
de la 4ème Année Moyenne
SOMMAIRE
1-
LE PROGRAMME PAR COMPETENCES
2-
LES CARACTERISTIQUES DU PROGRAMME
3-
LA STRUCTURE DE PROGRAMME
3.1-
Présentation générale de la discipline
3.2-
Apprentissages propres à la discipline
3.2.1-
Énoncé de la compétence
3.2.2-
Liens entre les compétences et leur importance relative
3.2.3-
Portée de la compétence
3.2.4-
Contexte de réalisation
3.2.5-
Critères d’évaluation
3.2.6-
Composantes de la compétence
3.2.7-
Manifestations
3.2.8-
Contenus disciplinaires
4-
L’APPROCHE
4.1-
Rôle de l’enseignant et stratégies d’enseignement
4.1.1-
Rôle de l’enseignant
4.1.2-
Stratégies d’enseignement
4.2-
Rôle de l’élève et stratégies d’apprentissage
4.2.1-
Rôle de l’élève
4.2.2-
Stratégies d’apprentissage
4.2.2.1-
Les stratégies cognitives
4.2.2.2-
Les stratégies méta cognitives
4.2.2.3-
Les stratégies de gestion des ressources
4.2.3-
Exemples de stratégies d’apprentissage
4.2.3.1-
Vocabulaire
4.2.3.2-
Grammaire
4.2.3.3-
Les skills
5-
LA METHODE
5.1-
La notion de projet
5.2-
Le déroulement d’un projet
5.2.1- La phase de préparation
5.2.1.1-
Le thème
5.2.1.2-
La durée
5.2.1.3-
Votre rôle
5.2.1.4-
Le regroupement des élèves
5.2.1.5-
L’évaluation
5.2.2- La phase de réalisation
5.2.2.1-
La collecte d’idées
5.2.2.2-
La formulation des objectifs
5.2.2.3-
La planification des actions
5.2.2.4-
La pratique des habiletés langagières
5.2.2.5-
La conception du matériel
5.2.2.6-
La collecte d’informations
5.2.2.7- La collation d’informations
5.2.2.8- L’organisation du travail
5.2.3-
La phase de restitution
5.2.3.1-
Le feed back des élèves
5.2.3.2-
Votre feed back
5.2.3.3-
Stockage des produits
5.3-
Le travail en groupes
5.4-
Les styles d’apprentissage
5.5-
Les styles d’enseignement
5.5.1-
L’enseignement collectif
5.5.2-
L’enseignement individuel
5.6-
La gestion de la classe
6-
LES CONTENUS DISCIPLINAIRES
6.1-
Importance accrue de l’écrit
6.2-
Enseignement des aspects de la langue
6.2.1-
L’éducation à l’écoute
6.2.2-
Développement de la compréhension écrite
6.2.3-
Enseignement de la grammaire
6.2.4-
Enseignement du lexique
6.3-
La dimension culturelle
7-
L’EVALUATION DES ACQUIS
7.1-
L’évaluation diagnostique
7.2-
L’évaluation sommative
7.3-
L’évaluation formative
7.4-
L’évaluation formatrice
7.4.1-
La co-évaluation
7.4.2-
L’évaluation mutuelle
7.4.3-
L’auto évaluation
8-
L’EVALUATION DU PROGRAMME PAR L’UTILISATEUR
CONCLUSION
GLOSSAIRE
INTRODUCTION
-
les
caractéristiques du groupe
-
la
structure
-
l’approche
-
la
méthode
-
l’évaluation
-
l’évaluation
du programme par l’utilisateur
Quant au
glossaire, il a été enrichi afin de rendre les concepts plus clairs.
Les deux autres points de ce document
concernent les paramètres qui vont varier d’une année-degré à l’autre. Ces
paramètres sont :
- les finalités et profils d’entrée et de sortie
- les contenus disciplinaires
1- LE PROGRAMME PAR LES COMPETENCES
1.1- Finalités
et profils visés
1.1.1- Finalités (voir section I du programme)
1.1.2- Profils visés (d’entrée et de sortie, voir section III du programme)
- Profil d’entrée :
L’élève de 4èmeAM
a déjà été exposé à l’anglais pendant trois années scolaire. Il sait interagir
en classe, interpréter et produire des messages verbaux et non verbaux corrects
et de complexité moyenne à l’oral et à l’écrit.
- Profil de sortie :
En 4èmeAM,
l’élève sera amené à consolider et à développer les pré-requis linguistiques, méthodologiques
et culturels acquis en 3èmeAM. L’enseignement de l’anglais a pour
but de permettre à l’élève sortant de la 4èmeAM :
- de consolider et de
développer les pré-requis linguistiques, méthodo-logiques et culturels acquis
en 3èmeAM,
- d’interagir dans des
situations réelles de la vie scolaire et extra-scolaire, non seulement au
niveau de son environnement, mais aussi à un niveau plus étendu (relations
interculturelles),
- d’interpréter des
documents authentiques plus complexes qu’en 3èmeAM de façon autonome,
- de passer avec succès
l’épreuve d’anglais du brevet,
- de poursuivre son
apprentissage de la langue dans le cycle suivant dans de bonnes conditions.
Ainsi, au
terme de la 4èmeAM, l’élève saura tenir une conversation correcte
dans un anglais correct. Il pourra également exploiter, interpréter des
documents authentiques encore plus complexes que la 3èmeAM et
produire des messages oraux et surtout écrits plus élaborés qu’en 3èmeAM
(d’une dizaine de phrases).
2- LES CARACTERISTIQUES DU PROGRAMME
Ce programme
préconisé par le Ministère de l’Education Nationale est destiné à la 4èmeAM.
Il est formulé par compétences et établit l’ensemble des résultats d’apprentissage
que les élèves devront maîtriser à la fin de l’année. Il sert à guider les
enseignants dans leurs interventions pédagogiques auprès des élèves.
3- LA STRUCTURE DE PROGRAMME
3.1- Présentation générale de la discipline
Le programme
propose une présentation générale de la discipline à travers :
- les objectifs
linguistiques, méthodologiques et culturels concernant la 4ème année
d’apprentissage de l’anglais (voir section II du programme),
- les buts poursuivis
(section II du programme),
- l’approche
préconisée (voir section IV du programme),
- la méthode (section
V du programme),
- le rôle de
l’enseignant (section VIII du programme),
- l’évaluation (section
VIII.10 du programme).
3.2- Apprentissages propres à la discipline
(voir section III du programme)
Les
compétences disciplinaires visées doivent refléter l’ensemble des résultats
d’apprentissage que les élèves devront maîtriser à la fin de cette année.
A travers
l’énoncé de chacune d’elles, on retrouve les intentions de formation c’est-à-dire
le pourquoi d’une situation pédagogique donnée. Ces intentions sont
précisées pour chacune des compétences. Dans l’énoncé de la compétence, on
retrouve aussi les conditions dans lesquelles l’élève est placé pour la
développer et l’exercer. Il va de soi que les critères d’évaluation de
chaque compétence doivent être conformes à ce que l’on veut obtenir en cette
fin de cycle, à savoir une formation suffisante pour qu’en cas de fin d’étude,
l’élève soit en mesure d’entrer dans la vie active ou en stage de formation.
3.2.1- Enoncé de la compétence
Il s’agit de
la formulation de la compétence. Cet énoncé traduit un savoir-agir regroupant
un ensemble de savoirs, savoir-être et savoir-faire dans un contexte donné.
L’énoncé de la compétence doit nécessairement comporter un verbe englobant
tel que : interagir, interpréter, produire.
Par englobant
on désigne un verbe dont le sens inclus toute une catégorie d’autres verbes
(ex : produire englobe : dire / écrire / dessiner …)
3.2.2- Liens entre les compétences et leur importance
relative
(voir section VI du programme)
Dans la
rubrique décrivant les liens entre les compétences, il est démontré qu’elles
sont inter reliées, interdépendantes et complémentaires, aussi bien du point de
vue de leur importance que du point de vue de la priorité que l’une peut avoir
par rapport aux autres.
3.2.3- Portée
de la compétence (voir section VII du programme)
Cette rubrique décrit le cheminement intellectuel de l’élève tout au
long de l’année. Elle fournit également des indications sur ce qui est attendu
de l’élève en fin d’année concernant les résultats et le processus de
développement de la compétence.
3.2.4-
Contexte de réalisation (voir section VII du programme)
Il
précise :
- les conditions dans lesquelles la
compétence s’exerce
- les conditions d’évaluation de cette
compétence
- les moyens auxquels l’élève peut recourir
- les contraintes imposées dans les
situations d’apprentissage et d’évaluation.
Le contexte
de réalisation est déterminé par le contenu et le degré de difficulté des
apprentissages auxquels sont soumis les élèves, délimitant ainsi l’étendue de
la compétence.
3.2.5- Critères d’évaluation (voir section VII du
programme)
Ce sont des
repères observables et mesurables qui permettent de suivre
l’apprentissage de l’élève. Ils permettent également d’interpréter les données
s’y rapportant pour porter un jugement sur le développement de la compétence.
3.2.6-
Composantes de la compétence (voir section VI du programme)
Ce sont des savoirs faire mis en œuvre lors de l’exercice de la
compétence. Ces savoir-faire s’appuient sur des habiletés intellectuelles,
mentales, stratégiques, socio-affectives et psychomotrices intégrant des
connaissances de tout ordre. Les composantes de la compétence sont introduites
par des verbes d’action tels que : utiliser, évaluer, effectuer, etc.
3.2.7-
Manifestations (voir section VII du programme)
Ce sont des éléments observables et mesurables utilisés dans une
situation d’apprentissage. Ils expriment ce qui est mobilisé lors de l’exercice
de la compétence. Certains d’entre eux concernent le processus de réalisation
et d’autres la production de l’élève. Ils permettent de suivre sa progression
dans le développement de la compétence et aident à mesurer son degré de maîtrise
de chacun des objectifs d’apprentissage et donc (par inférence) à évaluer la
compétence.
3.2.8-
Contenu disciplinaire (voir section VIII .2 du programme)
C’est l’ensemble des connaissances (données, notions,
faits, concepts, stratégies etc.) sélectionnées en fonction des compétences et
des objectifs d’apprentissage visés pour l’année degré. Il présente les
éléments de la discipline que les élèves doivent maîtriser pour atteindre les
compétences nécessaires lui permettant d’être suffisamment autonome pour
accéder au cycle suivant ou entrer dans la vie active.
