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PLAN DU DOCUMENT
D’ACCOMPAGNEMENT
1.
Le programme par compétences
1.1.1.
Finalités
1.1.2.
Profils visés (d’entrée et de sortie)
2.
Les
caractéristiques du programme
3.
La structure du programme
3.1.
Présentation générale de la discipline
3.2.
Apprentissages propres à la discipline
3.2.1.
Énoncé de la compétence
3.2.2.
Liens entre les compétences et leur
importance relative
3.2.3.
Portée de la compétence
3.2.4.
Contexte de réalisation
3.2.5.
Critères d’évaluation
3.2.6.
Composantes de la compétence
3.2.7.
Manifestations
3.2.8.
Contenus disciplinaires
4.
L’approche
4.1.
Rôle de l’enseignant et stratégies d’enseignement
4.1.1. Rôle de
l’enseignant
4.1.2. Stratégies d’enseignement
4.2.
Rôle de l’élève et stratégies d’apprentissage
4.2.1. Rôle de l’élève
4.2.2. Stratégies
d’apprentissage
4.2.2.1. Les
stratégies cognitives
4.2.2.2. Les
stratégies métacognitives
4.2.2.3. Les
stratégies de gestion des ressources
5.
La méthode
5.1.
La notion de projet
5.2.
Le déroulement d’un projet
5.2.1.
La phase de préparation
5.2.1.1. Le thème
5.2.1.2. La durée
5.2.1.3. Votre rôle
5.2.1.4. Le regroupement des élèves
5.2.1.5. L’évaluation
5.2.2.
La phase de réalisation
5.2.2.1. La
collecte d’idées
5.2.2.2. La
formulation des objectifs
5.2.2.3. La
planification des actions
5.2.2.4. La
pratique des habiletés langagières
5.2.2.5. La
conception du matériel
5.2.2.6. La
collecte d’informations
5.2.2.7. La
collation des informations
5.2.2.8.
L’organisation du travail
5.2.3.
La phase de restitution
5.2.3.1. Le feed-back des élèves
5.2.3.2. Votre feed-back
5.2.3.3. Stockage des produits
5.3.
Le travail en groupes
5.4.
Les styles d’apprentissage
5.5.
Les styles d’enseignement
5.5.1.
L’enseignement collectif
5.5.2.
L’enseignement individuel
5.6.
La gestion de la classe
6.
Les contenus disciplinaires
6.1.
De la priorité de l’oral à l’intégration de l’écrit
6.2.
Enseignement des aspects de la
langue
6.2.1. Education à
l’écoute
6.2.2. Développement de
la compréhension écrite
6.2.3. Enseignement de la
grammaire
6.2.4. Enseignement du
vocabulaire
6.2.5. Enseignement des
aspects phonologiques de l’anglais
6.3. La dimension culturelle
7.
L’évaluation des acquis
7.1.
L’évaluation diagnostique
7.2.
L’évaluation sommative
7.3.
L’évaluation formative
7.4.
L’évaluation formatrice
7.4.1. La co-évaluation
7.4.2. L’évaluation
mutuelle
7.4.3. L’auto-évaluation
8.
L’évaluation du programme par l’utilisateur
Conclusion
Glossaire
Introduction
-
les
caractéristiques du programme
-
la
structure
-
l’approche
-
la
méthode
-
l’évaluation
-
l’évaluation
du programme par l’utilisateur
Quant au glossaire, il a été révisé afin de rendre les
concepts plus clairs.
Les deux autres points de
ce document concernent les paramètres qui vont varier d’une année-degré à
l’autre. Ces paramètres sont :
- les finalités et profils d’entrée et de sortie
- les contenus disciplinaires
1. Le
programme par les compétences
1.1 : Finalités et profils visés
1.1.1 : finalités (voir section I du programme)
1.1.2 :
profils visés (voir section III du programme)
- Profil
d’entrée :
L’élève
de 2ème AM a déjà été exposé à l’anglais pendant une année scolaire.
Il sait interpréter, produire des messages simples et tenir une conversation
simple
- Profil de sortie :
Il pourra interpréter et produire des messages plus complexes, et tenir une conversation dans une langue plus élaborée.
2. Les
caractéristiques du programme
Ce programme préconisé par le Ministère de l’Education Nationale est destiné à la 2ème
année moyenne. Il est formulé par compétences et établit l’ensemble des
résultats d’apprentissage que les élèves devront maîtriser à la fin de l’année.
Il sert à guider les enseignants dans leurs interventions pédagogiques auprès
des élèves.
3.1. Présentation générale de la discipline
Le programme propose une présentation générale de la
discipline à travers :
- les objectifs
linguistiques, méthodologiques et culturels concernant la deuxième année
d’apprentissage de l’anglais (voir section II du programme)
- les buts poursuivis
(section II du programme)
- l’approche
préconisée (voir section III du programme)
- la méthode (section
III du programme)
- le rôle de
l’enseignant (section III du programme)
- l’évaluation
(section III du programme)
3.2. Apprentissages propres à la discipline
(voir section III du programme)
Les compétences disciplinaires visées doivent refléter
l’ensemble des résultats d’apprentissage que les élèves devront maîtriser à la
fin de cette année.
A travers l’énoncé de chacune d’elles, on retrouve les
intentions de formation c’est-à-dire le pourquoi d’une situation
pédagogique donnée. Ces intentions sont précisées pour chacune des compétences.
Dans l’énoncé de la compétence, on retrouve aussi les conditions dans
lesquelles l’élève est placé pour la
développer et l’exercer. Il va de soi que les critères d’évaluation de
chaque compétence varient d’une année à l’autre.
3.2.1.
