miroir, à la feuille de papier …)
§
importance de la qualité prosodique :
dans un échange oral, un message est incompréhensible si les groupes de souffle
ne sont pas respectés et l’accent mal placé. En français, l’accent est toujours
placé sur la dernière voyelle prononcée.
Exemple : le tableau, le stylo.
Si un mot se termine par un e muet qui n’est pas prononcé, l’accent
tonique est sur la voyelle avant le e. Exemple : le livre.
Un accent mal placé peut entraîner une mauvaise compréhension.
Exemple : un abri côtier, un abricotier
La liaison assure une fluidité verbale
et facilite la compréhension.
Exemple : les enfants sont au parc.
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§
importance du postural : la gestuelle et
l’expression du visage soutiennent et complètent le sens d’un message. Ainsi,
on doit souligner l’importance de l’attitude quand on s’exprime : face à
un interlocuteur, face à un public ...
En 3ème AP, il est indispensable que l’enseignant programme,
en plus des exercices d’acquisition de structures linguistiques et de
vocabulaire, des activités qui permettent aux élèves de s’entraîner à
l’expression orale en travaillant la voix et le corps.
Les exercices de créativité, les jeux et le jeu de rôle sont tout
indiqués pour favoriser le passage d’une expression guidée à une expression
libérée qui se rapproche le plus possible de la communication authentique.
Enfin, on ne terminera pas sans préciser que parce que l’oral est
différent de l’écrit, l’évaluation de l’oral diffère de celle de l’écrit.
Ainsi, l’évaluation de la production orale dans la classe doit se faire
davantage en fonction de la valeur communicative qu’en fonction de règles
grammaticales. En effet, une phrase agrammaticale à l’écrit, « passe
» à l’oral (négation incomplète, inversion sujet/verbe, phrase
inachevée ...). Exemple :
Oral : - nous, on fait pas de sport. Écrit :
- on ne fait pas de sport.
- quel âge t’as ? - quel
âge as-tu ?
Le critère
essentiel n’est pas la norme grammaticale mais l’efficacité de l’échange car
« on ne parle pas comme on écrit ».
4.2-
A l’écrit
4.2.1- Lire
En lecture, notre démarche s’appuie sur des stratégies convergentes basées sur
la prise de sens et la
connaissance du code.
Apprendre à lire c’est mener
de front l’apprentissage du code (correspondance phonie- graphie et combinatoire)
et l’accès au sens.
Cela suppose de pouvoir
gérer simultanément des opérations dont les procédures peuvent être
automatisées (montage des syllabes …) et d’autres opérations, plus complexes,
qui exigent la prise et le traitement de l’information.
Pour poursuivre les
apprentissages en lecture, nous nous appuyons sur les acquis antérieurs des
élèves (2èmeAP) soit :
- une maîtrise
partielle des phonèmes de la langue,
- une
discrimination auditive et visuelle progressive,
- une capacité à
lire des textes courts,
-
la capacité à distinguer différents écrits comme : la comptine, la lettre,
la liste …
L’élève de 3èmeAP
déjà familiarisé avec différents écrits (comptines, listes,
lettres, contes …) va progressivement être confronté à des activités de lecture
un peu plus complexes. Ayant acquis une certaine aisance dans la recherche du
signe et du sens, il va davantage être sensibilisé au
contenu d’un texte, à sa présentation, au message qu’il véhicule. Ainsi, on lui
demandera de repérer le titre d’un texte, de repérer le nom de l’auteur, de
retrouver les personnages, de repérer une caractéristique d’un personnage, de nommer un lieu, de lire une illustration … La
manifestation de la compréhension peut d’ailleurs prendre plusieurs
formes :
-
la lecture expressive à haute voix,
-
l’expression orale : présenter un document ...,
-
la représentation sous forme de dessin, de schémas, d’illustration ...,
-
l’expression par le jeu corporel : lire un conte pour le jouer, mimer...,
-
la réalisation, la fabrication d’un objet, d’une règle de jeu ...,
Les textes à proposer aux
élèves doivent être accessibles et intéressants, en rapport avec les
préoccupations de cette tranche d’âge. Ils doivent traiter de sujets familiers
au jeune apprenant. Le choix portera sur des textes dont les phrases seront des