4- L’APPROCHE (voir section IV du
programme)
L’approche
par compétences s’appuie sur une conception de l’apprentissage et de
l’enseignement qui est à la fois cognitiviste et socioconstructiviste. Ainsi
vise-t-elle à créer un lien entre les apprentissages acquis à l’école et les
contextes d’utilisation hors de la classe. Cette approche permet à l’apprenant
d’apprendre à apprendre, mais également d’apprendre à partager, échanger et
coopérer avec l’autre.
Communément,
apprendre c’est acquérir des connaissances, mais c’est surtout élaborer sa
structure cognitive et construire sa propre théorie du monde.
Il est donc
indispensable que l’enseignant sache comment se passent les choses dans la tête
de ses élèves, qu’il cerne et comprenne les mécanismes mis en branle afin de
les favoriser.
La pédagogie
du projet, basée sur le déroulement d’une ‘recherche- démonstration-
création’ menée par l’élève et guidée par l’enseignant, vise à modifier en
profondeur les pratiques scolaires en transformant radicalement les rapports de
l’école avec l’ensemble des pratiques sociales en général et des rapports
enseignant / enseigné en particulier. En favorisant l’interdisciplinarité et la collaboration, la
pédagogie du projet vise à rendre les savoirs fonctionnels et émotionnels,
Active,
vivante et différenciée la pédagogie du projet implique l’autonomie à la
fois comme objectif et comme point d’appui, la motivation comme
condition de fonctionnement et la non hiérarchisation des
rapports enseignant / enseigné comme nécessité.
L’approche
par les compétences se propose de parvenir à l’autonomie de l’apprenant.
Celle-ci se traduit par l’acquisition d’outils linguistiques, procéduriers et
comportementaux qui l’amènent à exprimer ses idées personnelles sous forme
verbale (lettres, dialogues, paragraphes etc.) et sous forme non verbale
(schémas, tableaux etc.).
4.1- Rôle de l’enseignant et stratégies d’enseignement
4.1.1- Rôle
de l’enseignant
L’approche
par compétences basée sur une logique d’apprentissage ne veut en aucun cas amoindrir
le rôle de
l’enseignant. Elle se ropose
d’aider l’enseignant à
devenir
autonome en le libérant du ‘carcan’ des fiches pédagogiques qui ne tiennent pas
compte des spécificités de chaque élève. L’enseignant, sans abandonner son
rôle, ne doit plus se contenter de dispenser des contenus mais il doit guider,
aider et encourager l’élève à prendre part et à compléter sa propre formation.
4.1.2-
Stratégies d’enseignement
Dans quelle
mesure l’enseignant doit-il orienter l’élève dans son apprentissage ?
Comme pour
les trois années précédentes, le nouveau rôle de l’enseignent consiste
désormais à aider l’élève à mettre en place des stratégies d’apprentissage
appropriées, à en faire usage, à construire ses connaissances par la découverte
en lui donnant des problèmes à résoudre (ici l’intervention de l’enseignant est
minimale) ou par la découverte guidée (intervention plus accentuée).
Dans cette
perspective, l’enseignant doit non seulement aider l’élève dans le traitement
de l’information, lui enseigner des stratégies d’apprentissage mais doit
également lui apprendre à évaluer
l’usage de ces stratégies en lui donnant, le cas échéant, des moyens de
réajuster son utilisation.
Depuis trois
années, l’élève est conscient de l’utilité de ces stratégies qui se sont avérée
fonctionnellement significatives. L’enseignant doit donc lui montrer quelle
stratégie choisir (quoi, comment, quand et pourquoi) et l’utiliser pour
satisfaire ses besoins.
Pour cela,
il est important :
Þ d’expliquer
à l’élève en quoi consiste cette stratégie et en quoi elle est utile ;
Þ d’expliquer
ce qui se passe dans sa tête en donnant des exemples concrets ;
Þ
d’interagir avec l’élève et le guider vers la
maîtrise de la stratégie en lui donnant des indices, des rappels, tout en
diminuant progressivement l’aide fournie ;
Þ d’amener
l’élève à expliquer lui même la stratégie qu’il a utilisée ;
Þ
d’inciter l’élève à appliquer la stratégie en
lui indiquant le meilleur moment pour le faire.
Rôle de l’enseignant
|
||
|
Dans
l’approche antérieure l’enseignant
était : - détenteur des connaissances - dispensant les connaissances. - Il était omniprésent en classe. - Il décidait de tout en classe. - Il était autoritaire. |
Dans
l’approche actuelle : - Guide / aide. - Conseiller. - Facilitateur. - Co-apprenant. - Fait participer les
élèves. - Fait de l’enseignement
individuel (si nécessaire). - Développe l’autonomie
dans l’apprentissage. |
Ce
qui a changé : - Attitude moins
autoritaire. - Ouvert à la discussion, à
la négociation. - Prend en compte les
soucis et intérêts de ses élèves. |
4.2- Rôle de l’élève et stratégies d’apprentissage
4.2.1- Rôle
de l’élève
Parce qu’il
vit dans un monde de choses réelles, l’élève, à partir de sa perception de ces
choses et par son activité cognitive, passe au stade de la conception. En
jouant un rôle, parfois le rôle principal, il est amené à prendre conscience de
sa démarche en participant activement à son apprentissage. Il n’est plus
simplement le réceptacle passif des connaissances qu’on lui transmet ; il
a désormais le droit à la parole, la possibilité d’être en accord ou en
désaccord avec ce qui lui est proposé et de l’exprimer, il est de plus en plus
capable de se projeter dans l’avenir, de connaître les procédures selon
lesquelles il travaillera. Il peut acquérir ainsi des attitudes positives face
aux études.
En tenant
compte du principe selon lequel l’apprentissage est une construction, l’élève
apprend parce qu’il fait et par ce qu’il fait. Il transforme ses
motivations extrinsèques en motivations intrinsèques, acquiert des habiletés en
résolution de problèmes, augmente son potentiel intellectuel et améliore son
processus de mémorisation.
Avec le
soutien de l’enseignant et ses interactions avec ses pairs, il va se
représenter la situation, envisager diverses façons d’exécuter sa tâche,
construire et mobiliser des ressources et procéder en fin de parcours à
l’évaluation de ses apprentissages. Pour consolider ses apprentissages et
favoriser leur transfert dans la vie quotidienne, des travaux personnels de
plus en plus ancrés dans la réalité seront préconisés. Ils aideront l’élève à
développer des méthodes et des habitudes de travail de plus en
plus autonome. Plutôt ue d’être simplement des exercices
d’applications
qui
visent la réalisation d’une démarche, ces travaux personnels consisteront
désormais à préparer ou construire ou poursuivre un projet individuel ou
collectif. Désormais, l’élève n’écrit plus uniquement pour le professeur, mais
il travaille pour lui même. Ses efforts se traduisent par une production à
travers laquelle il existe réellement.
En d’autres termes, dans cette approche, l’élève est
une apprenant. Il est lié à l’enseignant par un contrat où il est partie
prenante de son apprentissage et de plus en plus responsable. Il ne s’agit plus
pour lui d’absorber des connaissances linguistiques, culturelles ou autres mais
il apprend à apprendre. Il sera amené à trouver (par lui même ou avec autrui)
des solutions aux problèmes qui se posent à lui, à partager, à échanger et à
coopérer avec autrui. Dans la classe, il réalise des tâches variées, de
difficulté progressive qui lui permettront de découvrir, de construire ses
connaissances et de donner du sens à ce qu’il fait. Il acquiert ainsi des
stratégies d’apprentissage qu’il développera progressivement avec l’aide et le
soutien de son enseignant et de ses camarades. Il tendra de plus en plus vers
l’autonomie.
Rôle de l’élève
|
||
|
Dans
l’approche en vigueur - Il reçoit les
connaissances que l’enseignant lui donne. - Il est dépendant de son
enseignant. - Il applique un modèle. - Sa volonté d’apprendre ne
dépend que de la notation, de l’examen ou de la pression parentale. |
Dans
la nouvelle approche - Il veut savoir ce qu’il
apprend. - Il est responsable de son
apprentissage. - Il assimile mieux étant
donné qu’il agit. - Il construit ses propres
stratégies. - Il connaît les procédures
selon lesquelles il travaillera. - Il consolide ses
habiletés en résolution de problèmes. - Il s’évalue au fur et à
mesure de son apprentissage. - Ses motivations
personnelles sont encore plus fortes (estime, réalisation de soi). |
Ce
qui change - Il apprend parce qu’il
fait et par ce qu’il fait. - Il augmente son potentiel
intellectuel. - Il améliore son processus
de mémorisation. - Il a une attitude
positive par rapport aux études. - Il donne du sens à son
travail. - Il est partie prenante de
son apprentissage. - Il trouve des solutions à
ses problèmes. - Il est conscient de
travailler pour lui-même et non pour le professeur uniquement. - Il apprend à coopérer,
échanger, partager. - Il travaille de façon
encore plus autonome. - Il poursuit l’affirmation
de sa personnalité. |
4.2.2-
Stratégies d’apprentissage
Les
stratégies d’apprentissage sont un ensemble d’étapes qui aident l’élève à
acquérir, emmagasiner, organiser et utiliser l’information. Elles sont primaires si elles visent la
compréhension, la mémorisation, le rappel et l’utilisation des informations.
Elles sont de soutien si elles
visent la planification, la détermination des horaires, la gestion de la
concentration, le contrôle.
Ces stratégies peuvent être classées en trois
catégories :
4.2.2.1-
Les stratégies cognitives qui
consistent à répéter, regrouper, déduire, évoquer etc. et comprennent :
- les stratégies d’énumération qui aident
à l’attention et à l’encodage,
- les stratégies d’élaboration qui permettent de garder l’information dans la
mémoire à long terme en faisant des liens,
- les stratégies d’organisation qui permettent de sélectionner l’information et de
construire du sens.
4.2.2.2-
Les stratégies métacognitives
qui servent à organiser, prévoir, s’évaluer etc. et qui comprennent :
- les stratégies de planification qui permettent de planifier l’usage des stratégies et
le traitement de l’information,
- les stratégies de contrôle qui permettent de comprendre la matière et de
l’intégrer à la connaissance antérieure,
- les stratégies de régulation qui permettent de vérifier et de corriger le
comportement afin d’augmenter la performance.
4.2.2.3-
Les stratégies de gestion des ressources qui permettent d’adapter l’environnement ou de
s’adapter à lui et qui comprennent :
-
l’organisation du temps,
-
l’organisation de l’environnement d’étude,
- la gestion
de l’effort,
- le soutien
des autres.
Pour
faciliter l’utilisation des stratégies par les élèves, il serait judicieux
d’afficher dans la classe une liste provisoire de celles-ci (liste qui
pourra être complétée par les élèves au fur et à mesure de leur cheminement).