L’énoncé de la compétence
Il
s’agit de la formulation de la compétence .Cet énoncé traduit un savoir-agir
regroupant un ensemble de savoirs, savoir-être et savoir-faire dans un contexte
donné. L’énoncé de la compétence doit nécessairement comporter un verbe englobant
tel que : interagir, interpréter produire.
Par englobant on désigne un verbe dont le sens
inclus toute une catégorie d’autres verbes (ex : produire englobe :
dire / écrire / dessiner …).
3.2.2. Liens entre les compétences et leur importance
relative
(voir section IV du programme)
Dans la rubrique décrivant les liens entre les
compétences, il est démontré qu’elles sont inter reliées, interdépendantes et
complémentaires, aussi bien du point de vue de leur importance que du point de
vue de la priorité que l’une peut avoir par rapport aux autres.
3.2.3.
Portée de la compétence (voir section V du programme du programme)
Cette
rubrique décrit le cheminement intellectuel de l’élève tout au long de l’année.
Elle fournit également des indications sur ce qui est attendu de l’élève en fin
d’année concernant les résultats et le processus de développement de la
compétence
3.2.4.
Contexte de réalisation (voir section V du programme)
Il
précise :
-
les conditions dans lesquelles la compétence s’exerce
- les conditions d’évaluation de cette compétence
- les moyens auxquels l’élève peut recourir
- les contraintes imposées dans les situations
d’apprentissage et d’évaluation.
Le contexte de réalisation est déterminé par le
contenu et le degré de difficulté des apprentissages auxquels sont soumis les
élèves, délimitant ainsi l’étendue de la compétence
3.2.5.
Critères d’évaluation (voir section V du programme)
Ce sont des repères observables
et mesurables qui permettent de suivre l’apprentissage de l’élève. Ils
permettent également d’interpréter les données s’y rapportant pour porter un
jugement sur le développement de la compétence.
3.2.6.
Composantes de la compétence (voir section V du programme)
Ce sont des Savoirs faire mis en œuvre lors de l’exercice de la
compétence. Ces savoir-faire s’appuient sur des habiletés intellectuelles, mentales,
stratégiques, socio-affectives et psychomotrices intégrant des connaissances de
tout ordre. Les composantes de la compétence sont introduites par des verbes
d’action tels que : utiliser, évaluer, effectuer, etc...
3.2.7.
Manifestations (voir section V du programme)
Ce sont des éléments observables et
mesurables utilisés dans une situation d’apprentissage. Ils expriment ce qui
est mobilisé lors de l’exercice de la compétence. Certains d’entre eux
concernent le processus de réalisation et d’autre la production de l’élève. Ils
permettent de suivre sa progression dans le développement de la compétence et
aident à mesurer son degré de maîtrise de chacun des objectifs d’apprentissage
et donc (par inférence) à évaluer la compétence.
3.2.8.
Contenu disciplinaire (voir section VI .3 du programme)
C’est l’ensemble des connaissances (données, notions,
faits, concepts, stratégies etc…) sélectionnées en fonction des compétences et
des objectifs d’apprentissage visés pour
l’année degré. Il présente les éléments de la discipline que les élèves doivent
maîtriser pour atteindre les compétences visées.
4. L’approche (voir section VI du
programme)
L’approche par compétences s’appuie sur une conception
de l’apprentissage et de l’enseignement qui est à la fois cognitiviste et
socioconstructiviste. Ainsi vise-t-elle à créer un lien entre les
apprentissages acquis à l’école et les contextes d’utilisation hors de la
classe. Cette approche permet à l’apprenant d’apprendre à apprendre, mais
également d’apprendre à partager, échanger et coopérer avec l’autre.
Communément, apprendre c’est acquérir des
connaissances, mais c’est surtout élaborer sa structure cognitive et construire
sa propre théorie du monde.
Il est donc indispensable que l’enseignant sache
comment se passent les choses dans la tête de ses élèves, qu’il cerne et
comprenne les mécanismes mis en branle afin de les favoriser.
Pour ce faire, la pédagogie du projet est d’une
grande aide. Basée sur le déroulement d’une ‘recherche-démonstration-création’
menée par l’élève et guidée par l’enseignant, elle vise à modifier en
profondeur les pratiques scolaires en transformant radicalement les rapports de
l’école avec l’ensemble des pratiques sociales en général et des rapports enseignant/ enseigné
en particulier. En favorisant l’interdisciplinarité la collaboration,
la pédagogie du projet vise à rendre les savoirs fonctionnels et émotionnels.
Active, vivante et différenciée la pédagogie du projet
implique l’autonomie à la fois comme objectif et comme point d’appui, la
motivation comme condition de fonctionnement et la non hiérarchisation
des rapports enseignant/ enseigné comme nécessité.
L’approche par les compétences se propose de parvenir
à l’autonomie de l’apprenant. Celle-ci se traduit par l’acquisition d’outils
linguistiques, procéduriers et comportementaux qui l’amènent à exprimer ses
idées personnelles sous forme verbale (dialogues, paragraphes etc...) et sous
forme non verbale (schémas, tableaux etc…).
4.1. Rôle de
l’enseignant et stratégies d’enseignement
4.1.1. Rôle
de l’enseignant
L’approche par compétences basée sur une logique
d’apprentissage ne veut en aucun cas amoindrir le rôle de l’enseignant. Elle se
propose d’aider l’enseignant à devenir autonome en le libérant du ‘carcan’ des
fiches pédagogiques qui ne tiennent pas compte des spécificités de chaque
élève. L’enseignant, sans abandonner son rôle, ne doit plus se contenter de
dispenser des contenus mais il doit guider, aider et encourager l’élève à
prendre part à sa propre formation.
4.1.2. Les stratégies d’enseignement
Dans quelle mesure l’enseignant doit-il orienter
l’élève dans son apprentissage ?
