de la 4ème Année Moyenne
Sommaire
I- INTRODUCTION
II- COMPETENCES/OBJECTIFS
D’APPRENTISSAGE
2.1- Les
compétences communicationnelles
2.2- Compétences
textuelles
2.3- Les
compétences linguistique
III- Démarche
pédagogique
3.1- Le Projet
3.2- La séquence
3.2.1- Le travail dans la séquence
3.2.2- Le travail hors séquence
IV- STRATEGIES D'APPRENTISSAGE
4.1- Savoir lire
4.2- Comment travailler l’oral ?
4.3- Comment travailler l’écrit ?
4.4- Comment enseigner les points de langue ressortissant
à l’argumentation ?
4.5- La consigne
4.6- Le traitement de l’erreur
4.7- La métacognition (faire réfléchir l’élève)
V- CONTENUS D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
5.1-
L’argumentation
5.2-
Nomenclature linguistique
5.1.1-
Une situation d’énonciation particulière
5.1.2-
Plusieurs formes de discours au service l’argumentation
5.1.3-
Des marques linguistiques
Annexes
1- Grille d’évaluation d’une séquence (à
l’usage de l’enseignant)
2- Orthographe
3- Vocabulaire
4- La cohérence textuelle
5- Le résumé
6- La prise de notes
7- Le Curriculum Vitae
GLOSSAIRE
I- Introduction
Ce document
d’accompagnement est destiné à aider les enseignants dans la mise en œuvre du
programme de 4èmeAM. La finalité de ce programme est d’approfondir
et de développer les acquis antérieurs de l’élève dans les domaines de l’oral
et de l’écrit.
Les principes
d’enseignement et d’apprentissage sont les mêmes tout au long du cursus de
l’enseignement moyen. Pour cette raison certains points déjà évoqués en 1ère,
2ème et 3èmeAM sont repris cette année.
Au cours de la 1èreAM
l’élève a pris contact avec les divers types de textes en privilégiant le texte
narratif. En 2èmeAM, il a approfondi sa connaissance du texte
descriptif. En 3èmeAM, il a étudié l’explication sous ses formes les
plus diverses. En 4èmeAM, il apprendra à argumenter à l’oral et à
l’écrit.
L’élève sujet des apprentissages
Comme pour
les années précédentes, le programme de 4èmeAM fait le choix de
s’inscrire dans la pédagogie du projet qui organise les apprentissages en
séquences, c’est-à-dire un mode d’organisation des activités rassemblant des
contenus différents autour d’un ou de plusieurs objectifs.
Ces
activités consistent en écouter/parler, lire/écrire.
Le travail
en séquences, qui met en œuvre le décloisonnement, redéfinit l’apprentissage
comme appropriation des savoirs par les élèves et relativise la seule
transmission.
II- COMPETENCES/OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE
La
compétence est un ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir-être qui permet de résoudre une famille de situations-problèmes.
Elle se démultiplie en autant d’objectifs d’apprentissage que nécessaire.
L’objectif d’apprentissage permet d’identifier des actions pédagogiques
précises, adaptées à un niveau déterminé. C’est un instrument fonctionnel intégré
dans la logique de mise en place de séquences.
Parler de
compétence en milieu scolaire, c’est donc mettre l’accent sur le développement
personnel et social de l’élève, c’est-à-dire sur le nécessaire lien à créer
entre les apprentissages acquis à l’école et les contextes d’utilisation hors
de la classe.
De ce fait,
la mise en place d’un nouveau contrat didactique, la pratique d’une évaluation
formative et l’ouverture aux autres disciplines s’imposent. C’est donc, dans la
perspective d’une appropriation à la fois durable et significative des
connaissances que se fait l’entrée dans les programmes par les compétences.
2.1- Les
compétences communicationnelles :
Ces
compétences consistent en savoirs, savoir–faire et savoir-être en situation. On
attend de l’élève de 4èmeAM qu’il développe, grâce aux
apprentissages linguistiques, ses compétences communicationnelles déjà
ébauchées en 1èreAM et confortées en 2ème et 3èmeAM,
c’est-à-dire, qu’il sache s’adapter aux situations de communication plus
complexes et plus diversifiées.
Tout au long
du collège, l’élève développera sa curiosité, ses connaissances sur d’autres
cultures au monde. Cela développera en retour, la réflexion sur sa propre
culture et renforcera ainsi son identité.
TABLEAU DES COMPETENCES
ORAL
|
ECRIT
|
|
Ecouter pour réagir dans une situation de
communication. |
Construire du sens à partir d’un texte
argumentatif lu. |
|
Construire du sens à partir d’un message
argumentatif écouté. |
Résumer un texte argumentatif. |
|
Prendre sa place dans un échange (à deux ou à
plusieurs interlocuteurs). |
Produire
des textes argumentatifs variés. |
|
Résumer un court énoncé argumentatif. |
Maîtriser les niveaux de réécriture et les procédés linguistiques pour
améliorer un écrit. |
|
Produire un énoncé cohérent pour argumenter. |
2.2- Compétences
textuelles :
Comme nous
l’avons mentionné dans le programme de 1èreAM, les anciens
programmes proposaient déjà une pratique de la langue à travers différents
types de textes. Au cours des quatre années de collège, narration, description,
explication et argumentation s’équilibreront dans des pratiques décloisonnées
qui intégreront souplement activités d’oral, de lecture, en les articulant.
En 1ère
année, la narration occupe une place prépondérante. Mais il n’est pas exclu que
des passages descriptifs, explicatifs, argumentatifs se mêlent à la narration
pour l’enrichir.
En 2ème
année, une grande place est accordée à la description, sous toutes ses formes
et dans la diversité des textes (description objective, description subjective,
description au service de la narration, de l’explication, de l’argumentation …)
En 3ème
année, la prépondérance a été donnée à l’explication, en 4ème année
elle est donnée à l’argumentation.
Ainsi, au
cours des quatre années de l’enseignement moyen, les types de texte les plus
divers sont étudiés, mais la priorité ne sera pas la même suivant le niveau.
2.3-
Les compétences linguistiques :
Il s’agit
ici de réactiver et d’enrichir ses connaissances sur la langue. Etant donné que
le travail sur la langue sert d’ancrage au développement des compétences
communicationnelles, il est important de l’aborder, non pas isolément, mais
concomitamment à celles-ci.
III- DEMARCHE PEDAGOGIQUE
La pédagogie
du projet organise les apprentissages en séquences suivant une progression bien
précise. Elaborée par le professeur en fonction du projet retenu, cette
progression établit un ordre dans les apprentissages. Elle doit déterminer un
enchaînement précis des séquences de façon à éviter l’empilement et la
juxtaposition des notions. Elle ménage également entre les séquences des temps
d’évaluation qui permettent de mesurer les acquis et d’estimer les besoins qui
restent à combler chez les élèves.
3.1-
La planification du projet
La
planification (ou niveau pré-pédagogique) précède la mise en œuvre du projet en
classe. C’est donc la préparation du projet par l’enseignant.
· analyse des besoins.
· sélection d’une (ou des) compétence(s)
(cf. programme).
· sélection des objectifs (cf. programme)
et leur démultiplication si cela est nécessaire.
· détermination des contenus linguistiques
et discursifs.
· détermination des délais de réalisation
du projet : d’un point de vue normatif, 3 à 6 semaines suffisent
· choix des modalités de fonctionnement
(en groupe-classe, en sous-groupes, en binômes ou individuellement).
·
sélection
des supports (explications en tous genres).
Au niveau
pédagogique, le projet s’actualise dans les activités et les tâches et dans les
modes d’évaluation.
Le projet
est présenté aux élèves, négocié avec eux. Cette concertation porte sur la
nature du projet à réaliser et sur sa mise en œuvre. En cours de réalisation du
projet, des points de langue sélectionnés (grammaire, conjugaison, vocabulaire,
orthographe) seront systématiquement étudiés. Des moments de métacognition
(réflexion des élèves sur leurs propres stratégies d’apprentissage) seront
ménagés.
La
planification du projet est donc une organisation rigoureuse selon un plan à
suivre. Cependant, ce n’est pas une programmation. L’enseignant doit pouvoir
l’adapter à la réalité de sa classe et aux moyens dont il dispose. C’est ainsi
que des réajustements, des reprises, des mises au point doivent lui permettre
de faire correspondre les actions planifiées et celles réellement réalisées en
classe.