phrases simples et des phrases coordonnées, les mots seront familiers, relevant
d’un vocabulaire courant. Les spécialistes s’accordent à dire qu’un texte de
lecture ne doit pas contenir plus de 20 à 30% de mots nouveaux c'est-à-dire de
mots qui n’ont pas encore été rencontrés par l’élève. En 3èmeAP, on peut travailler sur des
textes d’une longueur de 150 à 200 mots.
Nous soulignerons aussi le
fait qu’il est nécessaire de mettre les élèves en contact avec des écrits
variés. En dehors du manuel scolaire, il est souhaitable de proposer à l’élève
de regarder et d’explorer divers ouvrages comme des albums, des livres
documentaires, des dictionnaires, des mémos, des catalogues, des revues, des
imagiers, des albums de bandes dessinées adaptés à son âge et à sa sensibilité.
Il ne s’agit pas de « lire » tous ces ouvrages mais d’avoir la
possibilité de les feuilleter. Ce contact avec l’écrit contribue à susciter la
curiosité de l’élève et à provoquer le plaisir de lire. Cela permet par exemple
à l’élève, de prendre conscience du cadre d’une bande dessinée :
présentation, couleurs, personnages, dialogues, bulles …, d’observer une
carte ailleurs que dans un livre de
géographie.
L’exploitation des ressources documentaires de l’école, la mise en place
d’un coin lecture, la constitution d’une armoire/placard bibliothèque, voilà
autant de conditions à mettre en place pour favoriser l’apprentissage de la
lecture .Ceci représente une réelle ouverture au monde de l’écrit permettant de
développer la réflexion des élèves.
4.2.2- Ecrire
L’élève de 2èmeAP a développé des capacités en matière de
motricité et d’habileté du geste à travers des activités de graphisme et
d’écriture. Il a de plus abordé la production écrite par le biais d’activités
de reproduction, de complétion et de construction de phrases à partir d’une
question dans le cadre d’un projet. En 3èmeAP il continuera à
renforcer ses compétences à l’écrit dans le cadre d’activités variées
développées ci-après.
§ la copie : c’est une activité intéressante parce qu’elle met en
relation la lecture-compréhension et la production écrite. La copie n’est pas
une activité simple et mécanique. C’est une activité préparatoire à la
production de mots et de phrases. Elle développe la conscience phonologique.
Pour assurer une bonne copie, l’élève est amené à :
- repérer la gauche de la droite,
- ne pas écrire dans la marge,
- commencer au bord de la marge,
- respecter les interlignes,
- faire la différence entre les lettres et
la ponctuation,
- repérer la première lettre d’un mot,
- percevoir les espaces entre les mots,
- percevoir l’ensemble des mots dans une
phrase,
- copier le mot sans oublier de
lettres,
- copier la phrase sans oublier de mot,
-
couper
un mot en fin de ligne pour reproduire un mot sans le
réduire.
Les mots qui constituent les
phrases à recopier doivent être des mots familiers, déjà rencontrés dans des
textes lus.
§
la dictée : elle
a de multiples intérêts car elle fait écrire et donne matière à réfléchir
sur l’orthographe des mots. La dictée n’est pas simplement de l’oral qu’il faut
transcrire, mais de l’écrit oralisé par l’enseignant puis transcrit par les
élèves. Ces derniers doivent avoir une compréhension globale du texte pour se
le représenter mentalement. Pour cela, ils doivent l’entendre en entier, le
comprendre pour être capable de faire une bonne segmentation des mots. La
dictée est souvent un exercice individuel qui prend alors valeur d’évaluation.
Il peut aussi être mené de façon collective. Il devient alors un temps
d’apprentissage donnant l’occasion d’échange de points de vue. La dictée n’est
pas une activité gratuite, elle a pour objectifs :
- de faire réaliser la correspondance
phonie/graphie,
- d’initier à
l’orthographe des mots,
- d’évaluer la
connaissance des graphèmes.
La place de cette activité
dans le déroulement de la séquence est fonction de l’objectif visé. Il existe
différentes sortes de dictées :
-
la dictée préparée : elle est faite sous la dictée de l’enseignant.
L’orthographe des mots est travaillé à
l’avance.
- l’auto dictée : il s’agit de mémoriser