Le rôle de l’enseignant s’est modifié. Il consiste
désormais à aider l’élève à mettre en place des stratégies d’apprentissage
appropriées, à en faire usage, à construire ses connaissances par la découverte
en lui donnant des problèmes à résoudre (ici l’intervention de l’enseignant est
minimale) ou par la découverte guidée (intervention plus accentuée).
Dans cette perspective, l’enseignant doit non
seulement aider l’élève dans le traitement de l’information, lui enseigner des
stratégies d’apprentissage mais doit également lui apprendre à évaluer l’usage de ces stratégies en lui donnant, le
cas échéant, des moyens de réajuster son utilisation.
Mais, pour que l’élève croie en l’utilité de ces
stratégies, il faut qu’elles soient fonctionnelles, significatives et, qu’elles
satisfassent ses besoins. L’enseignant doit donc lui montrer quelle stratégie
choisir (quoi), comment, quand et pourquoi l’utiliser.
Pour cela, il est important :
Þ
d’expliquer
à l’élève en quoi consiste cette stratégie et en quoi elle est utile ;
Þ
d’expliquer
ce qui se passe dans sa tête en donnant des exemples concrets ;
Þ
d’interagir
avec l’élève et le guider vers la maîtrise de la stratégie en lui donnant des
indices, des rappels, tout en diminuant progressivement l’aide fournie ;
Þ
d’amener
l’élève à expliquer lui même la stratégie qu’il a utilisée ;
Þ
d’inciter
l’élève à appliquer la stratégie en lui indiquant le meilleur moment pour le
faire.
Rôle de l’enseignant
|
||
|
Dans l’approche en vigueur : - Détenteur des
connaissances - Dispense les
connaissances - Il est omniprésent en
classe - Il décide de tout en
classe - Autoritaire |
Dans la nouvelle approche : - Guide / aide - Conseiller - Facilitateur - Co-apprenant - Fait participer les
élèves - Fait de l’enseignement
individuel (si nécessaire) - Développe l’autonomie
dans l’apprentissage |
Ce qui change : - Attitude moins autoritaire - Ouvert à la discussion, à
la négociation - Prend en compte les
soucis et intérêts de ses élèves |
4.2. Le rôle de l’élève et les stratégies
d’apprentissage
4.2.1. Le rôle de l’élève
Parce qu’il vit dans un monde de choses réelles,
l’élève, à partir de sa perception de ces choses et par son activité cognitive,
passe au stade de la conception. En jouant un rôle, parfois le rôle principal,
il est amené à prendre conscience de sa démarche en participant activement à
son apprentissage. Il n’est plus simplement le réceptacle passif des
connaissances qu’on lui transmet, il a
désormais le droit à la parole, la possibilité d’être en accord ou en
désaccord avec ce qui lui est proposé, de se projeter dans l’avenir, de connaître
les procédures selon lesquelles il travaillera. Il peut acquérir ainsi des
attitudes positives face aux études.
En tenant compte du principe selon lequel
l’apprentissage est une construction, l’élève n’est plus réduit à appliquer un
modèle qu’il aura pratiqué d’abord : il apprend parce
qu’il fait et par ce qu’il fait.
Il transforme ses motivations extrinsèques en motivations intrinsèques, acquiert
des habiletés en résolution de problèmes, augmente son potentiel intellectuel
et améliore son processus de mémorisation.
Avec le soutien de l’enseignant et ses interactions
avec ses pairs, il va se représenter la situation, envisager diverses façons
d’exécuter sa tâche, construire et mobiliser des ressources et procéder en fin
de parcours à l’évaluation de ses apprentissages. Pour consolider ses apprentissages
et favoriser leur transfert dans la vie quotidienne, des travaux personnels
seront préconisés. Ils aideront l’élève à développer des méthodes et des
habitudes de travail autonome. Plutôt que d’être simplement des exercices
d’application qui visent la réalisation d’une démarche, ils peuvent consister à
préparer ou à poursuivre un projet individuel ou collectif. Désormais, l’élève
n’écrit plus uniquement pour le professeur, mais il travaille pour lui même. Ses
efforts se traduisent par une production à travers laquelle il existe
réellement.
En d’autres termes, dans cette
approche l’élève est un apprenant. Il est lié à l’enseignant par un contrat où
il est partie prenante de son apprentissage. Il ne s’agit plus pour lui
d’absorber des connaissances linguistiques, culturelles ou autres mais il
apprend à apprendre. Il sera amené à
trouver (par lui même ou avec autrui) des solutions aux problèmes qui se posent
à lui, à partager, à échanger et à
coopérer avec autrui. Dans la classe, il réalise des tâches variées, de
difficulté progressive qui lui permettront de découvrir, de construire ses
connaissances et de donner du sens à ce qu’il fait. Il acquiert ainsi des
stratégies d’apprentissage qu’il développera progressivement avec l’aide et le
soutien de son enseignant et de ses camarades. Il tendra petit à petit vers une
certaine autonomie.