Des
activités décrochées (cf. glossaire) peuvent être programmées hors séquence en
fonction des besoins.
3.2-
La séquence
La séquence
est l’ensemble des séances qui participent au même objectif d’apprentissage.
3.2.1-
Le travail dans la séquence :
Le travail
dans la séquence exige de définir préalablement des objectifs d’apprentissage à
mettre en place. Ceci se déroule à travers des activités orales et/ou écrites.
Ces activités permettent d’atteindre les objectifs sélectionnés.
3.2.2-
Le travail hors séquence :
Certaines séances ou activités peuvent prendre place
dans la classe sans être systématiquement intégrées dans une séquence. Deux
types d’activités entrent dans cette catégorie.
1)- Les séances d’orthographe ou de construction des
outils linguistiques, utiles toute l’année et pendant lesquelles on formalise
des savoirs.
Par
exemple, en orthographe (rappel) :
Entre
deux voyelles, le s se prononce z.
Une
rose – une visée – une maison
Devant
m,
b, p, le n se transforme en m en français.
Simplifier-
emballer-
emmagasiner.
2)- Les activités qui répondent
à l’irruption, dans la vie de la classe, d’un événement imprévu qui mobilisent
l’attention et les affects des élèves :
-
événement au collège : un professeur part à la retraite, un élève
tombe malade, sélection de la chorale de l’école à un concours, obtention d’une
coupe par les élèves de l’école, création d’un club vert, création d’un journal
scolaire ou d’une revue …
- événement
local : intempéries, séisme, inondation, reboisement, inauguration
d’une bibliothèque, fête nationale ...
- événement
mondial : jeux olympiques, coupe du monde de football, journée
internationale du livre, foire internationale, catastrophes naturelles
(Tsunami, tempête, tornade …).
Il est donc
bienvenu d’ouvrir un espace de parole (débat, discussion libre), d’écriture
(écrire une lettre, un texte de solidarité), de lecture (on lit ensemble un
article de presse, une affiche, etc.) au cours d’une séance indépendante du
projet sur lequel on est en train de travailler.
IV- STRATEGIES D'APPRENTISSAGE
4.1- Savoir lire :
On attend de l'élève de collège
qu'il maîtrise suffisamment la lecture pour entrer dans des textes de plus en
plus variés en en saisissant le thème et l’intention principale. Ces textes
peuvent être issus de journaux, d'ouvrages documentaires, d’encyclopédies, de
romans, de manuels scolaires d'autres disciplines (sciences naturelles,
histoire/géographie …), de dictionnaire ou de tout texte issu de la vie
quotidienne : prospectus, petite annonce, notice, publicité etc. La
compétence de lecture consiste à comprendre le sens d’un texte ou d’un message.
Face à un écrit nouveau, l’élève doit construire cette compréhension à partir
de deux démarches :
- La
reconnaissance d’éléments connus, déjà vus dans d’autres documents ;
- Les hypothèses
de sens issues de l’observation d’éléments paratextuels ou textuels : la
disposition sur la page, les caractères utilisés, la présence ou pas d’auteur,
d’illustrations, etc. qui amèneront l’élève à deviner le contenu du texte, à
qui il s’adresse, quelle est sa visée etc.
Faisant interférer ces deux
approches, l’élève les confirmera au besoin par le déchiffrage des mots ou
expressions totalement inconnues.
Dans la classe, l’enseignant
doit aider à cette dialectique entre plusieurs éléments d’observation, à cette
circulation et à cet approfondissement du sens. Il le fera en particulier à
partir du questionnement oral et collectif qui permet la découverte d’un texte.
Ce questionnement passe de la
perception la plus globale du texte (à votre avis, de quoi parle ce texte ?
à qui s’adresse-t-il ? etc.) à sa compréhension plus fine (Quel est le
point de vue de l’auteur ?), voire à sa compréhension implicite (à votre avis,
les exemples choisis par l’auteur illustrent-ils les arguments avancés ?).
On n’oubliera pas de demander régulièrement et systématiquement sur quels
indices se base l’élève pour répondre :
Ex : « Quelle est la visée de
l’argumentateur ? ».
« Quelles expressions le montrent dans le texte ? ».
QUESTIONNER
UN TEXTE ORAL OU ECRIT :
Lorsque l’enseignant présente un
texte, il le questionne oralement ou par écrit. Mais les questions qu’il pose
visent d’abord à faire «entrer » l’élève dans le texte, à faire que
l’élève questionne lui-même le texte pour le comprendre, le saisir.
On peut établir une typologie de
questions à poser sur un texte. L’enseignant devra varier les questions, les
doser en allant des plus faciles aux plus complexes, sans vouloir trop guider
au point «d’assister » l’élève, mais plutôt en le faisant chercher et
découvrir.
Toutes ces questions sont des
variantes de consignes, puisqu’il s’agit d’une demande d’action.
On peut distinguer 5 types de
questions :
·
type1 : celles dont la réponse se trouve directement
dans le texte. Elles facilitent l’ancrage dans le texte.
·
type2 : celles qui supposent une compréhension globale
du texte.
·
type3 : celles dont la réponse demande une
interprétation globale du texte, où il faut lire «entre les lignes ».
Elles exigent souvent un degré de compétence de l’élève en lecture ou une
familiarité avec le sujet dont il est question dans le texte.
· type4 : celles dont la réponse
demande de s’appuyer sur le texte, mais en allant aussi chercher des
informations ailleurs (dictionnaire, connaissances personnelles, actualité etc.).
· type5 : celles dont la réponse est
hors du texte (question de grammaire ou de vocabulaire posée à la suite du
texte).
C’est évidemment les types 1,
2, 3 qu’il faut privilégier si on veut que les réponses apportent des
informations en vue d’un objectif visé (exemple découvrir les étapes d’une
explication).
Il faut soigneusement choisir
ses questions et se demander si on les pose pour chercher ou pour vérifier la
compréhension.
Pour qu’un élève s’approprie
une question, on peut lui demander de la transformer en phrase interrogative.
Exemple : la question « Relève les exemples qui illustrent les arguments
donnés par l’auteur ».
Devient : « Quels
sont les exemples qui illustrent les arguments donnés par l’auteur ? ».
C’est une dure école. La
non-violence commence aux gestes quotidiens. Prenons l’exemple le plus
courant : le comportement de l’homme de la rue. Je mesure un mètre quatre
vingt cinq et je pèse cent vingt kilos. Rencontrant sur un trottoir un homme
moins fort, si je veux passer, je passerai en le bousculant. La non-violence
consiste à s’écarter pour le laisser passer.
Quand je suis en voiture, je
suis enfermé dans une cuirasse qui me procure une impression d’invulnérabilité.
Il suffit que j’appuie sur une pédale pour que ma force devienne celle de
dizaines de chevaux. Comme je suis bien assuré, s’il y a un piéton devant moi,
je peux me permettre de foncer sur lui. Je sais qu’il se sauvera car il aura
peur. La non-violence consiste à poser le pied sur le frein, au lieu de le
poser sur l’accélérateur, et à sourire au lieu d’injurier le piéton.
C’est seulement à partir du
moment où on a compris cela que l’on a une chance de devenir non-violent. C’est
très difficile au début, car l’instinct nous pousse à faire le contraire. Mais
si l’on remporte sur soi cette victoire … On se donne une grande satisfaction.
1. De quoi parle
l’auteur dans ce texte ? Type 1
2. D’après le texte, est-il facile d’être non –
violent ? Type 2
3. Quel est le
passage qui justifie ta réponse ? Type 1
4. Quel moyen
l’auteur utilise-t-il pour défendre son point de vue ? Type 3
5. Quels sont ces
exemples ? Type 3
6. « Je sais
qu’il se sauvera car il aura peur ».
Quel est le rapport exprimé
dans cette phrase ? Type 5
Remplace le mot en gras par
un autre de même sens.
4.3-
Comment travailler l’écrit :
Ecrire c’est réécrire. L’apprenant ne réussit pas du premier coup à rédiger un texte satisfaisant. L’enseignant doit fréquemment aider ses élèves à retravailler leurs productions. Pour cela, après un « premier jet », il oriente l’attention de la classe vers quelques points bien ciblés sur lesquels les élèves vont retravailler.