4.2.3-
Exemples de stratégies d’apprentissage :
Stratégies d’apprentissage (teaching learning strategies)
La mission de l’enseignent est de fixer de manière
irréversible les compétences :
- inter action
orale . listening
.
speaking
- interprétation-reading .
speaking
. writing
- production-writing .
listening
. reading
Il est
important de rappeler que les 4 skills sont toujours intégrés avec un accent
mis sur l’un d’entre eux à différents moments de la leçon.
Généralement,
la leçon commence par du « listening » combiné avec une tâche liée à :
- speaking (repeat),
- writing (taking
notes, filling forms or charts),
- reading (filling
blanks, matching, numbering etc.).
Ceci motive
l’écoute et l’attention de l’élève.
·
A
travers « reading activities », l’élève s’entraîne à extraire
l’information du passage de lecture (document authentique) en terme de
« scanning et skimming »
·
A
travers « writing activities », il s’entraîne à produire des messages
au texte en utilisant correctement la ponctuation, la majuscule, et à
re-investir ce qu’il a appris mais aussi ce qu’il a appris dans les autres
disciplines
4.2.3.1- Vocabulaire :
C’est un élément très important dans l’utilisation
d’une langue. Par conséquent, il est essentiel d’encourager les élèves à
acquérir autant de vocabulaire que possible afin de capitaliser un maximum
d’éléments de langage parmi lesquels il peut choisir ceux dont il a besoin
lorsqu’il veut s’exprimer, comprendre et interpréter. Par exemple, il faut sélectionner les mots nécessaires
à l’exécution d’une tâche.
De plus, il doit
apprendre à accepter que dans
tout contexte d’apprentissage, il rencontrera du vocabulaire inconnu, et qu’il
n’a pas besoin de connaître ou de comprendre tous les mots qu’il lit ou entend.
Par contre, il doit essayer de deviner leur sens grâce au contexte ou à la
situation dans lesquels ils apparaissent.
Quelques
stratégies pour « pre-teaching vocabulary » quand c’est
nécessaire :
·
Demander
à l’élève d’étudier ou d’examiner le contexte dans lequel le nouveau terme
apparaît, l’inciter à deviner le sens en étudiant sa place et sa fonction dans
la phrase autant que dans l’idée générale du texte.
·
L’usage
de définitions, mîmes, synonymes, antonymes, exemples, analogies est plus
efficace que des explications interminables.
·
L’usage
du dictionnaire en classe, par contre, est à éviter, sauf si cela fait parti de
l’apprentissage (instruction)
·
La
langue ou les langues maternelles peuvent être utiles. Elles permettent de
gagner du temps, particulièrement pour les abstractions. Cependant, il ne faut
y recourir qu’en dernier ressort, seulement lorsqu’il n’y a aucun moyen de
faire autrement.
·
Périodiquement,
une récapitulation de ce qui a été appris peut être intéressante et utile. Elle
peut prendre la forme d’une liste au tableau établie en collaboration avec les
élèves. Par exemple : qu’avons-nous appris cette semaine ? les élèves
peuvent passer au tableau pour écrire les mots qu’ils ont retenus, cela
permettra de vérifier, consolider et corriger les erreurs le cas échéant.
Un carnet de
vocabulaire peut aider l’élève pour ses révisions et pour avoir du matériel à
sa disposition au moment où a besoin d’écrire, pour faire ses devoirs, pour son
projet, pour communiquer à l’intérieur et en dehors de la classe. Ce carnet
doit être contrôlé par le professeur afin d’éviter que des fautes d’orthographe
ou de sens n’y figurent. De plus, les éléments de vocabulaire doivent être
classés, ordonnés, et organisés en rubriques.
4.2.3.2- Grammaire
:
L’utilisation correcte de la grammaire est un aspect
essentiel de la compétence en communication. Les nouveaux points de grammaire
sont généralement acquis à travers le besoin d’utiliser la langue dans des
situations de communication.
Il est
impossible d’éviter un certain degré de « grammar practice » pourvu
qu’elle soit communicative et qu’elle mène l’élève à déduire la règle de lui-même,
sans pour
autant se transformer en un cours de grammaire. Une
application de la règle peut s’avérer nécessaire, permettant ainsi une
confirmation, un diagnostic en vue d’une éventuelle remédiation.
4.2.3.3- Les
« SKILLS » :
Ils doivent
être intégrés comme ils le sont dans la vie réelle.
A / Teaching oral interactions (compétence) implique le développement de “listening”
et “speaking” mais ‘‘reading’’ et ‘‘writing’’ peuvent intervenir. L’élève
a tout à fait pris conscience du fait que ce qu’il apprend en classe lui est
utile en dehors de la classe (environnement socioculturel ainsi que son futur
environnement professionnel).Il peut le réinvestir dans une situation de la vie
(real life situation) inédite (nouvelle) dans laquelle il se trouve pour la
première fois.
Il s’agit de parfaire la formation de l’élève qui a
appris à :
·
Ecouter
en étant suffisamment attentif pour réagir (feed back). En même temps, il doit
se rendre compte que l’objectif n’est cependant pas de se rappeler tout ce
qu’il entend, mais de saisir le sens général, l’idée principale, l’élément
essentiel d’information.
·
Ecouter
en étant suffisamment motivé pour se concentrer sur l’essentiel du message.
·
L’élève
a été entraîné à ignorer les éléments de vocabulaire qu’il rencontre pour la
première fois et qui ne sont pas indispensables pour la compréhension.
·
Généralement
le professeur prépare les élèves pour la tâche en faisant un
« pre-listening » ; ie : questions en rapport avec le
sujet, images, contexte … amenant ainsi l’élève à deviner ce qui va suivre.
·
L’élève
est entraîné à parler, c’est à dire à :
- démarrer une conversation,
- prendre part à une discussion,
- donner son avis, un conseil, un ordre,
- faire des suggestions et des commentaires,
- demander et fournir une information, des renseignements.
Le
professeur crée les conditions dans lesquelles l’élève sent, éprouve la
nécessité d’utiliser le langage :
- conversation
- pair work
- jeux de rôles
- group work
- activités impliquant l’ensemble de la classe
B/ Teaching
reading skills
Comme pour
l’écoute, il faut donner à l’élève une raison pour lire. Il faut le motiver et
faire en sorte qu’il se pose des questions comme :
- qu’et ce que je suis en train de lire ? un
dialogue ? une lettre ? une description ?
- pourquoi suis-je en train de lire ?
pour découvrir l’idée générale (skimming)
pour retrouver des informations spécifiques et
précises (scanning)
pour définir une séquence d’événements
pour inférence ? (déduction, conclusion)
- quelle stratégie vais-je adopter ?
lecture rapide ? (skimming)
seconde lecture plus attentive ? (scanning)
lire entre les lignes ? (pour inférence)
Les
techniques de lectures enseignées depuis la 1èreAM doivent avoir
formé l’élève à la lecture autonome. Généralement la lecture silencieuse est
privilégiée, la lecture à haute voix n’étant utilisée que rarement comme dans
la vie réelle.
L’objectif
est d’amener l’élève à lire des passages de longueurs et de difficultés
croissantes sans aucune aide sauf, à la rigueur, un dictionnaire.
Durant les
séances de lecture silencieuse, le professeur doit s’assurer que les élèves ne
remuent pas les lèvres et qu’ils ne suivent pas avec leurs doigts ou une règle.
Ils ne doivent pas non plus recourir systématiquement au dictionnaire dès
qu’ils rencontrent un mot qu’ils ne comprennent pas. Par contre ils doivent
être encouragés à en deviner le sens par déduction, d’après le contexte.
Les séances
de lecture à haute voix doivent être rares d’autant plus que les occasions de
lire à haute voix sont fréquentes durant les activités de « pair work et
group work ». Par contre il est souhaitable de demander aux élèves de
sélectionner une ou plusieurs
répliques intéressantes extraites de dialogues
parce qu’elles
contiennent
des éléments des langages et/ou de prononciation ou d’intonation qui méritent
une attention particulière. Dans ces cas, l’objectif est
« accuracy ». La lecture se fait par paires (dialogues) ou plus
(conversation avec plus de deux personnages). Il est aussi possible de suggérer
aux élèves de confectionner un script à partir d’un texte qui n’est pas un
dialogue au départ.
C/ Teaching writing skills
C’est une
des difficultés majeures. En 4èmeAM l’écrit est primordial dans le
processus d’apprentissage. Les élèves ont atteint un degré de compétence leur
permettant de :
- produire des messages
écrits de longueur et de complexité suffisantes pour exprimer leurs idées et opinions,
décrire, raconter, etc.,
- utiliser correctement
ponctuation, majuscules, paragraphes,
- utiliser une langue
correcte, dépourvue d’erreurs, respectant cohérence et cohésion,
- produire un message
cohérent,
- prendre des notes en
cours de lecture,
- organiser leurs idées
par rapport à un plan, une chronologie, une logique.
Quelques
techniques pour améliorer le processus d’écriture (rédaction).
- la copie : la technique de « look and write » amène l’élève à prendre
conscience de ce qu’il écrit à la comprendre et à l’intégrer. Cette technique
consiste à faire lire à l’élève une phrase complète (si elle est courte) ou une
proposition (si la phrase est longue), puis reproduire par écrit de mémoire ce
qu’il a lu sans revenir au modèle. Il est recommandé d’éviter les mots isolés
sauf dans des contextes particuliers.
- écrire la forme correcte des mots mis entre
parenthèses,
- compléter des phrases,
- réordonner des mots / des phrases,
- construire des phrases à partir de mots clés
suggérés,
- compléter des dialogues.
Les plus
grosses difficultés apparaissent au moment de la rédaction d’un texte.
Le projet
est le produit de l’entraînement de l’élève à la rédaction et à l’écriture de
ce qu’il a appris, en anglais et dans les autres disciplines. Pour amener
l’élève à un degré de compétence suffisant pour qu’il soit capable de rédiger
correctement, il est nécessaire de respecter les étapes suivantes :
Etape de
préparation :
- Au début d’un
dossier l’enseignant peut procéder à un « brain storming » en
impliquant l’ensemble de la classe. Pendant ce « brain storming », les
élèves et/ou l’enseignant suggèrent un thème de discussion (en groupes ou tous
ensemble),
- Les élèves expriment
ce qui leur vient à l’esprit concernant ce thème, de manière spontanée.
A ce stade,
plusieurs techniques sont utiles, comme les ramifications ou les toiles
d’araignées.