Rôle de l’élève
|
||
|
Dans l’approche en vigueur : - Il reçoit les
connaissances que l’enseignant lui donne. - Il est dépendant de son
enseignant. - Il applique un modèle. - Sa volonté d’apprendre ne
dépend que de la notation, de l’examen ou
de la pression parentale. |
Dans la nouvelle approche : - Il veut savoir ce qu’il apprend. - Il est responsable de son
apprentissage. - Il assimile mieux étant donné qu’il agit. - Il construit ses propres
stratégies. - Il connaît les procédures
selon lesquelles il travaillera. - Il acquiert des habiletés
en résolution de problèmes. - Il s’évalue au fur et à mesure de son
apprentissage. - Ses motivations
personnelles sont plus fortes (estime, réalisation de soi). |
Ce qui change : - Il apprend parce qu’il
fait et par ce qu’il fait. - Il augmente son potentiel
intellectuel. - Il améliore son processus
de mémorisation. - Il a une attitude positive par rapport aux
études. - Il donne du sens à son
travail. - Il est partie prenante de
son apprentissage. - Il trouve des solutions à
ses problèmes. - Il travaille pour
lui-même et non pour le professeur uniquement. - Il apprend à coopérer,
échanger, partager. - Il travaille de façon
autonome. - Il affirme sa propre
personnalité. |
4.2.2. Les stratégies d’apprentissage
Les stratégies d’apprentissage sont un ensemble
d’étapes qui aident l’élève à acquérir, emmagasiner, organiser et utiliser
l’information. Elles sont primaires
si elles visent la compréhension, la mémorisation, le rappel et l’utilisation
des informations. Elles sont de soutien
si elles visent la planification, la détermination des horaires, la gestion de
la concentration, le contrôle.
Ces stratégies peuvent être classées en trois
catégories :
4.2.2.1.
Les stratégies cognitives qui
consistent à répéter, regrouper, déduire, évoquer etc. et comprennent :
- les stratégies d’énumération qui aident
à l’attention et à l’encodage
- les stratégies d’élaboration qui permettent de garder l’information dans la
mémoire à long terme en faisant des liens
- les stratégies d’organisation qui permettent de sélectionner l’information et de
construire du sens
4.2.2.2. Les
stratégies métacognitives qui servent à organiser, prévoir, s’évaluer etc.
et qui comprennent :
- les stratégies de planification qui permettent de planifier l’usage des stratégies et
le traitement de l’information.
- les stratégies de contrôle qui permettent de comprendre la matière et de
l’intégrer à la connaissance antérieure.
- les stratégies de régulation qui permettent de vérifier et de corriger le comportement
afin d’augmenter la performance.
4.2.2.3.
Les stratégies de gestion des ressources qui permettent d’adapter
l’environnement ou de s’adapter à lui et qui comprennent :
-
l’organisation du temps
-
l’organisation de l’environnement d’étude
- la gestion de l’effort
- le soutien des autres
Pour faciliter l’utilisation
des stratégies par les élèves, il serait judicieux d’afficher dans la classe
une liste provisoire de celles-ci ( liste qui pourra être complétée par
les élèves au fur et à mesure de leur cheminement).
5. La méthode (voir section III du
programme)
Fondée sur
une démarche structurée qui aide l’élève dans son processus d’apprentissage,
elle juxtapose et agence des stratégies, des techniques et des moyens pour
atteindre un objectif d’apprentissage. Centrée sur l’activité de l’élève,
individuelle ou de groupe, elle développe ainsi chez lui la coopération plutôt
que la compétition. En étant également axée sur la résolution de problèmes,
elle réduit l’écart entre la vie scolaire et la vie réelle. Elle permet à
l’élève de faire appel à des connaissances pluridisciplinaires, de découvrir
ses valeurs et de réfléchir sur ses attitudes. Ce type d’appropriation des
savoirs dépasse le cadre fragmentaire des activités scolaires habituelles et ne
peut exister que dans un cadre de tâche globale.
Pour ce faire, le travail en projet est préconisé.
Celui-ci suscite sans arrêt l’apparition de besoins nouveaux, implique des savoirs
disciplinaires et extra-disciplinaires, une division et une complémentarité de
la tâche. D’individuel le travail devient collectif.
5.1. La notion de projet
Les caractéristiques d’un travail en projet
sont :
- une démarche créative
- une durée définie
- un résultat accessible
- des phases individuelles
- des phases collectives
- des apprentissages
- une confrontation périodique
- une valorisation de la réalisation
Le projet permet d’apprivoiser l’inconnu pour le
transformer en connu. Ce cheminement entraîne différentes étapes :
- le
point de départ concerne les finalités / buts et objectifs du projet : les
intentions, les desseins et les ambitions sont reformulées
-
l’étape de définition des moyens de mise en œuvre concerne la planification
(temps et espace) et l’organisation des ressources matérielles et humaines. Les
élèves établissent des hypothèses et proposent des scénarios
- le
point d’arrivée concerne la phase de pré-réalisation. Tout est prêt pour
réaliser le projet qui deviendra une réalité.
Impliquant une
centration de l’acte éducatif sur l’élève, le projet pédagogique est donc le
cadre intégrateur dans lequel les apprentissages destinés à installer une ou
des compétences prend tout leur sens. Il se compose d’un certain nombre de séquences
dont le nombre est fonction des objectifs à atteindre. Chaque séquence est
elle-même démultipliée en séances déterminées par les tâches à
accomplir et les activités qui leur correspondent.
5.2. Le déroulement d’un projet
Le projet se conçoit selon trois phases distinctes
- la phase de préparation: elle concerne
les tâches, les objectifs, et les activités d’apprentissage. Elle se fait
autour du ‘produit’ à réaliser, des moyens à mettre en œuvre, des stratégies à
adopter, des tâches à répartir, de l’échéancier à respecter.
- la phase de réalisation : elle se
fait sur deux plans : notionnel et procédural. Ils sont marqués par des
pauses bilan qui permettent de faire le point et de réguler les apprentissages,
ceci grâce à la co-évaluation, l’auto- évaluation et l’évaluation menée par
l’enseignant.
- la phase de restitution : elle
concerne la présentation finale du produit devant une audience qui peut
comprendre les camarades de la classe, les élèves d’autres classes et même des
invités comme les parents, les membres de l’administration etc.
5.2.1. La
phase de préparation
C’est à ce moment que
vous définissez clairement le projet. Vous l’ajustez aux compétences visées.