4.4- Enseigner les points de
langue ressortissant à l’argumentation :
L’énonciation
L’énonciation est l’acte de production de l’énoncé. Pour bien comprendre un énoncé,
il est nécessaire de savoir qui parle,
à qui, quand, où et pour quoi faire.
Les pronoms personnels
L’énonciateur ou les énonciateurs (celui ou ceux qui argumentent) se désigne par je, nous
ou on rapporte parfois les
paroles d’autres personnes ou personnages (appelés locuteurs). Le(s) destinataire(s) (celui, celle(s)
ou ceux à qui est destiné(s) l’énoncé) est désigné par tu ou vous.
Les personnes ou les choses dont on parle sont désignés par il(s) ou elle(s).
Les marques de subjectivité de l’énonciateur
Dans un texte argumentatif,
l’argumentateur exprime son point de vue et tente de convaincre le
destinataire. Pour cela, il utilise des mots chargés de subjectivité (langage
affectif) afin de sensibiliser le destinataire et le persuader. Aussi, il
utilise des phrases assertives (affirmatives) et quelquefois des phrases
interrogatives ou exclamatives.
Les modes et les temps des verbes
Dans un énoncé argumentatif,
l’argumentateur utilise souvent ;
-
le présent d’énonciation, exemple : il faut
conclure de là …
-
le présent atemporel qui permet à l’argumentation de
se confondre (se mêler) à la vérité générale et valable à tous les temps.
-
L’impératif, le subjonctif sont deux modes qui
permettent de prescrire, souhaiter ou inciter à agir.
Le texte
Le texte est à étudier selon
les points suivants :
Le thème et le propos
Dans une
argumentation, il est primordial de comprendre de quoi on parle et surtout ce
que l’on en dit, si l’on veut comprendre la thèse.
On sera attentif
à la manière dont thème et propos sont ordonnés dans les progressions
thématiques.
Les connecteurs
Dans le discours argumentatif, l’énonciateur suit souvent un ordre logique, que l’on peut parfois repérer aux mots de liaison qui facilitent la compréhension du message et qui aident à retrouver l’enchaînement et la succession des faits.
Dans le discours
argumentatif, on sera surtout sensible à l’expression de la concession mais
aussi souvent à l’expression de la cause et de la conséquence. Parfois, ces
liaisons peuvent ne pas être mises en évidence par des mots ; on dit alors
qu’elles sont implicites.
Les connecteurs logiques appartiennent à des classes différentes : des conjonctions de subordination (comme, parce que, bien que, puisque, si bien que …), des conjonctions de coordination (mais, car, donc, or …), des prépositions ou locutions prépositives (pour, par, à cause de, grâce à …) des adverbes ou locutions adverbiales (cependant, ainsi, de même …), ou des expressions (d’une part, d’autre part …).
Les anaphores.
Les reprises lexicales (sous
forme de GN) ou pronominales sont constitutives de tout texte. Dans
l’argumentatif leur rôle est très important : elles peuvent valoriser ou
déprécier et contribuer ainsi à l’orientation de l’argumentation.
Le champ lexical est organisé en fonction de la thèse soutenue. ; il dépend de la compréhension. Il est toujours construit a posteriori : ce n’est que lorsqu’on a compris de quoi il s’agit que l’on dégage le champ lexical d’un texte.
Les substituts
Le substitut est un mot ou un
groupe de mots qui remplace un groupe nominal ou un nom, un adjectif, une
proposition …
On distingue :
- les pronoms
(ou substituts grammaticaux) : le, la, les, il(s), elle(s), celui-là,
ceux-là, celle(s)-là …
- les groupes
nominaux (ou substituts lexicaux ou nominaux) qui remplacent un nom ou un autre
groupe nominal en contribuant à l’analyser.
La phrase
Déjà mentionné dans le
document d’accompagnement de 3èmeAM, tous les types de phrase
peuvent être rencontrés dans tous les types de textes. Etant donné que chaque type de texte présente une visée
spécifique, le type de phrase sera tributaire du type de texte choisi.
Dans le texte argumentatif,
l’argumentateur a pour objectif d’influencer l’autre par le raisonnement ou la
persuasion. Pour cette raison, il utilisera surtout des phrases complexes qui
expriment la cause, la conséquence ou l’opposition.
Un exemple
de démarche de leçon de vocabulaire (et non un modèle) :
|
Professeur |
Elèves |
|
-
Le professeur choisit le fait de langue à étudier.
Les mots argumentatifs sont à privilégier en 4èmeAM. |
|
|
-
Il vérifie la notion (champ lexical ou sémantique,
dérivation, homonymie, synonymie, antonymie …) dans un ouvrage de référence :
un dictionnaire spécialisé, un ouvrage théorique. |
|
|
-
Il met en place un dispositif de classe : des
moments de concertation (travaux de groupes), des moments de systématisation
(travail individuel). |
|
|
-
Il prévoit l’activité mentale :
rapprocher ? comparer ? associer ? … |
|
|
-
Il choisit un corpus (texte ou phrases) et prépare
un questionnaire grammatical. |
|
|
-
Il soumet le corpus aux élèves. |
Les élèves lisent le
corpus. |
|
Professeur |
Elèves |
|
-
Il questionne. |
Les élèves analysent le
corpus en fonction du questionnaire. |
|
-
Il circule de table en table (il oriente,
supervise et conseille). |
Ils notent
(individuellement ou collectivement) leurs réponses. |
|
-
Il fait la synthèse orale avec les élèves puis la porte au tableau. |
Ils notent cette synthèse
sur le cahier (traces écrites). |
|
-
Pour juger de la maîtrise du point de langue, il
invite les élèves à donner des exemples. -
Il présente une batterie d’exercices pour une
systématisation du point de langue à l’écrit. |
Ils réinvestissent
oralement le point de langue étudié. Ils font des applications
(batterie d’exercices). |
|
-
Il évalue. |
Ils corrigent. |
4.5- La consigne :
Dans la vie scolaire de l’élève, la consigne écrite ou orale est le chemin qui mène aux apprentissages. « Comprendre ce qu’il est demandé de faire » aide l’élève à construire son savoir. La consigne indique donc une tâche à accomplir. La tâche est l’ensemble des activités exercées par l’élève pour réaliser un travail.
La réussite de la tâche dépend beaucoup de la formulation de la consigne. Il existe de bonnes et de mauvaises consignes.
Une mauvaise consigne est :
- soit trop vague et l’élève ne sait que faire :
Ex : « rédige une argumentation
en fonction d’une visée »
- soit trop bavarde et l’élève n’a
plus rien à faire :
Ex : « Relève le proverbe cité dans le dernier paragraphe du texte
».
Une bonne consigne est précise, explicite et facilite la tâche à entre-prendre. Elle peut
être courte ou longue mais doit surtout focaliser l’attention de l’élève sur ce
qui est important en fonction de
l’objectif poursuivi.
Il faut distinguer trois
types de consignes :
·
Une consigne pour diagnostiquer (avant
l’apprentissage)
·
Une consigne pour chercher (pendant l’apprentissage)
·
Une consigne pour évaluer (après l’apprentissage)
Les verbes de la consigne :
Dans un énoncé, certains mots
sont particuliers à la discipline dans laquelle on travaille. D’autres mots,
des verbes principalement, désignent des tâches à accomplir quelle que soit la
discipline (trouver, expliquer, relever, entourer …).
Dans la discipline de
français, les indications de consignes qu’il faut savoir reconnaître et
exécuter, sont nombreuses selon les activités :
- repérer des
informations dans un texte : repérer,
relever, recopier, souligner,
entourer, lister …
- établir des ensembles ou
des sous-ensembles : regrouper,
trier, relier …
- établir un
classement : ordonner, classer,
hiérarchiser …
- donner une
explication : expliquer, justifier …
Les verbes de l’argumentation :
L’idée d’argumentation
suppose l’idée d’affirmation mais aussi l’idée d’opposition. Elles sont
exprimées par des verbes qu’il faut connaître, ce sont à titre d’exemple : affirmer, confirmer, prouver, s’opposer à, contester …
4.6- Le traitement de l’erreur :
Selon l’objectif poursuivi par la séquence, il est nécessaire pour l’enseignant de cibler certaines erreurs révélatrices de la non-atteinte des objectifs qui feront l’objet d’un travail collectif ou individuel :
-
repérage de l’erreur.