un mot, un court texte parfois préparé en classe (repérage des difficultés)
afin de le restituer de mémoire par écrit.
- la dictée à un camarade, la dictée à l’adulte ...
Ainsi, l’exercice de dictée
peut prendre plusieurs formes ludiques et dynamiques. Exemple : les élèves
posent des questions sur un mot qui leur pose problème (une transcription de
son, un accord ...). L’élève en difficulté précise sa question, les autres
proposent des indices sans donner tout de suite la solution finale. Ex : [f] de phoque s’écrit comme [f]de photo etc…
La correction de la dictée
peut être immédiate ou différée, elle peut être collective ou individuelle.
Mais de toutes les façons, elle doit impliquer l’élève et l’inviter à se corriger
seul. Il peut disposer du texte complet, repérer lui-même ses erreurs et tenter
de les expliciter avec l’aide de l’enseignant.
Voici les
problèmes le plus souvent rencontrés :
|
§
autres :
les activités déjà
proposées en 2èmeAP seront toujours utilisées pour entraîner l’élève à la production de
courts textes (textes lacunaires, mots illustrés …).
§
la production : dans le cadre du projet, les
élèves sont amenés à participer à des activités d’écriture individuelles ou de
groupe. Ils écrivent des mots, une phrase ou des phrases destinés au projet
(titre d’un texte, légende d’une illustration, noms de personnages, ...). L’interaction favorise
l’échange et développe
la créativité. Les
élèves se
concertent sur la
place du mot dans la phrase, sur son orthographe, sur
la
ponctuation à adopter...Les
productions écrites sont dans tous les cas des productions courtes. Elles
répondent à une consigne d’écriture claire et univoque. L’enseignant doit
veiller à la mise en place d’une bonne compréhension de la consigne. La
production collective ne doit pas se faire au détriment de la production
personnelle. C’est cette dernière qui permet d’évaluer la performance de
l’élève.
4.4- Moyens
linguistiques et communication :
C’est dans le cadre de
situations de communication que l’élève apprend la langue. Aussi, des
situations de communication diversifiées seront proposées à l’élève à l’oral et
à l’écrit. Il s’exprimera par l’emploi d’énoncés dits « actes de parole » comme « se présenter », « demander »,
« ordonner » …
Ces énoncés traduisent une intention et suscitent la réaction de l’interlocuteur.
Par exemple : « inviter
quelqu’un » sera suivi d’une acceptation de l’invitation ou d’une excuse
polie pour la décliner.
« Demander, saluer, inviter » sont des actes
de parole par ce qu’on a besoin du langage pour agir, tout comme
« répondre, accepter ou refuser … » .
« Conduire un vélo » ou « couper du
pain » ne sont pas des actes de parole puisqu’on n’a pas besoin de
parler ou d’écrire pour exécuter
ces tâches.
L’acte de parole appartient à l’oral et à l’écrit.
Ex : l’acte de parole « demander un
renseignement » peut correspondre aux énoncés suivants selon la
situation :
- à l’oral : - peux-tu me dire combien coûte un billet d’avion Alger-Tamanrasset ?
- à l’écrit : - Monsieur, je vous prie de bien
vouloir me communiquer le prix du billet d’avion Alger–Tamanrasset.
Les actes de parole retenus dans le programme sont les
suivants : saluer, se présenter, demander, accepter/refuser, affirmer/nier,
interroger/répondre, donner un ordre.
Les actes de parole ne sont pas présentés dans un
ordre hiérarchisé.
Les
contenus cités pour chaque acte de parole varient en fonction du niveau des
élèves, de leur stock lexical, de la situation de communication. Ils sont à
développer de façon graduelle et progressive pour permettre la mise en place
des compétences retenues dans le programme.


Saluer/prendre
congé
A B

Se présenter
A
B


Demander/donner

des renseignements
sur l’âge /sur
le
lieu de
naissance
A B

Demander/donner
des renseignements
sur la
classe/ l’école
A B

Demander/donner


l’adresse
A
B

Présenter
sa famille
A B


Présenter
quelqu’un
A
B

Demander/ donner
des renseignements
sur :

- un objet
A B
![]()


Demander /donner
des renseignements
sur l’heure


A B

Demander des

renseignements sur
le
temps
A B




Demander des
renseignements sur
un
état
A
B

Exprimer
une préférence


A
B