Vous décidez du nombre de séquences et
vous planifiez les activités d’apprentissage et d’évaluation, exigées par la
nature du projet. Avant de commencer un projet, vous devez considérer un
certain nombre de paramètres :
-
le
thème
-
la
durée
-
le
rôle de l’enseignant
-
le
regroupement des élèves
-
l’évaluation
- Est-ce vous ou les élèves qui le choisissent ?
-
Est-ce que tous les élèves travailleront sur le même thème ?
-
Est-ce que les différents groupes travailleront sur des thèmes
différents ?
Que le thème soit choisi par vous ou par les
élèves il doit répondre à certains critères.
- Il doit être intéressant et signifiant pour les
élèves
- Il doit maintenir l’intérêt des élèves pendant toute
la durée du projet
- Il doit être un défi à relever mais un défi de
difficulté raisonnable.
- Les informations qui le concernent doivent être
accessibles
Combien
de temps durera le projet ? La durée doit tenir compte des facteurs tels
que le programme, le plan de travail, la motivation des élèves et le thème.
Pendant la durée du projet vous jouerez plusieurs
rôles. Au début vous serez le détenteur du savoir. Puis vous deviendrez un
conseiller et un facilitateur qui servira de guide aux élèves. Vous devrez
partager la prise de décision avec vos élèves. Vous aurez également à jouer, de
temps en temps, le rôle de co-apprenant.
5.2.1.4.
Le regroupement des élèves
Avant d’entamer le projet, vous devez décider du
nombre de groupes à former, du nombre d’élèves par groupe ainsi que des
critères de regroupement. Les élèves peuvent être regroupés d’après leurs
niveaux, ou leurs affinités. Le regroupement peut être également fait par les
élèves eux-mêmes.
5.2.1.5.
L’évaluation
Que doit-on évaluer ? Le processus ou le produit,
le groupe ou l’individu ? Vous devez définir tout ceci à l’avance et les
élèves doivent en être informés. Vous
devez concevoir une fiche d’évaluation dont vous remettrez, si possible, une
copie à chaque élève.
5.2.2. La phase de réalisation
A cette étape vous pilotez le projet. Vous devenez un
conseiller, un facilitateur, une personne ressource qui guide, facilite et
réajuste les actions à mener et les échéances à respecter. Mais quand les
élèves commenceront à concevoir leur matériel et à collecter les informations,
vous diminuerez votre contrôle. Vous devrez aider les élèves à :
-
collecter des idées ;
-
définir les objectifs ;
-
établir le plan de travail ;
-
fixer les habiletés, langagières et autres, relatives au projet.
Pendant
ce temps les élèves
- concevront
leur propre matériel ;
- collecteront
les informations ;
-
collationneront les données ;
- organiseront
leur matériel ;
- se
prépareront pour la présentation finale de leur travail.
5.2.2.1. La collecte d’idées
Quand le projet est défini, aidez vos élèves à donner
leurs idées. Encouragez tous les élèves à participer en écrivant leurs idées au
tableau mêmes si celles-ci ne sont pas toutes pertinentes. Tout jugement ou
critique doit être remis à une étape ultérieure ceci dans le but de ne pas
brimer les élèves. Aidez les à combiner et à améliorer les idées relevées en
les classant et en les évaluant.
5.2.2.2. La formulation des objectifs
Vous aiderez les élèves à formuler les objectifs de
leur projet. Il est possible que tous les élèves travaillent sur le même
projet, mais il faut que chaque groupe se concentre sur une tâche différente.
5.2.2.3. La planification des actions
Quand les élèves sauront ce qu’ils auront à faire ils
devront :
- identifier le genre, les sources et
les méthodes de collecte d’informations dont ils auront besoin ;
- établir une liste des choses dont ils
auront besoin (exemple : les supports techniques)
- établir un échéancier
- partager les responsabilités
5.2.2.4. La pratique des habiletés langagières et autres
habiletés en relation avec le projet
Quand les détails du projet auront été planifiés, vous
saurez exactement quel langage il faudra pour l’exécuter. Vous vous
concentrerez sur l’enseignement des habiletés langagières dont les élèves
auront besoin pour leur projet. D’autres habiletés comme les techniques
d’interview, de documentation, de prise de notes seront également enseignées.
5.2.2.5. La conception du matériel
A cette étape du projet les élèves ont le contrôle de
leur travail. Ils commencent à concevoir leur propre matériel, des
questionnaires, des interviews, des enquêtes. Vous aurez le rôle d’un
consultant qui conseillera pour l’utilisation du langage, d’un facilitateur qui
aide et guide quand cela s’avère nécessaire.
5.2.2.6. La collecte d’informations
Celle-ci se fera dans et hors de l’établissement à
travers des interviews, des questionnaires ou une recherche documentaire.
5.2.2.7. La collation d’informations
La collation des données se fera quand toutes les
informations pertinentes auront été collectées. Il s’agira d’organiser les
données, de les discuter et de les analyser avant de les présenter.
5.2.2.8. L’organisation du travail
Quand l’analyse des données est terminée, les élèves
pourront discuter des différentes manières
d’organiser le matériel pour la présentation finale du projet.
5.2.3. La
phase de restitution
A ce stade les élèves devront être encouragés à
présenter leur produit devant une grande audience (sous forme d’exposition ou à
travers Internet par exemple). Pour rendre le produit plus intéressant, des
tableaux, des photos, des diapositives etc. peuvent être incorporées.
Si la présentation est une exposition, vous devez
décider des équipements, des invitations etc. Vous devez également préparer vos
élèves à ce qu’ils expliquent leurs projets aux invités.
La phase de présentation n’étant pas l’étape
ultime, vous devez considérer d’autres étapes à entreprendre :
5.2.3.1. Le feed-back des élèves
A ce stade les élèves
font un retour en arrière pour revoir le projet sous un autre angle. Il est
utile de leur demander de revoir les
actions entreprises et d’en discuter entre eux. Ils envisageraient ainsi des
améliorations si un même projet venait à être refait.