Ex : toile d’araignée. On the blackboard
Topic__________ idea 1
__________ idea 2
__________ idea 3
idea 4
etc.
L’élève peut
réinvestir ce qu’il a appris dans les autres disciplines et en dehors de
l’école (environnement, T.V., lectures, journaux, internet, radios …).
- l’élève utilise les mots clés contenus dans les
idées pour rédiger des notes.
Etape
2 : L’élève organise des idées en groupe pour préparer la
structure du texte (format, paragraphes …).
Ex : regrouper les idées par affinités.
Idée
1 + 6 + 4 = paragraphe
2 + 3 + 5 + 8 = paragraphe
7 +
9 = introduction
Etape
3 : Chaque élève rédige les
phrases en utilisant les notes correspondant à ce qui a été décidé en groupes
(goup work de l’étape 2).
Etape
4 : L’élève compare ses
phrases à l’intérieur de groupe et procède à l’évaluation (co-assessment
leading to self assessment).
Etape
5 : Seconde mouture (travail
individuel) pour obtenir une rédaction correcte.
Etape
6 : Mouture finale ; il
s’agit de se concentrer sur les différentes formes grammaticales, orthographes,
ponctuation, majuscules, etc.
5- LA METHODE (voir section V du programme)
Fondée sur une démarche structurée qui aide l’élève
dans son processus d’apprentissage, elle juxtapose et agence des stratégies,
des techniques et des moyens pour atteindre un objectif d’apprentissage.
Centrée sur l’activité de l’élève, individuelle ou de groupe, elle développe
ainsi chez lui la coopération plutôt que la compétition. En étant également
axée sur la résolution de problèmes, elle réduit l’écart entre la vie scolaire
et la vie réelle. Elle permet à l’élève de faire appel à des connaissances
pluridisciplinaires, de découvrir ses valeurs et de réfléchir sur ses
attitudes. Ce type d’appropriation des savoirs dépasse le cadre fragmentaire
des activités scolaires habituelles et ne peut exister que dans un cadre de
tâche globale.
Pour ce
faire, le travail en projet est préconisé. Celui-ci suscite sans arrêt
l’apparition de besoins nouveaux, implique des savoirs disciplinaires et extra
disciplinaires, une division et une complémentarité de la tâche. D’individuel
le travail devient collectif.
5.1- La notion de
projet
Les
caractéristiques d’un travail en projet sont :
- une démarche créative
- une durée définie
- un résultat accessible
- des phases individuelles
- des phases collectives
- des apprentissages
- une confrontation périodique
- une valorisation de la réalisation
Le projet permet d’apprivoiser l’inconnu pour le
transformer en connu. Ce cheminement entraîne différentes étapes :
- le point de départ
concerne les finalités / buts et objectifs du projet : les intentions, les
desseins et les ambitions sont reformulées
- l’étape de définition
des moyens de mise en œuvre concerne la planification (temps et espace) et
l’organisation des ressources matérielles et humaines. Les élèves établissent
des hypothèses et proposent des scénarios
- le point d’arrivée
concerne la phase de pré-réalisation. Tout est prêt pour réaliser le projet qui
deviendra une réalité.
Impliquant une centration de l’acte éducatif sur
l’élève, le projet pédagogique est donc le cadre intégrateur dans lequel les
apprentissages destinés à installer une ou des compétences prennent tout leur
sens. Il se compose d’un certain nombre de séquences dont le nombre est
fonction des objectifs à atteindre. Chaque séquence est elle-même démultipliée
en séances déterminées par les tâches à accomplir et les activités
qui leur correspondent.
5.2. Le déroulement d’un projet
Le projet se
conçoit selon trois phases distinctes :
- la phase de préparation : elle
concerne les tâches, les objectifs, et les activités d’apprentissage. Elle se
fait autour du ‘produit’ à réaliser, des moyens à mettre en œuvre, des
stratégies à adopter, des tâches à répartir, de l’échéancier à respecter.
- la phase de réalisation : elle se
fait sur deux plans : notionnel et procédural. Ils sont marqués par des
pauses bilan qui permettent de faire le point et de réguler les apprentissages,
ceci grâce à la co-évaluation, l’auto- évaluation et l’évaluation menée par
l’enseignant.
- la phase de restitution : elle
concerne la présentation finale du produit devant une audience qui peut
comprendre les camarades de la classe, les élèves d’autres classes et même des
invités comme les parents, les membres de l’administration etc.
5.2.1-
La phase de préparation
C’est à ce moment que vous définissez clairement le projet. Vous
l’ajustez aux compétences visées. Vous décidez du nombre de séquences et vous
planifiez les activités d’apprentissage et d’évaluation, exigées par la nature
du projet. Avant de commencer un projet, vous devez considérer un certain nombre
de paramètres :
-
le
thème,
-
la
durée,
-
le
rôle de l’enseignant,
-
le
regroupement des élèves,
-
l’évaluation.
- Est-ce vous ou les élèves qui
le choisissent ?
- Est-ce que tous les élèves travailleront sur le même
thème ?
- Est-ce que les différents groupes travailleront sur
des thèmes différents ?
Que le thème
soit choisi par vous ou par les élèves, il doit répondre à certains critères.
- Il doit être intéressant et signifiant pour les
élèves.
- Il doit maintenir l’intérêt des élèves pendant toute
la durée du projet.
- Il doit être un défi à relever mais un défi de
difficulté raisonnable.
- Les informations qui le concernent doivent être
accessibles.
Combien de
temps durera le projet ? La durée doit tenir compte des facteurs tels que
le programme, le plan de travail, la motivation des élèves et le thème.
Pendant la
durée du projet vous jouerez plusieurs rôles. Au début vous serez le détenteur
du savoir. Puis vous deviendrez un conseiller et un facilitateur qui servira de
guide aux élèves. Vous devez déléguer de plus en plus le pouvoir à vos élèves.
Vous aurez également à jouer, de temps en temps, le rôle de co-apprenant.
5.2.1.4- Le regroupement des élèves
Avant
d’entamer le projet, vous devez décider du nombre de groupes à former, du
nombre d’élèves par groupe ainsi que des critères de regroupement. Les élèves
peuvent être regroupés d’après leurs niveaux, ou leurs affinités. Le
regroupement peut être également fait par les élèves eux-mêmes.
5.2.1.5- L’évaluation
Que doit-on
évaluer ? Le processus ou le produit, le groupe ou l’individu ? Vous
devez définir tout ceci à l’avance et les élèves doivent en être informés. Vous devez concevoir une fiche d’évaluation
dont vous remettrez, si possible, une copie à chaque élève.
5.2.2- La
phase de réalisation
A cette
étape vous pilotez le projet. Vous devenez un conseiller, un facilitateur, une
personne ressource qui guide, facilite et réajuste les actions à mener et les
échéances à respecter. Mais quand les élèves commenceront à concevoir leur
matériel et à collecter les informations, vous diminuerez votre contrôle. Vous
devrez aider les élèves à :
- collecter des idées ;
- définir les objectifs ;
- établir le plan de travail ;
- fixer les habiletés, langagières et autres,
relatives au projet.
Pendant ce
temps les élèves :
- concevront
leur propre matériel ;
- collecteront
les informations ;
-
collationneront les données ;
- organiseront
leur matériel ;
- se
prépareront pour la présentation finale de leur travail.
5.2.2.1- La collecte d’idées
Quand le
projet est défini, aidez vos élèves à donner leurs idées. Encouragez tous les
élèves à participer en écrivant leurs idées au tableau mêmes si celles-ci ne
sont pas toutes pertinentes. Tout jugement ou critique doit être remis à une
étape ultérieure ceci dans le but de ne pas brimer les élèves. Aidez les à
combiner et à améliorer les idées relevées en les classant et en les évaluant.
5.2.2.2- La formulation des objectifs
Vous aiderez
les élèves à formuler les objectifs de leur projet. Il est possible que tous
les élèves travaillent sur le même projet, mais il faut que chaque groupe se
concentre sur une tâche différente.
5.2.2.3- La planification des actions
Quand les
élèves sauront ce qu’ils auront à faire ils devront :
- identifier le genre, les sources et
les méthodes de collecte d’informations dont ils auront besoin ;
- établir une liste des choses dont ils
auront besoin (exemple : les supports techniques) ;
- établir un échéancier ;
- partager les responsabilités.
5.2.2.4- La pratique des
habiletés langagières et autres habiletés en relation avec le projet
Quand les détails du projet auront été planifiés, vous
saurez exactement quel langage il faudra pour l’exécuter. Vous vous
concentrerez sur l’enseignement des habiletés langagières dont les élèves
auront besoin pour leur projet. D’autres habiletés comme les techniques
d’interview, de documentation, de prise de notes seront également enseignées.
5.2.2.5- La conception du matériel
A cette
étape du projet les élèves ont le contrôle de leur travail. Ils commencent à
concevoir leur propre matériel, des questionnaires, des interviews, des
enquêtes. Vous aurez le rôle d’un consultant qui conseillera pour l’utilisation
du langage, d’un facilitateur qui aide et guide quand cela s’avère nécessaire.
5.2.2.6- La collecte d’informations
Celle-ci se
fera dans et hors de l’établissement à travers des interviews, des
questionnaires ou une recherche documentaire.
5.2.2.7- La collation d’informations
La collation
des données se fera quand toutes les informations pertinentes auront été
collectées. Il s’agira d’organiser les données, de les discuter et de les
analyser avant de les présenter.
5.2.2.8- L’organisation du travail
Quand
l’analyse des données est terminée, les élèves pourront discuter des
différentes manières d’organiser le matériel pour la présentation finale du
projet.
5.2.3- La
phase de restitution
A ce stade
les élèves devront être encouragés à présenter leur produit devant une grande
audience (sous forme d’exposition ou à travers Internet par exemple). Pour
rendre le produit plus intéressant, des tableaux, des photos, des diapositives
etc. peuvent être incorporées.
Si la
présentation est une exposition, vous devez décider des équipements, des
invitations etc. Vous devez également préparer vos élèves à ce qu’ils
expliquent leurs projets aux invités.
La phase de
présentation n’étant pas l’étape ultime, vous devez considérer d’autres étapes
à entreprendre :
5.2.3.1- Le feed-back des élèves
A ce stade les élèves font un retour en arrière pour revoir le projet
sous un autre angle. Il est utile de leur demander de revoir les actions
entreprises et d’en discuter entre eux. Ils envisageraient ainsi des
améliorations si un même projet venait à être refait.
5.2.3.2- Votre feed-back
Il est
important que vous discutiez honnêtement de ce que vos élèves ont produit.