- hypothèses sur les causes qui l’ont provoquée.
- remédiation à l’erreur.
L’erreur n’a pas le même statut selon qu’elle apparaît dans le processus d’apprentissage ou dans les évaluations sommatives. En évaluation formative, elle est révélatrice des représentations de l’élève et de ses stratégies ; elle ne doit pas être considérée comme une faute mais comme un indice de la progression de l’élève dans l’apprentissage.
4.7- La métacognition (faire
réfléchir l’élève) :
Le travail de l’élève
consiste autant à effectuer une tâche qu’à réfléchir sur la façon dont il
l’exécute. L’enseignant fera de ces moments de réflexion de véritables étapes
du travail : avant, pendant, et après une activité donnée. Il aidera
d’abord l’élève avec des questions sur la procédure qu’il suit. Exemple :
- « Par quoi vas-tu
commencer ? », « Comment vas-tu travailler ? » ;
- « Où en es-tu ? », « Que dois-tu faire à présent ? ».
Ces questions peuvent être un tremplin pour aller vers la métacognition. L’enseignant posera alors des questions comme :
- « Qu’as-tu appris à travers cette activité ? », « Quelles difficultés as-tu rencontrées ? » ;
- « Que vas-tu en retenir ? » ;
- « A quoi cela va-t-il te servir à l’avenir ? ».
Par un questionnement régulier et une verbalisation de ses pratiques, l’élève prendra l’habitude de mieux connaître ces difficultés, ses stratégies de travail et d’apprentissage, ainsi que celles de ses camarades. L’important est donc d’en faire un objet d’échange avec les autres. On suggère que l’élève ait un « carnet de bord » où il rendra compte, pour lui-même, de ses petites réflexions, de ses observations sur sa façon d’apprendre et de travailler.
V- CONTENUS D’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
5.1- L’argumentation :
Argumenter c’est soutenir un
point de vue, pour y faire adhérer son
destinataire.
Argumenter
peut être convaincre (en utilisant des arguments rationnels) ou persuader (en
utilisant des arguments d’ordre affectif) ou, le plus souvent, les deux à la
fois.
L’élève est
habitué, dans la vie quotidienne (les échanges avec sa famille ou ses amis, les
médias, la publicité …, à entendre, lire des argumentations dans sa langue
maternelle et à argumenter sans pour
autant produire un texte argumentatif
Depuis
l’école primaire, il apprend les rudiments d’une argumentation en français
(« j’aime, je n’aime pas … parce que … » ; en 4èmeAM,
on exigera de l’élève qu’il comprenne une argumentation simple dans un texte et
qu’il donne quelques arguments pour justifier son opinion.
On demande à
l’élève d’exposer son opinion et de la justifier sans défendre la thèse
adverse. Par ailleurs on peut faire dialoguer deux élèves ou deux groupes
d’élèves dont les opinions s’opposent.
Il n’est pas
exclu qu’un élève produise une argumentation contradictoire. En aucun cas elle
sera exigée, attendu que cela figurera au programme du secondaire.
5.1.1- Une situation d’énonciation particulière
Argumenter
c’est vouloir influencer l’autre par le raisonnement ou la persuasion. On
rapporte parfois les paroles d’autres personnes (qui soutiennent l’opinion
qu’on défend ou au contraire l’opinion adverse). L’argumentation est
caractérisée par l’implication des interlocuteurs. Elle est souvent subjective.
Dans
l’interaction propre à l’argumentation, le sujet qui argumente sait que son
destinataire n’est pas d’emblée acquis à sa cause.
La valeur
d’une argumentation se voit à ses résultats.
5.1.2- Plusieurs formes de discours au service de l’argumentation
Les arguments sont divers et peuvent s’exprimer à travers une description, un récit, et dans le cadre du raisonnement à travers une explication.
5.1.3- Des marques linguistiques
Pour les raisons énoncées ci-dessus, le discours argumentatif est marqué essentiellement par les faits de langue suivants :
- l’expression de la concession,
- la définition, l’énumération, la démonstration, l’exemplification,
l’illustration, la ponctuation …,
- l’expression
de la causalité (cause, conséquence),
- les paroles
rapportées,
- les
connecteurs logiques,
- le lexique de
la valorisation et de la dévalorisation,
- la
modalisation (marques d’opinion, nuances dans les jugements, exagérations …).
a- travailler une oeuvre complète
Aller vers des œuvres complètes est un des objectifs de l’enseignement moyen. L’élève sera amené à devenir un lecteur autonome ne se contentant plus des extraits d’œuvres étudiés dans un manuel en classe. Il passe donc de la lecture scolaire (faite en classe), à une lecture sociale (faite dans la vie quotidienne, pour le plaisir).
Une œuvre complète peut être courte (une nouvelle) ou longue (un roman, un recueil de fables)… L’important est que la classe l’appréhende dans sa totalité d’objet social : couverture en carton, illustration, page de garde, pagination …
Il n’est pas besoin d’étudier
une œuvre complète dans sa totalité et pendant un laps de temps assez long, car
le plus important est de multiplier les occasions pour faire connaître le plus
d’auteurs possibles aux élèves leur inculquant ainsi le goût et le plaisir de
lire. Les œuvres doivent être très variées.
1)- Chaque élève choisit un
livre et le présente à la classe voisine en donnant les raisons de son choix et
lit un ou deux passages à haute voix ;
2)- L’autre possibilité est de
lire un chapitre pour :
- en dégager l’idée essentielle
- le résumer à ses camarades
- dégager l’intention de l’auteur
- repérer le passage argumentatif
- relever les mots ou expressions utilisés pour
souligner l’importance de ce thème
- le reformuler
- le dramatiser
b- Nomenclature
linguistique :
La nomenclature linguistique proposée pour la 4èmeAM complète celle des années précédentes. Les points de langue écrits en caractères gras sont à enseigner impérativement.
* Grammaire :
-
L’expression de la cause
-
L’expression de la
conséquence
-
La relation
cause/conséquence
-
L’expression du but
-
La proposition subordonnée
complétive
-
L’expression de
l’opposition
-
L’expression de la
condition
-
L’expression du lieu
-
L’expression du temps
-
Les présentatifs
-
Les connecteurs
logiques/chronologiques
-
Les anaphores
-
Les pronoms personnels
- Les
indicateurs de temps
- Les
indicateurs de lieu
- La
coordination et la juxtaposition
- La tournure
impersonnelle
- La
nominalisation par suffixation
- La
transformation passive
- La ponctuation
(Les deux points, les parenthèses, les tirets, …)
- Les types de
phrases
* Conjugaison :
-
Le présent de l’indicatif
- Le conditionnel (présent, passé 1ère forme)
-
Le présent de l’impératif
- Le présent du
subjonctif
- La concordance
des temps
* Vocabulaire :
- Le lexique de l’argumentation
- Les adjectifs mélioratifs, laudatifs /
dépréciatifs
- Les verbes d’opinion
- Les registres de langue : courant,
familier, soutenu
- La comparaison
- Les modalisateurs
- L’antonymie
- La polysémie
- La synonymie
- Le champ lexical
- La famille de mots
- Le lexique relatif à la lettre (familière
ou administrative)
* Orthographe :
- L’accord sujet/verbe.
- L’accord de l’adjectif qualificatif
- L’accord du participe passé
- Les adverbes en « ment, amment »
- Les homonymes
- Les homophones
- Les abréviations
A n n e x e s
1-
Grille d’évaluation d’une séquence (à l’usage de l’enseignant) :
|
|
Oui |
Non |
|
1.
Sélection
d’une compétence (cf. programme) 2.
Sélection
d’objectifs d’apprentissage : -
à l’oral. - à l’écrit. 3.
Démultiplication
des objectifs d’apprentissage : -
en lecture. -
à l’oral. -
en langue (grammaire/conjugaison/orthographe/lexique). -
en écriture. 4.
Sélection
des supports à utiliser : -
en lecture (texte). -
à l’oral (documents sonores). -
en langue (corpus). -
en écriture. 5.
Sélection et
organisation des activités : -
de lecture. -
d’oral. -
de langue. -
d’écriture. 6.