5.2.3.2. Votre feed-back
Il est important que vous discutiez honnêtement de ce
que vos élèves ont produit. Montrez que vous avez apprécié leurs efforts.
Commentez et critiquez leur travail dans le but de leur montrer comment
améliorer leurs processus et leurs produits.
5.2.3.3. Stockage des produits
Un projet ne doit pas être mis de côté après sa
présentation. Différentes façons de l’exploiter peuvent être envisagées. Inclus
dans un journal, enregistré, le projet peut servir à d’autres utilisations.
Pour faciliter l’accès aux produits des différents projets, il convient de les
stocker dans un endroit accessible à tous.
Tableau récapitulatif des rôles de l’enseignant et des
élèves dans un travail par projet
|
Rôle de l’enseignant |
Rôle des élèves |
Rôle
commun à l’enseignant et aux élèves |
|
-
Propose le thème. -
Détermine la durée du projet. -
Détermine les critères d’évaluation. -
Regroupe les élèves. -
Délimite ses propres actions. -
Donne son propre feed-back. -
Stocke les produits finis. |
-
Créent les matériaux. -
Collectent les informations. -
Sélectionnent les informations. -
Collationnent les informations. -
Organisent les matériaux -
Présentent le produit. |
-
Collectent les idées. -
Formulent les objectifs du projet. -
Planifient les actions. -
Pratiquent les habiletés langagières et autres en relation avec le projet. -
Collectent le feed-back. |
Le travail en projet impose également une
réorganisation du travail et de l’espace scolaire.
NB. Même si le projet est préconisé par le programme, il
est toutefois utile de signaler qu’il n’est pas nécessaire de travailler toute
l’année par projets.
Les projets présentés dans le manuel de 2ème AM
devront refléter la démarche décrite et
permettre aux élèves de mettre en œuvre leurs compétences linguistiques,
cognitives, culturelles et méthodologiques.
5.3. Le travail en groupes
Peu apprécié parce qu’il impose une modification de
l’espace, qu’il défait un ordre préétabli, qu’il est bruyant et qu’il permet à
certains de se reposer sur les autres , il reste néanmoins adapté à des
tâches définies et permet aux élèves de se soutenir et de s’entraider
mutuellement. La relation duelle enseignant/ enseigné est ainsi brisée avec
l’introduction du tiers qu’est le groupe (ou la classe). Pour qu’un groupe
fonctionne il faut que :
- les
objectifs d’apprentissage soient précis ;
- le
travail soit structuré et guidé ;
- tous
les membres du groupe s’attellent à la tâche ;
- chaque
élément du groupe ait une responsabilité particulière par rapport à la tâche et
se sente responsable du succès, ou de l’échec, de l’équipe ;
- chaque
élément joue un rôle complémentaire dans le groupe ;
- tous
les éléments du groupe partagent le même matériel, les mêmes ressources et les
mêmes informations ;
- les
élèves interagissent verbalement entre eux en échangeant de l’information, en s’interrogeant,
en répondant aux questions des autres, en demandant des clarifications et en
expliquant leurs idées et leurs choix.
5.4. Les styles d’apprentissage
Du point de vue de l’élève, on
peut distinguer trois systèmes de représentation de la réalité :
le mode visuel (regarder), le
mode auditif (échanger) et le mode psychomoteur (pratiquer). L’élève combinera
souvent ces modes suivant les éléments de contenu d’un objectif
d’apprentissage.
5.5. Les styles d’enseignement
Du point de vue de l’enseignant, on peut distinguer
l’enseignement individuel et l’enseignement collectif. L’enseignant choisira le
style d’enseignement selon les besoins de l’individu ou du groupe.
Etant donné que l’élève apprend mieux ce qu’il voit,
ce qu’il entend, ce qu’il discute et ce qu’il met en pratique, il est donc
important de varier les outils pédagogiques et de faire en sorte qu’ils
contiennent des aides visuelles et auditives ainsi que des exercices pratiques.
5.5.1.
L’enseignement collectif :
L’enseignant donne les mêmes explications à tous les
élèves sans tenir compte des différences individuelles. Par souci d’efficacité,
il faut commencer par susciter l’intérêt des élèves par une anecdote, une
question, un problème à résoudre, une révision des notions précédentes etc.,
puis présenter et expliquer aux élèves
l’objectif de la leçon et enfin poursuivre l’enseignement en donnant des
activités d’apprentissage aux élèves tout en étant attentif à leurs questions.
Au besoin faire des reformulations pour vérifier leur compréhension.
5.5.2.
L’enseignement individuel :
Ce type d’enseignement se fait de personne à personne.
Il faut donc être attentif au comportement de l’élève. La prise de contact est
une étape très importante. Pour éviter que l’élève soit stressé, le ton de la voix
doit être neutre et sans aucune émotion. Amener l’élève à identifier son
problème en posant des questions et en reformulant ses réponses : c’est à
dire répéter ce qu’il vient de dire pour s’assurer de sa compréhension.
Proposer ensuite des activités pour résoudre le problème, planifier l’action
pour que l’élève puisse le résoudre et faire ensuite le suivi en corrigeant les
exercices et en vérifiant la démarche adoptée.
L’objectif recherché par le travail en projet est bien
sûr une production à travers laquelle les élèves s’affirment. Ceux-ci pensent
donc au résultat tandis que
l’enseignant doit penser au cheminement d’abord.
Le travail en projet, l’enseignement différencié,
l’apprentissage personnalisé impliquent une gestion totalement différente de
l’espace et du temps. Il est important que l’enseignant soit formé à gérer le
temps imparti aux différentes activités, ainsi que les conditions dans
lesquelles les élèves apprennent (bruit, mouvement, disposition des tables et
des chaises etc...)