Montrez que vous avez apprécié leurs efforts. Commentez et critiquez leur
travail dans le but de leur montrer comment améliorer leurs processus et leurs
produits.
5.2.3.3- Stockage des produits
Un projet ne
doit pas être mis de côté après sa présentation. Différentes façons de
l’exploiter peuvent être envisagées. Inclus dans un journal, enregistré, le
projet peut servir à d’autres utilisations. Pour faciliter l’accès aux produits
des différents projets, il convient de les stocker dans un endroit accessible à
tous.
Tableau
récapitulatif des rôles de l’enseignant et des élèves dans un travail par
projet
|
Rôle
de l’enseignant |
Rôle
des élèves |
Rôle
commun à l’enseignant et aux élèves |
|
- Propose le thème. - Détermine la durée
du projet. - Détermine les
critères d’évaluation. - Regroupe les élèves.
- Délimite ses propres
actions. - Donne son propre
feed-back. - Stocke les produits
finis |
- Créent les matériaux.
- Collectent les
informations - Sélectionnent les informations. - Collationnent les
informations. - Organisent les
matériaux. - Présentent le
produit. |
- Collectent les
idées. - Formulent les
objectifs du projet. - Planifient les
actions. - Pratiquent les
habiletés langagières et autres en relation avec le projet. - Collectent le
feed-back. |
Le travail
en projet impose également une réorganisation du travail et de l’espace
scolaire.
NB. Même si le projet est préconisé par le programme, il est toutefois
utile de signaler qu’il n’est pas nécessaire de travailler toute l’année par
projets.
Les projets présentés dans le manuel de 4èmeAM
devront refléter la démarche décrite et permettre aux élèves de mettre en œuvre
leurs compétences linguistiques, cognitives, culturelles et méthodologiques.
5.3- Le travail en groupes
Peu apprécié parce qu’il impose une modification de
l’espace, qu’il défait un ordre préétabli, qu’il est bruyant et qu’il permet à
certains de se reposer sur les autres , il reste néanmoins adapté à des
tâches définies et permet aux élèves de se soutenir et de s’entraider
mutuellement. La relation duelle enseignant/enseigné est ainsi brisée avec
l’introduction du tiers qu’est le groupe (ou la classe). Pour qu’un groupe
fonctionne il faut que :
- les
objectifs d’apprentissage soient précis ;
- le
travail soit structuré et guidé ;
- tous
les membres du groupe s’attellent à la tâche ;
- chaque
élément du groupe ait une responsabilité particulière par rapport à la tâche et
se sente responsable du succès, ou de l’échec, de l’équipe ;
- chaque
élément joue un rôle complémentaire dans le groupe ;
- tous
les éléments du groupe partagent le même matériel, les mêmes ressources et les
mêmes informations ;
- les
élèves interagissent verbalement entre eux en échangeant de l’information, en
s’interrogeant, en répondant aux questions des autres, en demandant des
clarifications et en expliquant leurs idées et leurs choix.
5.4- Les styles d’apprentissage
Du point de vue de l’élève, on peut distinguer trois
systèmes de représentation de la réalité :
Le mode visuel (regarder), le mode auditif
(échanger) et le mode psychomoteur (pratiquer). L’élève combinera
souvent ces modes suivant les éléments de contenu d’un objectif
d’apprentissage.
5.5- Les styles d’enseignement
Du point de
vue de l’enseignant, on peut distinguer l’enseignement individuel et
l’enseignement collectif. L’enseignant choisira le style d’enseignement selon
les besoins de l’individu ou du groupe.
Etant donné que l’élève apprend mieux ce qu’il voit, ce
qu’il entend, ce qu’il discute et ce qu’il met en pratique, il est donc
important de varier les outils pédagogiques et de faire en sorte qu’ils
contiennent des aides visuelles et auditives ainsi que des exercices pratiques.
5.5.1- L’enseignement
collectif
L’enseignant donne les mêmes explications à tous les
élèves sans tenir compte des différences individuelles. Par souci d’efficacité,
il faut commencer par susciter l’intérêt des élèves par une anecdote, une
question, un problème à résoudre, une révision des notions précédentes etc.,
puis présenter et expliquer aux élèves l’objectif de la leçon et enfin
poursuivre l’enseignement en donnant des activités d’apprentissage aux élèves
tout en étant attentif à leurs questions. Au besoin faire des reformulations
pour vérifier leur compréhension.
5.5.2-
L’enseignement individuel
Ce type d’enseignement se fait de personne à personne.
Il faut donc être attentif au comportement de l’élève. La prise de contact est
une étape très importante. Pour éviter que l’élève soit stressé, le ton de la
voix doit être neutre et sans aucune émotion. Amener l’élève à identifier son
problème en posant des questions et en reformulant ses réponses : c’est à
dire répéter ce qu’il vient de dire pour s’assurer de sa compréhension.
Proposer ensuite des activités pour résoudre le problème, planifier l’action
pour que l’élève puisse le résoudre et faire ensuite le suivi en corrigeant les
exercices et en vérifiant la démarche adoptée.
L’objectif recherché par le travail en projet est bien
sûr une production à travers laquelle les élèves s’affirment. Ceux-ci pensent
donc au résultat tandis que
l’enseignant doit penser au cheminement d’abord.
Le travail en projet, l’enseignement différencié,
l’apprentissage personnalisé impliquent une gestion de l’espace et du temps
appropriées et efficace. Il est indispensable que l’enseignant
soit formé à
gérer le temps
imparti aux différentes
activités ainsi que les conditions, malheureusement
pas toujours favorables, dans lesquelles les élèves sont en situation
d’apprentissage (bruit, mouvement, disposition des tables et des chaises).
A chaque situation, à chaque phase de la leçon correspond
une prise en charge appropriée de l’ensemble de la classe par l’enseignant pour
un maximum d’efficacité. Les questions qui se posent peuvent être par
exemple :
- Est ce que tous les
élèves utilisent uniquement l’anglais et pas d’autres langues ?
- Est ce
que tous participent ? N’y a t-il pas d’éléments qui attendent que leurs
camarades fassent le travail à leur place ?
- Est ce
qu’ils savent ce qu’ils doivent faire ?
L’enseignant
doit être à même de trouver les réponses à toutes ces interrogations.
- Par
exemple convenir de codes, gestes ou mots d’ordre pour que les mouvements et
déplacements d’élèves et de tables se fassent aussi rapidement que possible et
dans le calme. Au début, un entraînement sera nécessaire peut-être, mais au fur
et à mesure des années, les élèves seront rodés.
- Etablir
des règles dès le début, afin que les élèves sachent comment ils doivent
procéder pour ne pas perdre de temps, et surtout, s’en tenir à ces règles.
- Penser
à toujours fixer un temps limite pour effectuer une tâche. Ce temps doit être
de longueur raisonnable ; ni trop court, ni trop long.
- Imprégner
un rythme à la leçon en évitant l’ennui aux élèves rapides et le stress aux
élèves plus lents. Il est parfois nécessaire de différencier les tâches en
fonction des élèves (exiger davantage des élèves rapides, par exemple, pour les
stimuler et les motiver, tout en évitant aux autres le sentiment de
culpabilité).
Les travaux
de groupes doivent satisfaire certains critères :
- Les groupes ne doivent
pas comprendre plus de 4 ou 5 membres pour fonctionner correctement.
- Chaque groupe doit
désigner un de ses membres pour prendre des notes et agir en tant que
rapporteur du groupe
- Pendant les travaux de
groupe, le professeur doit se déplacer d’un groupe à l’autre pour :
·
être
sûr que chacun des membres du groupe participe à l’exécution de la tâche
prescrite,
·
vérifier
que toutes les instructions ont été comprises,
·
s’assurer
que les élèves utilisent l’anglais et non leur langue maternelle,
·
fournir
son aide chaque fois que nécessaire,
·
fournir
des explications supplémentaires ou faire d’éventuelles rectifications.
Pendant les
activités impliquant l’ensemble de la classe, tous les élèves doivent se sentir
concernés pour collecter les données, partager, rapporter, discuter et comparer
ce qui a été fait pendant les activités de groupe.
NB :
Travaux individuels des élèves :
Pendant trois ans les élèves ont appris à travailler
par paires ou en groupes. Ils savent ce qu’ils peuvent apprendre les uns des
autres. Il doivent être encouragés à :
·
changer
de partenaires et modifier les groupes pour ne pas toujours travailler avec les
mêmes camarades. Ils se préparent ainsi à la vie réelle où ils auront
l’occasion d’interagir avec des personnes différentes dans leur environnement
socioculturel et professionnel (changement de lieu de travail n par exemple).
·
utiliser
la langue anglaise acquise pendant les trois années en toutes circonstances et,
si possible, même en dehors du cours d’anglais (en récréation par exemple).
·
écouter
et comprendre livres fermés pour s’entraîner le plus possible à l’écoute
attentive.
·
aménager
dans l’emploi du temps une séance « bibliothèque » dans la classe (une
heure toutes les deux semaines par exemple), disposer le matériel de lecture
(reading matérial) sur deux ou trois tables au fond de la classe, et permettre
aux élèves de le consulter, d’emprunter des ouvrages, de les échanger,
d’ajouter leurs propre matériel… Tout ceci doit, bien entendu être planifié et
organisé (listes de documents, listes d’élèves, dates d’emprunt et de retour
etc.
Pendant les
activités de conversation, les élèves ne sont pas supposés lire. Ils doivent
réagir verbalement à ce qu’ils entendent.
Pendant les
activités de travaux en paires, la technique du « look up and say »
est recommandée. Chaque élève doit lire ce qu’il doit dire ; puis
lever les yeux, regarder son partenaire en face et dire ce qu’il a à dire tout
en gardant le contact visuel avec lui.
Ainsi la
conversation semblera plus naturelle et plus proche de la vie réelle. De plus,
cette technique permet d’améliorer « fluency ».
Le
« pair work »permet de pratiquer la langue ; il augmente le
temps de communication pour chaque élève. De plus même les corrections sont
mieux acceptées parce qu’elles ne se font pas en face de l’ensemble de la
classe, mais presque en privé.
Pendant les
jeux de rôles, les élèves sont amenés à utiliser non seulement ce qu’ils
viennent d’apprendre, mais aussi ce qu’ils ont appris ailleurs. Ils peuvent
s’exprimer sans éprouver d’inhibitions comme au début de l’apprentissage. Ils
sont devenus créatifs et s’expriment avec plus d’aisance au fur et à mesure
qu’ils prennent conscience qu’ils savent et retiennent plus qu’ils n’imaginent.