Définition
des consignes : -
de lecture. -
de travail de l’oral. -
de fonctionnement de la langue -
d’écriture. 7.
Définition
du mode d’organisation : -
en groupe-classe. -
en sous-groupe. -
en binôme. -
individuellement. 8.
Préparation
d’une grille d’évaluation des productions d’élèves. 9.
Prévision de
moments (avec les élèves) : -
de réécriture. -
de systématisation des points de
langue. -
de réflexion (amener l’élève à
réfléchir sur ses stratégies d’apprentissage). -
de moments de verbalisation (amener
l’élève à exprimer par la parole comment il a fait). -
d’interaction entre élèves. -
de pédagogie différenciée pour
s’adapter aux différents niveaux. -
de synthèse. -
de mise en commun en classe. 10.
Relecture de la séquence : -
articulation avec la séquence
précédente. - articulation avec la séquence à venir. |
|
|
2-
Orthographe
L’orthographe française est
un système complexe qui se développe selon deux axes :
- un
axe phonographique
- un axe morphographique
Ces deux axes doivent être
travaillés étroitement avec les activités grammaticales et lexicales.
Deux principes fondent
l’enseignement de l’orthographe :
1- L’orthographe
normée présente dans les textes y est étudiée.
2- L’orthographe
variante des élèves dans les textes qu’ils produisent en dictée ou en rédaction
est un support adéquat pour mener de nombreux apprentissages.
Activités de découverte de
l’orthographe dans les textes
L’axe phonographique est fondamental pour la maîtrise de l’écrit, cela
suppose des activités de découverte du système au travers de textes normés.
Les consignes d’observation
peuvent s’appuyer :
- sur la recherche de mots contenant un phonème
donné,
- sur la valeur phonique d’une lettre.
Le corpus ainsi constitué a
la particularité de recouvrir, soit toutes les graphies d’un phonème, soit
toutes les valeurs d’une lettre (y compris les valeurs muettes qui traduisent
des fonctions lexicales ou grammaticales).
Les activités de
tri-classement du corpus sont un moyen puissant pour formaliser le système.
L’axe morphographique est le plus complexe .Il se subdivise en trois grandes
parties :
- les accords grammaticaux
- l’orthographe lexicale
- les homophones.
- L’approche phonographique, par les recherches des
fonctionnalités des lettres, oblige à s’interroger sur la fonction des lettres
muettes.
- L’approche sémantique permet de formaliser l’orthographe grammaticale.
C’est en observant les marques écrites que l’on s’interroge sur les diverses
marques de pluriel, orales, écrites ou sémantiques.
C’est sur la base de
synthèses issues d’observations empiriques que l’élève construit
progressivement ses savoirs sur la langue afin d’élaborer ses propres
stratégies.
L’approche empirique de
l’orthographe, par l’observation des textes, est applicable à toutes les
notions du champ.
Activités de maîtrise de la
variation orthographique dans les textes d’élèves
Du fait que la dictée n’est
pas un exercice d’orthographe mais un mode de transmission du texte, il
convient donc d’interroger l’orthographe des élèves soit :
- au cours du processus d’écriture,
- dans une phase ultérieure de révision du texte.
Dans tous les cas, l’élève
doit être aidé dans la tâche difficile de la graphie des mots et des phrases.
L’évaluation rend compte de ses réussites comme de ses échecs. Le fondement de
ce type d’activités repose sur un dispositif d’évaluation formative.
Diverses modalités de
dictées peuvent être proposées :
- Des dictées très courtes dont le texte prend appui
sur la vie de classe ou le vécu des élèves, permettent de travailler des points
précis. L’affichage au tableau des erreurs d’élèves donne lieu à un débat
collectif sur les graphies à adopter ou les stratégies valides.
- La dictée dialoguée met en œuvre le
même principe de verbalisation des stratégies. A la fin de chaque phrase
écrite, les élèves sont autorisés à poser une question qui porte, non sur la
graphie du mot, mais sur ce qui la motive (ex : Y a-t-il un S à la fin de
… n’est pas validable, tandis que Y a-t-il une marque de pluriel à ce
mot ? l’est).
- La dictée d’un texte à trous donné aux
élèves, permet de ne travailler qu’un point précis de l’orthographe …
L’évaluation sommative de
l’orthographe ne peut être effectuée au moyen d’une dictée, ni n’entre en
compte dans la note chiffrée.
Rédaction
La révision orthographique
des textes produits par les élèves est
le lieu privilégié du travail sur l’erreur. La construction et /ou
l’utilisation d’une typologie d’erreur y est indispensable. Le codage des
erreurs par l’enseignant, non plus en fonction du lieu mais en fonction de la
nature de celles-ci, contraint l’élève à mettre en œuvre les stratégies
adéquates. La complémentarité de la
typologie avec la dictée dialoguée
ou ses variantes est évidente :
- La dictée dialoguée donne accès aux
diverses stratégies dans la classe.
- La typologie entraîne la mise en œuvre
de ces diverses stratégies.
Evaluation
En évaluation « la
chasse aux fautes » est abandonnée, L’évaluation rend compte des réussites
et des échecs de l’élève. La proportion de mots bien orthographiés est un
indice aussi pertinent que celle de l’erreur. C’est l’évolution de ces
proportions qui marquent le progrès de l’apprentissage. L’usage de la typologie
d’erreurs permet à l’élève de cerner ses difficultés essentielles par un relevé
des occurrences de chaque type d’erreurs. Ce relevé est un outil d’évaluation
qualitative de la variation pour chaque élève et un outil de différenciation
pédagogique en terme de remédiation.
3-
Vocabulaire
Le vocabulaire est une donnée
fondamentale de la compréhension fine de la langue et donc des textes. Il peut
être travaillé pour lui même, au travers d’activités spécifiques, ou pour la
lecture/écriture de textes.
Les trois niveaux
interagissent entre eux et sont mis en œuvre en complémentarité.
Le mot génère un réseau de
relation en terme d’associations et d’analogies. Trois domaines sont
exploitables pédagogiquement :
- Le potentiel d’ouverture du mot, en terme de sujets
évoqués : débat, discussion, expression orale, expression écrite.
- Le réseau de relation du mot : recherche de gradation,
appariement de terme et compatibilité de sens.
- La forme analysable du mot : dérivation, familles de
mots, sens des suffixes, préfixes et radicaux
Du texte au mot
Le texte est une source pertinente de mots. Chaque type de texte génère ses propres champs lexicaux et sémantiques. Le questionnement du texte en fonction des mots qui le composent mène à des apprentissages motivés en terme de production de textes. Le questionnement du texte par son vocabulaire, implique une lecture analytique qui contribue à construire le sens du texte. La formalisation des phénomènes observés en situation, s’opèrent en tri et classement. Elle amène à construire des critères de qualité du texte réinvestis dans les activités de production.
C’est le texte choisi par l’enseignant qui détermine
l’approche la plus judicieuse. Des corpus de mots peuvent êtres constitués en
vue d’une utilisation ultérieure.
Du mot au texte
Le potentiel d’évocation du mot suffit à générer un texte. En partant de listes de mots préétablies par l’enseignant ou par l’activité de lecture, l’élève est amené progressivement à la production de textes. Ces productions passent par des jeux d’associations sémantiques justifiées dans un court texte oral ou écrit. Le dictionnaire est un outil indispensable. Utilisé à bon escient, il permet à l’élève entre autre, d’écrire de petites définitions.
Concevoir de petits dictionnaires peut constituer à la fois une activité de formalisation du lexique et un projet pédagogique pertinent.
Du mot au mot
Le mot, en tant que forme analysable, est travaillé pour lui même. Le sens du mot se construit comme se construit le sens du texte et passe par diverses activités visant à informer l’élève sur les relations sémantiques et morphologiques qui unissent les mots :
§ Jeux d’analyse : découper des mots en fonction de leurs constituants internes, construire des mots existants ou inventés et produire des définitions.
§ Jeux de classement : constitution de listes de synonymes, construction de gradation de sens.
Jeux de classement : classement de suffixes ou de préfixes en fonction de la
catégorie grammaticale des mots qu’ils permettent de créer.