6. Les
contenus disciplinaires (voir section VI.3 du programme)
Comme en 1ère
AM, l’apprentissage de l’anglais en 2ème AM met encore l’accent sur
l’oral. Ce programme préconise la consolidation et l’approfondissement des
compétences d’interaction, de compréhension et de production de messages oraux
acquises en 1ère AM.
Le développement de
l’écrit s’intensifiera à mesure que l’on consolidera et perfectionnera la
grammaire et que l’on enrichira le vocabulaire.
6.2. Enseignement des aspects de la langue
Les éléments linguistiques englobent les formes
grammaticales et lexicales et la prononciation. Dans cette nouvelle approche,
l’apprentissage de ces éléments se fera sous forme de tâches et d’activités
pratiquées à chacune des étapes du projet que l’élève intégrera dans le projet
final.
Pour l’apprentissage / enseignement de
ces éléments linguistiques, vous ferez
appel à des stratégies pédagogiques qui aideront l’élève à s’approprier
ces formes linguistiques et à les réinvestir dans de nouveaux projets. En
introduisant ces formes vous vous assurerez également de la pertinence de leur
utilisation en tant qu’expressions de la langue anglaise.
Ce programme n’implique nullement l’abandon de
l’apprentissage de la grammaire et du vocabulaire et encore moins l’abandon de
l’aspect culturel de la langue. En fait, il recommande que ces aspects soient
pris en charge dans une perspective globale pour en faire des outils
nécessaires à la réalisation et à l’aboutissement de projets linguistiquement
et culturellement cohérents. Il s’agit donc de réorienter l’apprentissage de
l’anglais de façon à permettre à l’élève de problématiser, de s’informer,
d’organiser, de contrôler, de réaliser et de rendre compte.
En étant ainsi totalement impliqué dans le processus d’apprentissage, l’élève
comprendra que le sens de l’action prime sur la forme. Il ne s’agit plus d’un
apprentissage mécanique de la langue à travers des exercices de répétition,
mémorisation, substitution ou autres purement structuraux, mais d’un
apprentissage qui vise à donner du sens aux actions et aux comportements
pratiqués en classe.
En saisissant le sens des formes de la langue et en
identifiant leurs fonctions communicatives, l’élève sera amené progressivement
à les utiliser à bon escient dans la finalisation du ou des projets qu’il devra
construire.
La compréhension d’un
message oral étant toujours une des difficultés majeures pour l’élève, vous
devez :
- entraîner l’élève à concentrer son
attention exclusivement sur le message oral, sur le son.
- guider l’élève en lui donnant avant
chaque audition, une tâche brève et immédiatement perceptible, à accomplir
pendant l’écoute.
- entraîner l’élève à repérer les mots
en position accentuée au cours d’écoutes successives. Ce repérage pourra se
faire sous forme de prise de notes ou par la mémorisation.
- entraîner l’élève à segmenter la
chaîne parlée, à repérer par exemple la liaison, l’accentuation, l’intonation,
identifier les détails non perçus, avec pour objectif final la reconstruction
de ce qu’il a entendu.
Pour placer les élèves dans des conditions favorables
d’écoute, il est bon de leur indiquer brièvement de quoi il va s’agir afin de
créer des attentes et de susciter l’intérêt. Cette phase de pré sensibilisation
(appelée ‘lead-in’ par les pédagogues britanniques) doit présenter la
situation avec suffisamment de clarté sans toutefois dévoiler d’emblée la
teneur du message.
6.2.2.
Développement de la compréhension écrite
Pourquoi et comment lit-on à ce stade de
l’apprentissage ? On lit pour rechercher une information, découvrir des
indices (dates, lieux, biographies, contes etc...). Il s’agit donc de lire pour
comprendre, l’objectif étant de susciter chez l’élève le goût, l’envie et le
plaisir de la lecture. Ayant été mis,
dés la 1ère AM, en contact avec des documents aussi authentiques que
possible, l’élève se rend compte qu’il sait beaucoup de choses en anglais et
qu’il continuera à en découvrir d’autres. Il acquiert une plus grande confiance en lui en prenant
conscience qu’il peut comprendre bien plus qu’il ne croit.
L’approche choisie vous permettra de faire percevoir à
l’élève les règles de fonctionnement de la langue, règles qui régissent la
cohérence et la progression d’un texte. A ce niveau il ne s’agit pas encore
d’un enseignement formel de la grammaire. La grammaire sera toujours un moyen
mis au service de la communication et de l’expression, car l’objectif est d’amener
l’élève à communiquer et à s’exprimer clairement, correctement et aisément
aussi bien oralement que par écrit. Il vous appartient de guider vos élèves
dans la découverte des concepts et de les aider à les exprimer dans leur propre
langage (démarche inductive). Il en résultera une certaine approximation qu’il
faudra réduire au fur et à mesure que l’élève progressera et que s’affinera sa
conscience du fonctionnement de la langue. Elle met l’élève dans une démarche
de découverte et lui permet de réfléchir, d’analyser et de synthétiser en
faisant des comparaisons et des inférences. Une fois assimilées ces règles
peuvent être données explicitement grâce au métalangage.
Pour fixer les apprentissages dans la mise en place de
compétences et dans le cadre du projet, la démarche inductive est préconisée.
Celle-ci suit trois phases bien distinctes :
- la phase d’observation (de phrases,
d’exemples, de contre exemples, de textes) qui met l’élève face à une situation
problème.
- la phase de construction des règles de
fonctionnement du texte après interaction.
- la phase de réinvestissement des
savoirs mis en place par le biais de productions personnelles qui donnent lieu
à une réflexion métalinguistique et à une utilisation pratique en rapport avec
la production et la lecture.