Les acquis des années d’apprentissage remontent à la surface. Ils se rendent
compte que tout ce qu’ils ont appris n’est pas seulement pour un usage immédiat
mais peut être réutilisé à chaque fois qu’ils en ont besoin.
A l’instar
de l’enseignant qui peut apporter des documents individuellement ou en
collaboration avec ses collègues, l’élève peut contribuer au développement de
son apprentissage en apportant des documents et du matériel supplémentaire (data
collection) et en faire profiter ses camarades. Ce matériel peut consister
en : des lettres, des articles ou extraits d’articles de journaux ou de
magasines, des cartes postales, du matériel authentique, CD audio ou cassettes,
conversations, paroles de chansons…
Il a
maintenant acquis suffisamment d’assurance pour utiliser la langue, s’exprimer
interpréter et interagir en dehors de la classe sans l’aide de son professeur.
En tant que
médiateur entre l’apprenant et la langue, l’enseignant peut susciter la
motivation chez l’élève en :
a- L’orientant sur des pistes en liaison
avec ses centres d’intérêt,
b- Suggérant des tâches qui le concernent
et qui lui sont utiles (ex : qui vont enrichir son bagage linguistique et
culturel pour mener son projet à bien).
c- En pensant à :
- encourager l’esprit pour atteindre un
degré d’autonomie suffisant pour passer au lycée, entrer dans la vie active ou
en formation professionnelle ;
- encourager le sens de la
responsabilité à travers le travail en groupes ;
- encourager la créativité en le
félicitant chaque fois qu’il propose une idée qui apporte un plus, ou qu’il
fait preuve d’originalité et d’ingéniosité.
d- encourageant l’élève à apprécier,
critiquer, commenter, exprimer ses sentiments vis à vis du processus
d’apprentissage (qu’est ce que j’ai retenu cette semaine ? qu’est ce qui a
été difficile ? pourquoi ? comment résoudre mon problème ? qui
peut m’aider ? mon professeur ? mon camarades ? ...)
e- l’aidant à rester en contact avec
la langue anglaise grâce à la radio ou en mettant à sa disposition des CD, des
cassettes, et en créant une petite bibliothèque en collaboration avec les
collègues du même établissement ou même d’établissement voisins
f- en montrant de l’intérêt à tout ce qu’il
peur produire ou se procurer en dehors de la classe et qui est lié à la langue
anglaise (documents sur Internet, compte rendu de lecture, porte-folio) sans
oublier de procéder à un classement et une organisation de tout ce matériel (pas
d’accumulation en vrac).
6- LES
CONTENUS DISCIPLINAIRES (voir section VI.3 du programme)
Bien que les compétences d’interaction, de compréhension et de
production de messages oraux gardent leur primauté, l’importance de l’écrit
sera accrue étant donné que le stock linguistique (vocabulaire et grammaire) de
l’élève commence à lui permettre de produire des messages écrits plus élaborés.
6.2- Enseignement des aspects de la langue
Les éléments
linguistiques englobent les formes grammaticales et lexicales et la
prononciation. L’apprentissage de ces éléments se fera toujours sous forme de
tâches et d’activités pratiquées à chacune des étapes du projet que l’élève
intégrera dans le projet final.
Pour l’apprentissage/enseignement de ces éléments linguistiques, il sera
toujours fait appel à des stratégies pédagogiques qui aideront l’élève à
s’approprier ces formes linguistiques et à les réinvestir dans de nouveaux
projets. L’enseignant doit s’assurer également de la pertinence de leur
utilisation.
Ce programme n’implique toujours pas l’abandon de l’apprentissage de la
grammaire et du vocabulaire, et encore moins l’abandon de l’aspect culturel de
la langue. En fait, il recommande que ces aspects continuent d’être pris en
charge dans une perspective globale pour en faire des outils nécessaires à la
réalisation et à l’aboutissement de projets linguistiquement et culturellement
cohérents. Il s’agit toujours de réorienter l’apprentissage de l’anglais de
façon à permettre à l’élève de problématiser, de s’informer, d’organiser,
de contrôler, de réaliser et de rendre compte. L’élève
comprend que le sens de l’action prime sur la forme et que son apprentissage
vise à donner du sens aux actions et aux comportements pratiqués en classe.
En
saisissant le sens des formes de la langue et en identifiant leurs fonctions
communicatives, l’élève saura de plus en plus les utiliser dans la finalisation
du ou des projets qu’il devra construire.
La compréhension d’un message oral étant toujours une
des difficultés majeures pour l’élève, l’enseignant doit :
- entraîner l’élève à concentrer son
attention exclusivement sur le message oral, sur le son,
- guider l’élève en lui donnant avant
chaque audition, une tâche brève et immédiatement perceptible, à accomplir pendant
l’écoute,
- entraîner l’élève à repérer les mots
en position accentuée au cours d’écoutes successives. Ce repérage pourra se
faire sous forme de prise de notes ou par la mémorisation,
- entraîner l’élève à segmenter la
chaîne parlée, à repérer par exemple la liaison, l’accentuation, l’intonation,
identifier les détails non perçus, avec pour objectif final la reconstruction
de ce qu’il a entendu.
Pour placer
les élèves dans des conditions favorables d’écoute, il est bon de leur indiquer
brièvement de quoi il va s’agir afin de créer des attentes et de susciter
l’intérêt. Cette phase de pré sensibilisation (appelée ‘lead-in’ par les
pédagogues britanniques) doit présenter la situation avec suffisamment de
clarté sans toutefois dévoiler d’emblée la teneur du message.
6.2.2- Développement de la compréhension écrite
Pourquoi et
comment lit-on à ce stade de l’apprentissage ? On lit pour rechercher une
information, découvrir des indices (dates, lieux, biographies, contes etc.). Il
s’agit donc de lire pour comprendre, l’objectif étant de susciter chez l’élève
le goût, l’envie et le plaisir de la lecture. Ayant été mis, dès la 1èreAM,
en contact avec des documents aussi authentiques que possible, l’élève se rend
compte qu’il sait beaucoup de choses en anglais et qu’il continuera à en découvrir
d’autres. Il acquiert une plus grande confiance en lui en prenant conscience
qu’il peut comprendre bien plus qu’il ne croit.
L’approche
choisie vous permettra de faire percevoir à l’élève les règles de
fonctionnement de la langue, règles qui régissent la cohérence et la
progression d’un texte. A ce niveau il ne s’agit pas encore d’un enseignement
formel de la grammaire. La grammaire sera toujours un moyen mis au service de
la communication et de l’expression, car l’objectif est d’amener l’élève à communiquer
et à s’exprimer clairement, correctement et aisément aussi bien oralement que
par écrit. Il vous appartient de guider vos élèves dans la découverte des
concepts et de les aider à les exprimer dans leur propre langage (démarche
inductive). Il en résultera une certaine approximation qu’il faudra réduire au
fur et à mesure que l’élève progressera et que s’affinera sa conscience du
fonctionnement de la langue. Elle met l’élève dans une démarche de découverte
et lui permet de réfléchir, d’analyser et de synthétiser en faisant des
comparaisons et des inférences. Une fois assimilées ces règles peuvent être
données explicitement grâce au métalangage.
Pour fixer les apprentissages dans la mise en place de compétences et
dans le cadre du projet, la démarche inductive est préconisée. Celle-ci suit
trois phases bien distinctes :
- la phase d’observation (de phrases,
d’exemples, de contre exemples, de textes) qui met l’élève face à une situation
problème,
- la phase de construction des règles de
fonctionnement du texte après interaction,
- la phase de réinvestissement des
savoirs mis en place par le biais de productions personnelles qui donnent lieu
à une réflexion métalinguistique et à une utilisation pratique en rapport avec
la production et la lecture.
6.2.4- L’enseignement du lexique
L’enseignement
du lexique tient compte des situations d’apprentissage sans toutefois limiter
l’utilisation des éléments lexicaux au seul contexte choisi ou aux projets
retenus.
Nullement
exhaustif, l’éventail de thèmes proposés a été élargi en tenant compte des
intérêts et de l’âge des adolescents.
Certains de ces thèmes, déjà abordés sous un angle restreint en 1ère
et 2ème années, seront repris de manière plus approfondie parce
qu’ils sont de très grande actualité et d’une grande importance pour l’avenir
des élèves.
L’élève pourra ainsi comparer, si besoin est, ces formes avec celles
utilisées dans la langue maternelle ou dans d’autres langues qu’il connaît.
6.3- La dimension culturelle
La langue
est le signe principal de la spécificité d’un peuple, de son cadre de vie et de
son histoire. Parler une langue étrangère c’est se représenter le monde de
l’autre. Donc pour communiquer il faut avoir des connaissances culturelles et
savoir les mobiliser au moment voulu.
En trois ans
l’élève a acquis suffisamment de bagage pour assimiler et comprendre des explications
complexes et abstraites sur la culture du pays étranger. Cela se fera à travers
l’observation, l’identification, la description des paysages, monuments,
personnages, emblèmes, modes de vie par exemple.
Cette
dimension culturelle doit donc être intégrée à l’ensemble et ne doit pas être
conçue sous la forme d’une liste de traits culturels à étudier. Elle s’insère
dans une progression tout au long de l’apprentissage, et sera reprise, enrichie
au fil de la scolarité.
La dimension
culturelle doit donc être intégrée à l’ensemble et ne doit pas être conçue sous
la forme d’une liste de traits culturels à étudier. Elle s’insère dans une
progression tout au long de l’apprentissage, et sera reprise, enrichie au fil
de la scolarité.
En 4ème
année, les projets retenus s’articuleront autour de thèmes d’importance
universelle. Les thèmes par lesquels l’élève sera amené progressivement à la
réalisation de son projet seront donc axés sur la sphère culturelle
anglo-saxonne et universelle. Ceux ci sont cités dans la partie ‘contenus
disciplinaire’ rubrique ‘thèmes socioculturels’.
La
comparaison avec la culture algérienne, permettra à l’élève de faire appel à
ses expériences et à se servir de ses savoirs lors d’échanges face à des
documents et / ou face à des anglophones.
7- EVALUATION DES ACQUIS
Dés le début
de l’année une évaluation diagnostique vous permettra de mesurer le
chemin parcouru, de déceler les points forts des élèves, de répertorier les
éléments fondamentaux du programme des années précédentes non encore acquis,
afin de les intégrer dans votre progression. Des exercices bien ciblés vous
apporteront l’information la plus complète. Cette évaluation ne fera l’objet ni
de notation ni de correction exhaustive. Elle sera un diagnostic qui vous
permettra de commencer à connaître vos élèves individuellement.