4- La cohérence textuelle :
Pour qu’un texte soit
cohérent, l’énonciateur doit respecter simultanément les quatre règles
suivantes :
a)- La règle de
répétition :
Chaque phrase doit reprendre
systématiquement une information donnée avant.
b)- la règle de
progression :
De nouvelles informations
doivent être apportées de phrase en phrase et à l’intérieur de chaque phrase.
c)- La règle de
relation :
Les informations apportées doivent
garder un lien de sens entre elles et ce, à l’intérieur d’une phrase, de phrase
en phrase, dans l’ensemble du texte ou par rapport au contexte.
d)- La règle de
non-contradiction :
Aussi bien à l’intérieur d’une phrase,
de phrase en phrase, dans l’ensemble du texte ou par rapport au contexte, les
informations apportées ne doivent souffrir d’aucune contradiction.
. Notons que
les quatre règles sus-citées ne participent pas seules de la cohérence
textuelle. D’autres paramètres rentrent en ligne de compte, à savoir :
- la prise en
compte des éléments de la situation de communication,
- la prise en compte de la dominante textuelle (Les outils de la langue diffèrent selon que l’on raconte, décrive, explique ou argumente.),
- le respect
de la structure du texte.
5- Le
résumé
L’entraînement au résumé permet de développer chez
l’élève sa capacité de discerner l’essentiel d’un texte .Résumer un texte,
signifie le réduire, le condenser, c’est-à-dire rendre en peu de mots ce qui a
été dit ou écrit plus longuement.
Donner toute sa valeur au résumé nécessite certaines
règles de base :
-
Comprendre la pensée de l’auteur
-
Dégager l’idée générale
-
Souligner les termes les plus importants et les
passages significatifs
-
Dégager le plan du texte
-
Respecter l’ordre des idées
-
Respecter le système de l’énonciation.
-
Respecter le temps des verbes
-
Réduire un texte environ au quart de sa longueur (le
nombre de mots à employer est quantitativement limité)
6- La prise
de notes
Arrivé en 4ème, l’élève doit savoir
prendre des notes. La prise de notes qui a un but pratique, utilitaire se
définit comme suit :
- relever les points essentiels d’un discours
ou d’un texte lu ou écouté afin de pouvoir le reconstituer aussi fidèlement que
possible.
- garder la trace écrite d’un
cours, d’une conférence, d’une lecture ...
La PDN est une activité qui nécessite :
-
un travail d’organisation,
-
un choix des informations en vue de l’objectif visé,
-
une mise en valeur et une mise en relation de ces
informations.
Cette prise de notes est rendue plus aisée par
l’emploi de quelques techniques telles :
-
les abréviations
-
le style télégraphique
-
la visualisation
-
les caractères
-
les codes
-
les couleurs
-
le surlignage et le soulignage.
Quelques objectifs d’apprentissage :
-
trouver ses propres codes,
-
savoir passer du rédigé au télégraphique, donc des
verbes conjugués à la nominalisation et inversement,
-
trouver un codage des liens logiques,
-
travailler l’espace et la clarté.
En matière de prise de notes, il est difficile de
dégager des activités exclusivement d’oral ou d’écrit puisque pour l’oral, la
prise de notes est le support écrit de la parole. Donc, les objectifs
d’apprentissage retenus sont autant des objectifs d’oral que des objectifs
d’écrits, à titre d’exemple :
-
prendre des notes à partir d’un texte écouté,
-
dire un texte à partir d’une prise de notes.
Quelques abréviations et signes courants :
|
Lettres et accents |
Signes courants |
|
Ex = exemple Gd = grand Def = définition Ds = dans Ccl = conclusion Càd = c’est-à-dire Intro = introduction Nb = nombre Qq = quelques W = travail Pp = pages Revn = révolution (n en exposant) Devt = développement (t en exposant) |
= égale + plus - moins < inférieur à > supérieur à … |
7- Le Curriculum
Vitae
Le curriculum vitae est une expression latine qui
signifie le « parcours de la vie » la « carrière de la vie ».
On utilise couramment l’abréviation/sigle CV.
Le CV sert à présenter par écrit des informations à
un destinataire donné. Celles-ci porteront sur :
-
L’identité de la personne concernée (nom, prénom, date
et lieu de naissance, nationalité, adresse, téléphone, mail …).
-
Son état civil (situation de famille).
-
Ses diplômes (du plus élevé et plus récent avec date
et lieu d’obtention).
-
Son parcours professionnel.
-
Les langues parlées et écrites.
-
Divers …
Le CV accompagne ou suit une lettre administrative.
GLOSSAIRE
Remarques
préliminaires :
Les définitions proposées dans ce glossaire se fondent sur la littérature spécialisée en matière d’enseignement/apprentissage. Toutefois, plutôt que de citer textuellement les auteurs consultés, nous avons opté, dans un souci de clarté, pour une simplification des définitions en fonction de la pratique quotidienne des enseignants. Ils enrichiront ce glossaire par leurs lectures et dans le cadre des actions de formation avec les inspecteurs.
Pour les mots et expressions
ci-dessous, le sens suivant a été retenu :
- actant :
personnage ou objet qui a un rôle à jouer dans un récit.
- affect :
état affectif (sensations, sentiments, émotions, sensibilité).
La psychologie de l’enfant a
démontré le rôle des affects dans la construction de la personnalité.
- Anaphore : En stylistique, c’est la
répétition d’un mot en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir un
effet de renforcement ou de symétrie.
En grammaire de texte, anaphore est synonyme de « reprise
nominale ou pronominale ». Voir ci-dessous.
- Anaphorique (système) : tout
système de substitution d’un terme ou d’un groupe de termes par un terme
synonyme ou équivalent. L’anaphore peut être un pronom, une répétition
stylistique ou un mot générique tel que : « les oiseaux » pour
reprendre une énumération : les moineaux, les hirondelles, les pigeons …
- Anticipation :
stratégie de lecture qui consiste à envisager la suite d’un texte à partir d’indices
relevés dans son début.
- Argument : tout
moyen utilisé pour persuader ou convaincre.
- Argumentation : 1-
ensemble d’arguments 2- discours argumentatif, qui vise à faire adopter une
thèse à des destinataires qui ne la partagent pas.
- Argumenter :
soutenir un point de vue contre d’autres, exprimés ou non. Dans un texte
argumentatif, l’énonciateur défend une opinion, une thèse. Pour convaincre
et/ou persuader le destinataire et l’amener à partager son point de vue, il
utilise des arguments.
- Catégories (grammaticales) : classe des mots d’une
langue. Il y a plusieurs façons de catégoriser la langue. On choisira suivant l’âge
des élèves les catégories les plus pertinentes pour les apprentissages
possibles.
- Champ lexical/champ sémantique :
·
champ
lexical : ensemble des mots d’un texte relatifs à un même domaine.
Exemple : le champ
lexical de la maison : cuisine, chambre, escalier …
·
champ
Sémantique : ensemble des idées, des sentiments, sensations et émotions suggérés
par les champs lexicaux d’un texte. Exemple : le champ sémantique de l’amitié,
du courage …
- Cheminement spiralaire : progression en boucles ouvertes jalonnée de reprises ponctuelles pour
consolider les apprentissages et ajouter du nouveau pour approfondir.
- Code : système de signaux
conventionnels dans une communauté donnée (signes ou symboles) et destinés à
transmettre des messages (code graphique, code iconique).
·
code oral : code de transmission langagière qui passe par le canal
de l’ouïe et de la parole.
·
code écrit : code de transmission langagière qui passe par le canal
de l’écriture et de la vue.
- Cohérence :
dans un énoncé, adéquation entre les différentes informations et la situation
d’énonciation ; non contradiction interne de ces informations.
- Communication/expression :
·
communication : désigne, à l’écrit ou à l’oral,
la verbalisation de faits, d’idées ou de sentiments dans une optique d’échanges
et dans une situation donnée.
·
expression : désigne à l’écrit ou à l’oral,
la verbalisation de faits, d’idées ou de sentiments personnels.
- Comparaison : c’est
une figure de style par laquelle on rapproche deux termes pour les comparer, à
l’aide d’une construction grammaticale, ou d’un mot, exprimant la ressemblance
ou la différence.
- Compétence :
ensemble de connaissances, d’attitudes et de comportements permettant à une
personne de réaliser adéquatement une tâche ou une activité.
- Connecteur : c’est
un mot de liaison, invariable, placé entre deux propositions ou deux phrases,
qui marque une étape dans un raisonnement ou dans une succession d’événements.