En cours
d’apprentissage les évaluations ponctuelles permettront de vérifier
l’assimilation des structures et des éléments lexicaux appris et pratiqués
au(x) cours précédent(s). En évaluant régulièrement la compréhension orale et
écrite et l’expression orale et écrite vous pourrez déceler l’origine des
erreurs afin de concevoir des stratégies de remédiation qui permettront à
l’élève de surmonter l’obstacle et de poursuivre sa progression. Cette
évaluation continuera de se faire à travers des exercices qui porteront aussi
bien sur les savoirs que sur les savoir-faire. Par exemple, en expression
écrite on évaluera les connaissances (lexique, structures) et leur mise en
œuvre par des exercices de moins en moins guidés, mettant l’élève en situation
de choix et conduisant progressivement à la production autonome. Vous veillerez
également à communiquer les objectifs et les critères d’évaluation à l’élève
afin de l’associer aux procédures d’évaluation et contribuerez ainsi, à le
responsabiliser par une prise de conscience de ses progrès ou de ses faiblesses
et lui montrerez également l’importance d’un travail régulier.
A la fin de
l’unité d’apprentissage ou à intervalles réguliers, il conviendra de faire le
bilan des acquisitions des élèves. L’évaluation sommative permet de
baliser l’apprentissage. Elle permet à l’élève de cerner de façon plus globale
son apprentissage et de se situer par rapport aux autres et par rapport à
l’institution.
Comment apprécier le travail des élèves ?
La notation est toujours indispensable dans la réalité de
l’établissement scolaire et correspond à la logique de la sélection et de
l’orientation. Cependant, il existe un autre type d’évaluation qui est à même
de venir en aide aux élèves, à vous même et au dispositif pédagogique.
Vous devez
vous assurer que les moyens et démarches de formation correspondent aux
performances des élèves. Vous devez adapter continuellement votre enseignement
en fonction de l’apprentissage de vos élèves. L’évaluation fait donc partie
intégrante du processus d’enseignement et d’apprentissage. Elle doit être
planifiée en même temps que l’enseignement car elle permet de poser un diagnostic, d’orienter la régulation des apprentissages et de
planifier des activités de remédiation.
Elle s’intéresse plus au processus qu’au produit et met davantage l’accent sur
le ‘pourquoi’ que sur le ‘quoi’. Elle permet de recueillir des
informations qui permettront de mettre en place un dispositif pertinent et
cohérent d’actions pour améliorer le rendement de l’élève et l’aider à mieux
gérer son temps. Ce dispositif s’articule autour de 4 types d’évaluation
7.1- L’évaluation diagnostique
Donnée sous forme de test en début d’année, pour
identifier le niveau réel de l’élève, elle permet de découvrir les forces et
les faiblesses des élèves par rapport à leurs acquis (connaissances, démarches,
techniques et stratégies d’apprentissage). A ce stade elle permet de préparer
des activités adaptées aux élèves.
7.2-
L’évaluation sommative
Instituée par le système scolaire et correspondant à la
logique de la sélection et de l’orientation, elle est basée sur l’élaboration
de tests et examens conformément aux directives officielles. Elle intervient à
l’issue d’un trimestre ou d’une année et rend compte de l’apprentissage de
chaque élève à travers des notes.
7.3-
L’évaluation formative
Toujours partie intégrante de
l’enseignement, elle vous permettra de suivre l’apprentissage des élèves et de
réajuster votre enseignement au besoin. Vous devez intervenir auprès des élèves
après avoir pris connaissance de leurs faiblesses et vous devez établir et
planifier des activités de régulation. La régulation est donc conditionnée par
les résultats de l’évaluation. Elle porte aussi bien sur les apprentissages que
sur les processus d’apprentissage.
La régulation se fera par l’organisation d’activités de
soutien pédagogique qui peuvent consister en un renforcement des acquisitions
par le biais de la reprise d’un cours, de
l’élaboration d’exercices de renforcement
et de consolidation
etc.
Elle
consiste également, après constat et analyse des
erreurs de l’élève, à revoir et à modifier les méthodes d’enseignement pour
l’aider à surmonter la difficulté rencontrée et s’engager dans un processus
d’apprentissage constructif. Le but de la régulation est donc de corriger,
orienter et améliorer les conditions d’apprentissage en apportant une aide
individualisée en cours d’apprentissage, tout en visant l’équilibre et
l’harmonie entre le programme, les élèves et l’enseignant.
A la fin de
certaines étapes de l’apprentissage, vous devez planifier des exercices de
remédiation qui ont pour but d’aider les élèves à s’améliorer. La remédiation
concerne non seulement le matériel didactique (type d’activité par exemple)
mais aussi le mode d’intervention (verbal ou écrit), les stratégies
d’enseignement, la durée des exercices et le moment (jour et heure) qui leur
est réservé.
Pour évaluer les démarches d’apprentissage,
l’acquisition des connaissances et porter un jugement sur le développement des
compétences de l’élève, vous pouvez utiliser différents outils et moyens :
- le journal de bord :
vous devez continuer à encourager vos élèves à parler franchement de leur
succès ou échec au cours de leur apprentissage. Son feed-back est d’une grande
importance dans la mesure ou il va vous permettre de ‘rectifier votre tir’ et de prendre des
décisions quant aux actions futures.
- le
portfolio : comme en 1ère, 2ème et 3ème
années, vous devez continuer à encourager vos élèves à produire des travaux
personnels, en rapport avec leurs goûts et intérêts, qu’ils déposeront dans des
portfolios (boîtes à archives) pour une éventuelle révision ou une
réutilisation ultérieure.
- le
questionnaire ou l’entretien : Ils
peuvent être utilisés avec les élèves et leurs parents. Ils peuvent vous aider
à dégager le profil de vos élèves en termes de connaissances linguistiques,
culturelles et méthodologiques.
-
la discussion et le débat : vous engagerez des discussions ou des
débats avec vos élèves en ce qui concerne leurs difficultés, leurs préférences
et l’utilisation des connaissances et compétences acquises.
7.4- L’évaluation formatrice
L’évaluation d’une tâche faite en classe n’est pas
uniquement menée par vous. Elle peut impliquer le ou les élèves concernés par
cette tâche. En effet, il est indispensable qu’à une étape donnée chacun sache
ce qu’il a fait et où il en est. Cette
évaluation s’articule autour de trois modalités :
7.4.1- La co-évaluation
Elle vous implique et implique l’élève. En comparant sa
propre estimation à la vôtre, l’élève est amené à revoir son jugement et à se
corriger.
7.4.2- L’évaluation
mutuelle
Elle implique deux ou plusieurs élèves entre eux. Ils évaluent leurs
productions en s’entraidant avec l’aide d’un référentiel.
7.4.3- L’autoévaluation
Apprendre à l’élève à s’auto évaluer c’est lui faire
prendre conscience de ses erreurs. En s’auto évaluant l’élève structure ses
apprentissages, organise ses prestations, porte un regard critique sur ses
productions dans le but de les améliorer et devient plus responsable de ses
apprentissages. L’élève manifeste ses propres exigences, ses propres critères
d’appréciation. Les questions qu’il
pourra se poser lui permettront d’appréhender son passé immédiat, de se situer
au plus juste dans le processus d’apprentissage. Ce n’est qu’à travers les
réponses qu’il aura données que se feront la compréhension et l’assimilation.
Ainsi il tendra encore plus sûrement vers l’autonomie souhaitée.
Voici à titre indicatif un exemple de typologie de
stratégies proposées par Meirieu (1989).
En ce qui concerne les outils de mes apprentissages, je
peux :
- faire un schéma ;
- reformuler par écrit une explication ;
- parler avant d’écrire ;
- souligner ;
- illustrer ;
- découper et reconstituer ;
- m’accompagner par des gestes, etc.
En ce qui concerne les démarches, je peux :
- analyser chaque élément pour comprendre
l’ensemble ;
- prendre connaissance de l’ensemble avant de revenir
à chaque élément ;
- rechercher les rapprochements avec les mots
connus ;
- chercher des objections ;
- chercher des analogies avec des questions ou des
problèmes de même type ;
- partir de l’exercice avant d’entreprendre la
leçon ;
- chercher moi-même des exercices d’application à la
leçon, etc.
En ce qui concerne le degré de directivité je peux :
- commencer un travail
sans planification préalable ;
- me faire un plan de
travail très précis ;
- m’interroger
régulièrement pour des vérifications partielles ;
- ne pas m’interrompre
avant d’avoir terminé, etc.
En ce qui concerne mes rapports avec les autres je peux :
- travailler seul ;
- confronter de temps en
temps mon interprétation à celle d’autrui ;
- travailler longuement
avec quelqu’un ;
- demander à quelqu’un de
faire une critique systématique de mon travail ;
- alterner des temps de
travail personnel avec des temps de confrontation collective, etc.
En ce qui concerne ma gestion du temps je peux :
- engager mon travail tout
de suite ;
- laisser mûrir quelque
temps ma réflexion ;
- recueillir beaucoup
d’informations avant d’agir ;
- commencer à agir et
recueillir des informations au fur et à mesure ;
- travailler longuement
sur le même objectif ;
- m’interrompre et changer
régulièrement d’activité, etc.
Type de
questions à se poser durant une activité d’évaluation formative (Voici quelques exemples de questions que l’enseignant
pourra se poser)
- la formulation des
questions est-elle adaptée à la capacité de lecture des élèves ?
- les connaissances et les
habiletés enseignées semblent-elles bien utilisées par les élèves ?
- les élèves savent-ils
répondre au type de questions posées
- le matériel utilisé pour
la tâche d’évaluation est-il familier aux élèves ?
- les élèves peuvent-ils
disposer de ce matériel ?
- les élèves sont-ils
assidus à la tâche ?
- le temps alloué à la
tâche semble-t-il suffisant ?
- quels
sont les comportements des élèves durant la tâche d’évaluation (joie, surprise
découragement etc.)
Pour une
évaluation verbale
- les élèves répondent-ils nombreux aux questions ?
- les élèves comprennent-ils bien l’énoncé de la
question ?
- les élèves interagissent-ils entre eux au cours de
l’activité
- les élèves semblent-ils s’ennuyer pendant
l’activité ?
Voici quelques exemples de questions que le ou les
élèves pourront se poser :
- qu’a-t-on fait pendant telle séquence ?
- qu’a-t-on appris ?
- comment s’est-on organisé ?
- le dispositif est-il adéquat ?
- comment chacun s’est-il comporté ?
- quelles étaient les consignes de départ ?
- étaient-elles adaptées ?
- qu’aurions nous pu faire ?
- où en sommes-nous maintenant ?