On dit aussi mot de liaison.
- Connexion :
rattachement entre des faits, des idées, des démarches par la relation
cohérente, établie entre les éléments (par comparaison, par analogie par
référence).
- Contexte :
conditions socioculturelles ou langagières de production d’un texte écrit ou oral.
- Convaincre :
amener le destinataire à partager son point de vue en utilisant des arguments
rationnels.
- Critère :
indice de référence qui permet de porter un jugement en cours d’évaluation. Il
doit être défini par un objectif avant un projet ou une évaluation, et
construit, si possible, avec les élèves.
- Déclamer : c’est
récité à haute voix en marquant, par les intonations qu’exige le sens, l’accent
grammatical et l’accent oratoire.
- Décrire : c’est
nommer, qualifier et caractériser des objets, des lieux, des personnes ...
- Décrochées (activités) :
activités essentiellement d’ordre linguistique s’adressant aux élèves parce qu’ils
rencontrent un obstacle à un moment donné de leur apprentissage. Elles ont une
fonction de renforcement, d’aide et de remédiation.
- Dialectique : c’est
un ensemble des moyens mis en œuvre dans la discussion en vue de démontrer,
réfuter, emporter la conviction.
-
Enoncé/énonciation :
·
énoncé : ce qui est dit oralement ou
par écrit et qui résulte de l’énonciation (une phrase, un texte).
·
énonciation : ensemble des procédés
linguistiques qui marquent la présence du locuteur (ou du scripteur) dans son
énoncé et révèlent les conditions dans lesquelles il le réalise.
Exemple : choix des
pronoms, choix des temps verbaux, des modalisateurs des marques
spatio-temporelles ... (cf. modalisation)
- Explicite :
l’explicite c’est la signification de l’énoncé en soi ou le développement des
notions qui sont indiquées par les mots ou la situation d’énonciation.
- Expliquer : c’est faire
comprendre les causes ou les raisons d’être d’un fait, d’un phénomène ou d’une
chose, à quelqu’un qui ne sait pas.
- Glossaire : lexique d’un domaine spécialisé.
- Grammaire : domaine d’enseignement qui porte sur
le fonctionnement de la langue, les règles de formation des phrases et des
textes. La syntaxe, la morphologie et le vocabulaire sont des parties de la
grammaire de phrase. Les règles de cohérence et de progression sont les aspects
de la grammaire du texte.
- Grammaire implicite/explicite :
·
grammaire
implicite : pendant les deux premières années d’enseignement/ apprentissage, on
entraîne l’élève à utiliser des règles linguistiques sans les nommer.
·
explicite : une fois intériorisés, les
faits de langue peuvent être nommés et explicités grâce au métalangage.
Exemple : sujet – verbe
– singulier – pluriel …
- Hypothèse
(de sens) : en activité de lecture, moyen par lequel un élève anticipe
sur le sens d’un texte à partir d’indices reconnus. Les hypothèses sont
appelées à être confirmées ou infirmées par la suite de la lecture.
- Iconique :
c’est de l’image en général.
- Idiomatique
(tournures) : formules figées dans une langue qu’on ne peut
traduire mot à mot dans une autre langue
Exemple : « s’il
vous plaît »
« avoir les yeux plus
gros que le ventre … »
- Indices
textuels : dans une approche textuelle, ce sont les marques
formelles repérées dans le texte qui permettent d’en identifier le type. Ces
marques (dispositif sémiotique, modalisateurs, champs système verbal …)
permettent un accès au sens et une formulation rapide d’hypothèses de lecture.
- Interaction :
échange verbal (élève/prof – élèves/élèves) qui a pour but de construire un
savoir, un discours dans une situation donnée.
- Inter
langue : c’est un code intermédiaire. L’apprentissage d’une langue
étrangère se fait en prenant appui sur celles que les élèves connaissent déjà
dans une approche contrastive et métalinguistique (rappels, comparaisons
raisonnées, traduction).
- Lexique :
liste de mots relatifs à un domaine donné.
- Métaphore :
c’est une image, une figure de style qui consiste à rapprocher des êtres ou
des choses en prêtant aux uns les caractéristiques des autres, afin d’exprimer
leur ressemblance.
- Métalangage :
ensemble des mots qui servent à décrire les catégories et les fonctionnements
linguistiques.
Exemples : sujet,
verbe, types de textes …
- Modalités (de lecture) : façon de lire en fonction d’un projet personnel de lecture. Ex :
lecture fonctionnelle, thématique, sélective, à voix haute …
- Modalisation/modalisateurs :
·
modalisation : ensemble des procédés
linguistiques marquant l’implication du locuteur ou du scripteur dans son
discours.
Ex : Il est là, sans
doute ! (Sans doute est dans ce cas un modalisateur).
Ex : Elle aurait
donné cette nouvelle à voix basse (la modalisation est dans le conditionnel).
·
modalisateurs : termes ou expressions qui
expriment la pensée de l’énonciation pour marquer son adhésion, son
appréciation, sa distance à l’égard de l’énoncé produit.
Ex : peut-être, c’est
dommage, heureusement, certainement, hélas …
- Niveaux de langue :
catégories d’expressions en rapport avec une situation de communication, au
point de vue de l’emploi des mots (lexique) ou de la construction des phrases (syntaxe).
Il existe trois niveaux de langue :
- le
niveau familier : ex : une bagnole
- le
niveau courant : ex : une voiture
- le
niveau soutenu : ex : une automobile
- Nomenclature :
liste de termes appartenant à un même domaine et présentée sous forme de
rubriques organisées.
- Objectif (adj) : c’est quand le
destinateur ne fait pas intervenir sa vision personnelle sur le sujet dont il
parle.
- Objectif
d'apprentissage : but que l’on se propose de faire atteindre à l’élève
en termes de savoir ou savoir-faire. Il comporte deux dimensions :
- un objet d’apprentissage,
- et l’ensemble des activités proposées par l’enseignant
(ou exercées par l’élève) pour s’approprier cet objet.
- Paratexte :
ensemble d’éléments de sens qui entourent, présentent et éclairent le texte.
Ex : titre, référence,
notes, nom d’auteur et qui aident à l’élaboration d’hypothèses de sens.
- Pédagogie/didactique :
·
pédagogie : (cf. didactique) manière de
gérer la classe dans toutes les activités scolaires. Exemple : pédagogie
différenciée, du projet.
·
didactique : (cf. pédagogie) manière de
transmettre les savoirs et les savoir-faire liés à une discipline donnée
(didactique du français, didactique des mathématiques, didactique de l’écrit,
didactique de l’oral) et l’ordre dans lequel les transmettre.
- Personnification : c’est une figure de style qui consiste à présenter une chose, un
animal ou une idée sous la forme d’une personne.
- Persuader : amener le destinataire à
partager son point de vue en utilisant des arguments jouant sur l’affect.
- Phonèmes/graphèmes :
·
phonèmes : ensemble des sons qui
composent une langue.
·
graphèmes : lettre ou groupes de
lettres transcrivant un phonème. Exemple : [ã] en – an – em – am dans les
mots : présent – enfant – temps – ambulance.
- Phonétique :
API : Alphabet Phonétique International : répertoire sous forme de
signes conventionnels de l’ensemble des phonèmes de toutes les langues du
monde.
- Phrase :
elle concerne uniquement le code écrit, énoncé autonome porteur de sens. Elle
peut être verbale (construite autour d’un verbe) ou nominale (construite autour
d'un nom). Ex : Attention danger ! – Viens !
Visuellement, elle se
reconnaît en général par une majuscule au début, une ponctuation forte à la fin
(sauf pour les titres).
- Planifier :
organiser les actions dans le temps en tenant compte des moyens matériels et
humains disponibles pour réaliser un projet.
- Poésie :
c’est l’art du langage, visant à exprimer ou à suggérer quelque chose par le
rythme (surtout les vers), l’harmonie et l’image. Elle peut être orale ou
écrite.
- Pratiques
langagières : toutes les façons d’utiliser une langue à l’oral ou
à l’écrit. Ex : lire, écrire, parler.
- Pratiques
sociales de référence : les usages les plus fréquents de la langue
dans une société donnée.
Exemple : la lettre, le
prospectus, la recette …
Le débat, l’interview, l’exposé,
le compte rendu.
- Procédure :
manière de faire pour arriver à un résultat.
- Processus :
suite ordonnée d’opérations aboutissant à un résultat.
- Production :
réalisation personnelle ou collective d’un texte à l’oral et à l’écrit.
- Profil :
ensemble de savoirs et savoir-faire maîtrisés sur un long terme (une année, un
cycle, un cursus …). Ils sont mobilisables en situation.
Ex : Profil d’entrée
Profil de sortie
- Programmation :
progression planifiée des éléments du programme en fonction de contraintes
données (liées au contenu et au temps).
- Progression
thématique : développement de l’information relative à un thème
dans un texte oral ou écrit (cf. Grammaire du texte)
Exemple : l’enfant lit
un livre. Il aime l’histoire. Il s’amuse bien (thème constant : l’enfant).
- Propos :
information sur le thème ; partie de l’énoncé qui constitue une
information nouvelle par rapport au point de départ. Notion employée en
grammaire du texte à propos de la progression thématique (cf. exemple
ci-dessus).
- Prosodie :
étude des phénomènes d’accentuation et d’intonation propres à une langue et
liés à l’expression dans la transmission du message.
- Réception :
fait de recevoir et de comprendre des messages divers, oraux ou écrits.
- Réécriture :
exercice d’écriture qui consiste à restructurer et/ou à reformuler un texte
pour l’améliorer.
- Registre
de langue : c’est le domaine de la réalité auquel renvoie le
langage. Un mot ou une expression peut appartenir au registre sportif,
technique ou scientifique, etc.
Ex : bactérie appartient au registre scientifique.
- Remédiation :
processus qui vise la mise la mise en place d’activités aidant les élèves à
s’améliorer à la suite d’une activité d’évaluation formative située à la fin
d’un apprentissage.
- Représentations :
ensemble plus ou moins organisé, plus ou structuré d’idées, d’images relatives
au vécu et qui renvoient à une conception du monde. Cette conception n’est pas
figée, elle se déstructure et se restructure tout au long de l’histoire du
sujet.
Ex : on a des
représentations du pôle nord, de L’Australie, de la difficulté à faire un sport
…
- Révision
(de surface) : activité de lecture/écriture qui porte sur la
correction des erreurs d’accord, d’orthographe et de ponctuation.
- Schéma
actanciel : en narratologie, système qui met en relation les
différents actants qui interagissent dans l’histoire.
- Scriptural : c’est ce qui sert à écrire.
- Sémantique
(adj) : tout ce qui concerne le sens d’un mot, d’une phrase, d’un
texte. On parle de niveau sémantique, de champ sémantique, de recherche
sémantique.
- Séquence :
mode d’organisation des activités autour d’un objectif d’apprentissage.
- Situation
d'enseignement/apprentissage : situation dans laquelle l’enseignant
crée les conditions matérielles et sociales qui permettent à l’apprenant d’apprendre
par essai/erreur ou selon une démarche inductive.
- Situation/problème :
en français, les situations-problèmes sont essentiellement des situations de
lecture, d’écriture et de prise de parole qui obligent l’apprenant effectuant
une tâche à affronter un obstacle exigeant la mise en œuvre d’opérations
mentales déterminées pour être surmonté.
- Sens
dénoté/sens connoté :
·
sens
connoté : c’est le sens que ce mot reçoit dans un contexte ou qui est évoqué au
lecteur par la lecture de ce mot. Ex : vert = espoir, printemps, écologie,
manque de maturité …
·
sens
dénoté : sens d’un mot donné par le dictionnaire. Ex : vert = couleur qui
combine dans des proportions variables, le jaune et le bleu. S’oppose au sens
connoté.
- Subjectif (adj) : relatif au sujet qui parle
(contraire : objectif).
- Substitution : c’est l’action qui consiste à remplacer
un mot ou un groupe de mots par un groupe nominal ou un pronom (mais aussi un
adjectif, une proposition …) pour éviter sa répétition dans l’énoncé.
- Syntaxe/morphologie :
·
syntaxe : ensemble des règles de
formation des phrases et d’agencement des éléments qui les constituent.
Ex : le pronom relatif suit son antécédent.
·
morphologie : ensemble des règles de
formation des mots sur le plan étymologique et grammatical. Ex : enchanté
(formation étymologique), nous chantons (formation grammaticale).
- systématisation :
procédé d’acquisition qui consiste à employer intensivement des structures
linguistiques pour les intégrer, (exercices structuraux …) et les transformer
en automatismes.
- tâche/activité :
·
activité : désigne les opérations
mentales relatives à une tâche à exécuter. Ex : recueillir des documents
sur le fennec (organiser la recherche, trouver les critères de classement,
classer les documents, bâtir des catégories).
·
tâche : travail précis défini par
une consigne à exécuter, un support matériel et un but à atteindre. Ex :
dessiner, copier, lire, faire un tableau …
- Texte :
toute production écrite ou orale communiquant un message. Il y a des textes non
rédigés comme les étiquettes, les formulaires …
- Texte
à dominante narrative : l’intention est de raconter un fait passé,
des événements présents ou à venir (récit de vie, science fiction, conte).
- Texte
à dominante descriptive : présente et nomme les caractéristiques d’un
paysage, d’une personne, d’un état, d’un objet dans un ordre signifiant. Ce
type de discours vient toujours à l’appui d'une autre intention dominante comme
raconter, informer …
- Texte
à dominante explicative : texte qui analyse un fait ou un
processus et tente de le faire comprendre. Il peut répondre aux questions
« pourquoi ? » « comment ? » « qu’est-ce
que… ? ». Ex : « Pourquoi cette forme verbale est-elle au
pluriel ? » « comment aller d’ici à la gare ? »
« qu’est-ce que l’informatique ? »
- Texte
à dominante injonctive ou prescriptive : le but est d’agir sur l’interlocuteur :
règlements, encouragements, interdictions, ordres, conseils, notices, modes d’emploi
…
- Texte
à dominante argumentative : texte qui défend une thèse, un point
de vue. L’intention est d’essayer de convaincre en expliquant pourquoi on a tel
ou tel avis tel ou tel jugement plutôt que tel autre.
- Texte
poétique : se distingue par les marques formelles de la poésie
(sonorité, structure rythmique), et par la fonction poétique (jeu sur le sens
des mots, force de l’implicite, de la métaphore …). Un texte poétique peut être
descriptif, narratif, argumentatif, parfois explicatif, …
- Thème : désigne ce dont on parle,
point de départ d’un énoncé.
- Thèse : position adoptée par l’argumentateur
(thèse acceptée ou défendue) ou réfutée par lui (thèse refusée).
- Transcription
(code de) : système de signes qui entre dans la constitution d’un
message écrit. Ex : on peut transcrire des propos oraux avec le code de
sténodactylographie, avec des abréviations, en API) (alphabet phonétique
international), ou en respectant l’orthographe de la langue …
- Type
de texte : catégorie des textes écrits ou oraux d’après l’action
qu’ils sont censés exercer sur le récepteur (argumentatif, narratif, descriptif
…). Ce sont des aspects caractéristiques d’un écrit en tant que structure,
selon son mode d’organisation, de progression, de clôture.
Un principe
fondamental : un même texte peut être à la fois argumentatif, descriptif,
explicatif, narratif.
Les séquences narrative,
descriptive, explicative, argumentative peuvent cohabiter dans un même texte en
fonction de l’intention. On parlera alors plus volontiers de
« discours » à l’intérieur d’un texte.
- Verbal :
ce qui est dit, énoncé à l’aide de mots.
·
para
verbal : ce qui accompagne les mots sur le plan sonore (intonation, pauses,
accents, rythme, intensité de la voix …) sur le plan visuel (images, logos,
couleurs …).
·
non
verbal : ce qui est exprimé autrement que par les mots (symboles comme les
panneaux routiers par exemple, gestes, images, dessins, photos …).
- Verbaliser :
mettre en mots des idées, des actions, des sentiments …
- Vigilance
orthographique : attitude réflexive qui consiste à mobiliser les
acquis linguistiques de la relation phonie/graphie dans une situation d’écrit.
- Vocabulaire :
c’est un ensemble de mots qui appartient à un domaine particulier. Ex : le
vocabulaire de la narratologie.