- savons-nous faire ‘x’ ?
- savons-nous expliquer ‘y’ ?
8- L’EVALUATION
DU PROGRAMME PAR L’UTILISATEUR
Le programme
par compétences représente certainement une innovation aux yeux des
utilisateurs (enseignants, inspecteurs, concepteurs de manuels). Il est donc
important de mettre à la disposition de ces personnes des moyens de l’évaluer
(i.e. de réagir à cette innovation).
Nous proposons que ce programme soit analysé par
l’utilisateur sous 5 aspects différents :
-
ses
fondements
-
sa
mise en œuvre
-
son
impact sur les élèves
-
son
impact sur le système scolaire
-
sa
perception par les utilisateurs (enseignants, inspecteurs etc.)
L’utilisation
de grilles d’observation par les utilisateurs, de rencontres entre enseignants,
inspecteurs, concepteurs de programme et de manuels, administrateurs et
responsables du Ministère de l’Education, permettront d’atteindre un consensus
qui aboutira à la production de rapports intermédiaires et finaux en ce qui
concerne tous les aspects du programme.
De plus, il
est proposé aux utilisateurs, les enseignants en l’occurrence, un questionnaire
suivi qui pourra être complété à la fin de l’année-degré. Celui-ci sera remis à
la tutelle afin de permettre aux concepteurs d’y apporter des rectificatifs.
Ce document
accompagnant le programme de 4ème année ne se veut nullement prescriptif.
Il vous est proposé à titre indicatif pour vous aider dans vos démarches
pédagogiques. Nous espérons que vous y trouverez des réponses à certaines de
vos questions, mais il est évident que vous êtes ‘seul maître à bord’ de votre
classe.
Nous vous
souhaitons beaucoup de chance dans vos entreprises.
GLOSSAIRE
Activité :
Ensemble des
actions et réactions psychomotrices et mentales qu’une personne met en branle
dans la réalisation de tâches.
Apprendre :
Acquérir et
développer des savoirs et des savoir-faire.
Apprentissage :
Acquisition
de savoirs et développement de savoir-faire, de savoir-être qui s’ajoutent à la
structure cognitive déjà existante d’une personne.
Approche :
Ensemble de principes sur lesquels repose l’élaboration d’un programme
d’études, le choix des stratégies d’enseignement ou d’évaluation et qui
constituent la base théorique du dit programme.
Attitude :
Une attitude
consiste en une intégration relativement stable et durable de certaines valeurs
prédisposant à certains comportements. Une attitude n’est pas directement
observable mais elle peut être inférée à partir de l’observation de
comportements (exemples : objectivité, esprit d’initiative, esprit
critique, curiosité, créativité, indifférence, refus etc.).
Autonomie :
L’autonomie
consiste pour l’élève à se donner ses propres fins, ses propres méthodes et à
apprendre à s’auto-évaluer. Elle engage une redéfinition des tâches et des
rôles de l’enseignant.
Quand la
progression vers l’autonomie est la finalité de l‘éducation et de la formation,
on met les élèves en situation de prendre des initiatives et de faire des choix
dans le cadre de leur travail scolaire
Capacité :
Activité
intellectuelle stabilisée et reproductible dans divers champs de connaissances.
Elle est souvent utilisée comme synonyme de ‘savoir-faire’
Démarche
progressive et orientée d’un apprenant au sein d’un ensemble d’objectifs ou
d’activités d’une méthode d’apprentissage.
Compétence :
Ensemble de
savoir, savoir-faire et savoir-être qui permettent à un individu d’être
efficace dans la résolution d’une situation problème. Une compétence implique
toujours une tâche à accomplir.
Connaissances :
Savoirs
intégrés qui font partie de nous. Les connaissances peuvent être déclaratives
(trouvées par exemple dans un dictionnaire) ou procédurales (règle d’action pas
toujours consciente). Les connaissances sont automatiques une fois acquises.
Elles sont déclenchées sans effort de la conscience et sont activées dans des
situations identiques à celle de leur acquisition. Elles ne sont cependant modifiables que s’il
y a un effort de conscience. Elles sont non transférables : les connaissances
relationnelles ne peuvent devenir procédurales (ce n’est pas parce qu’on
connaît un concept qu’on saura l’utiliser)
Encodage :
L’encodage
correspond au transfert de l’information de la mémoire à court terme à la
mémoire à long terme. Il inclut l’intégration des nouvelles informations aux
connaissances déjà existantes dans la mémoire à long terme.
Evaluation :
L’évaluation
est un processus systématique qui vise à déterminer dans quelle mesure des
objectifs éducatifs sont atteints par les élèves. Elle consiste à comparer une
réalité observée (exemple : un travail d’élève) à un référent (attente de
l’enseignant, critère d’évaluation, norme etc.)
Evaluation
formative :
Son objectif est de contribuer à la formation. Elle cherche à guider
l’élève pour faciliter ses progrès. Elle est centrée sur la gestion des
apprentissages.
Evaluation sommative :
Evaluation
effectuée à la fin d’une période déterminée, d’un cycle ou d’un programme
d’études. Elle a pour but d’établir la somme, le bilan des acquisitions de
l’élève afin de permettre la prise de décision quant à son passage en classe
supérieure, ou à la délivrance d’un diplôme.
Feed-back :
Information
reçue à partir des résultats d’un travail donné pour en évaluer l’impact sur
l’apprenant.
Savoir-faire
qui intègre des connaissances (contenu disciplinaire). Elle peut être d’ordre
intellectuel, mental, stratégique, socio-affectif et psychomoteur.
Induction :
Opération mentale par
laquelle un sujet confronte des éléments pour en faire sortir une relation commune
permettant une généralisation.
Inférence :
Opération
cognitive par laquelle un lecteur ou un auditeur saisit une information, non
formulée explicitement dans l’énoncé, par l’activation de connaissances déjà
présentes.
Effet souhaité
à plus ou moins long terme. Terme englobant ceux de ‘finalité, but, profil,
objectif’, il indique le pourquoi d’une situation pédagogique particulière.
Interagir :
Utiliser une
langue avec un ou plusieurs locuteurs pour communiquer dans un cadre de travail,
d’études ou de loisirs et ceci dans le but de s’informer, s’instruire et se
divertir mutuellement.
Métacognition :
Activité par laquelle un
sujet
s’interroge
sur ses stratégies d’apprentissage et met en rapport les moyens utilisés avec
les résultats obtenus.
Objectif :
Intention
éducative qui décrit une capacité, une attitude, un comportement attendus des
élèves au terme d’une période d’apprentissage.
Performance :
Activité
concrètement accomplie par un sujet, observable et susceptible d’être quantifiée.
Processus :
C’est
l’aspect dynamique de l’acte intellectuel. Autrement dit c’est ce qui se passe
‘dans la tête’ d’un élève vu sous un aspect fonctionnel.
Production :
Ensemble de
pratiques mises en œuvre dans une classe aboutissant à la fabrication d’un
produit dont l’utilité est à définir pour le groupe : un livre, une exposition,
une pièce de théâtre, un meuble ...
Raisonnements :
Outils
cognitifs utilisables dans différentes situations. Ils sont transversaux ou
intradisciplinaires.
Savoirs (cognitif) :
Ensemble de
connaissances acquises par un individu grâce à l’étude et à l’expérience. Ces
connaissances préalables sont importantes pour le développement d’une
compétence. Elles vont de la mémorisation à l’évaluation en passant par la
compréhension, l’application, l’analyse et la synthèse.
Savoir-faire :
Il désigne
les connaissances procédurales qu’un individu est susceptible d’appliquer dans
une situation. Ces connaissances procédurales sont des ‘savoir comment’.
Savoir-être :
Terme qui désigne des attitudes, des valeurs, des
sentiments, des émotions, des motivations, des traits de la personnalité, des
styles de conduite etc. qui sont des ‘variables internes’ d’un individu.
Situations problème :
Situation qui permet à un sujet, en
effectuant une tâche, de faire face à un obstacle qui nécessite la mise en
œuvre d’une opération mentale déterminée pour trouver une solution.
Stratégies d’apprentissage :
Ensemble de
techniques qui aident l’élève à acquérir, organiser et utiliser l’information.
Stratégies d’enseignement :
Organisation,
précision et qualité des connaissances ou des notions dont l’élève peut
disposer à tout instant.
Tâche :
Travail que
l’élève doit faire, dans le cadre d’une situation pédagogique, dans un temps
fixé.
Questionnaire
Ce questionnaire est anonyme. Nous vous serons gré de
bien vouloir le remplir et nous le retourner, ceci dans le but d’y apporter les
amendements et les correctifs nécessaires. Merci de répondre avec franchise.
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ITEMS |
Oui |
Non |
Commentaires |
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1- Les fondements du programme - Pensez-vous que le
programme est en adéquation avec le projet éducatif de l’école
algérienne ? - Pensez-vous qu’il
reflète les connaissances actuelles de l’apprentissage de l’anglais langue
étrangère ? 2- La mise en œuvre du programme - Pensez-vous que
tous les établissements ont utilisé les mêmes ressources humaines
et matérielles ? - Ces ressources
humaines ont-elles facilité la mise en œuvre du programme ? - Ces ressources
matérielles ont-elles facilité la mise en œuvre du programme ? - Les ressources
financières allouées ont-elles été suffisantes ? - Ont-elles été bien
réparties ? 3- L’impact du programme sur les
élèves - Pensez-vous que ce
programme a contribué au développement intellectuel des élèves ? - A-t-il contribué à
leur développement affectif ? - A-t-il contribué à
leur développement psychomoteur ? - A-t-il contribué au
développement de leur sens des responsabilités sociales ? - A-t-il contribué au
développement de leur sens de la camaraderie, de l’échange, du partage et de
la collaboration ? |
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ITEMS |
Oui |
Non |
Commentaires |
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4- L’impact
du programme sur le système scolaire - Ce programme
a-t-il modifié vos habitudes professionnelles ? - Vous procure-t-il
des satisfactions professionnelles ? - A-t-il développé
un travail de collaboration entre enseignants, inspecteurs et
administrations ? - A-t-il contribué à
modifier les rôles et les relations entre les élèves, les enseignants, les
parents et les administrations ? - A-t-il contribué à
modifier l’enseignement et l’apprentissage en classe ? 5-
La perception du programme par les utilisateurs - Pensez-vous que
c’est un programme de bonne qualité ? - Vos élèves ont-ils
apprécié ce programme ? - L’attitude des
parents envers ce nouveau programme est-elle positive ? |
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Avez-vous
des commentaires ou suggestions à faire pour améliorer ce programme ?