6.2.4. L’enseignement du lexique
L’enseignement du lexique tient compte des situations
d’apprentissage sans toutefois limiter l’utilisation des éléments lexicaux au
seul contexte choisi ou aux projets retenus.
L’inventaire
thématique complète celui proposé dans le programme de première année et a été
établi dans un souci de complémentarité avec les orientations fonctionnelles.
Nullement exhaustif, l’éventail de thèmes proposés a été élargi en tenant
compte des intérêts et de l’âge des adolescents. Donné à titre indicatif il
vous permettra de l’enrichir, notamment pour répondre à des objectifs d’ordre
culturel.
L’élève pourra ainsi comparer, si besoin
est, ces formes avec celles utilisées dans la langue maternelle ou dans
d’autres langues qu’il connaît.
6.3. La dimension culturelle :
La langue est le signe principal de la spécificité
d’un peuple, de son cadre de vie et de son histoire. Parler une langue
étrangère c’est se représenter le monde de l’autre. Donc pour communiquer il
faut avoir des connaissances culturelles
et savoir les mobiliser au moment voulu.
Vu que l’élève ne possède pas l’outillage mental
nécessaire pour assimiler et comprendre des explications complexes et
abstraites sur la culture du pays étranger, il suffira de partir du concret, de
l’anecdote, du contemporain et même du stéréotype pour faire cet apprentissage.
Cela se fera à travers l’observersation,
l’identification, la description des paysages, monuments, personnages,
emblèmes, modes de vie par exemple.
Cette dimension culturelle doit donc être intégrée à
l’ensemble et ne doit pas être conçue sous la forme d’une liste de traits
culturels à étudier. Elle s’insère dans une progression tout au long de
l’apprentissage, et sera reprise, enrichie au fil de la scolarité.
La comparaison avec la vie algérienne sera profitable
et permettra à l’élève de faire appel à ses expériences. L’objectif étant
communicationnel il s’agira d’entraîner l’élève à se servir de ses savoirs lors
d’échanges face à des documents et / ou face à des anglophones.
7. Evaluation des acquis
Dés le début de l’année vous ferez une évaluation
diagnostique qui vous permettra de mesurer le chemin parcouru, de déceler
les points forts de vos élèves, de répertorier les éléments fondamentaux du
programme de l’année précédente non encore acquis, afin de les intégrer dans
votre progression. Vous devez concevoir des exercices bien ciblés qui vous
apporteront l’information la plus complète. Cette évaluation ne fera l’objet ni
de notation ni de correction exhaustive. Elle sera un diagnostic qui vous
permettra de commencer à connaître vos élèves individuellement.
En cours d’apprentissage les évaluations ponctuelles
permettront de vérifier l’assimilation des structures et des éléments lexicaux
appris et pratiqués au(x) cours précédent(s). En évaluant régulièrement la
compréhension orale et écrite et l’expression orale et écrite vous pourrez
déceler l’origine des erreurs afin de concevoir des stratégies de remédiation
qui permettront à l’élève de surmonter l’obstacle et de poursuivre sa
progression. Cette évaluation se fera à travers des exercices qui porteront
aussi bien sur les savoirs que sur les savoir-faire. Par exemple, en expression
écrite on évaluera les connaissances (lexique, structures) et leur mise en
œuvre par des exercices de moins en moins guidés, mettant l’élève en situation
de choix et conduisant progressivement à la production autonome. Vous veillerez
également à communiquer les objectifs et les critères d’évaluation à l’élève
afin de l’associer aux procédures d’évaluation et contribuerez ainsi, à le
responsabiliser par une prise de conscience de ses progrès ou de ses faiblesses
et lui montrerez également l’importance d’un travail régulier.
A la fin de l’unité d’apprentissage ou à intervalles
réguliers, il conviendra de faire le bilan des acquisitions des élèves. L’évaluation
sommative permet de baliser l’apprentissage. Elle permet à l’élève de
cerner de façon plus globale son apprentissage et de se situer par rapport aux
autres et par rapport à l’institution.
Comment apprécier le travail des élèves ?
Bien que la notation
soit indispensable dans la réalité de l’établissement scolaire et qu’elle
corresponde à la logique de la sélection et de l’orientation, il existe un
autre type d’évaluation qui est à même de venir en aide aux élèves, à vous même
et au dispositif pédagogique.
Vous devez vous
assurer que les moyens et démarches de formation correspondent aux performances
des élèves. Vous devez adapter continuellement votre enseignement en fonction
de l’apprentissage de vos élèves. L’évaluation fait donc partie intégrante du
processus d’enseignement et d’apprentissage. Elle doit être planifiée en même
temps que l’enseignement car elle permet de poser un diagnostic, d’orienter la régulation
des apprentissages et de planifier des activités de remédiation. Elle s’intéresse plus au processus qu’au produit et
met davantage l’accent sur le ‘pourquoi’
que sur le ‘quoi’. Elle permet de
recueillir des informations qui permettront de mettre en place un dispositif
pertinent et cohérent d’actions pour améliorer le rendement de l’élève et
l’aider à mieux gérer son temps. Ce dispositif s’articule autour de 4 types
d’évaluation
7.1. L’évaluation diagnostique :
Mise en place par l’enseignant pour identifier le
niveau réel de l’élève, elle intervient en début d’apprentissage. Elle permet
de découvrir les forces et les faiblesses des élèves par rapport à leurs acquis
(connaissances, démarches, techniques et stratégies d’apprentissage). A ce
stade elle permet de préparer des activités adaptées aux élèves.
7.2. L’évaluation sommative :
Indispensable dans la réalité de l’établissement
scolaire et correspondant à la logique de la sélection et de l’orientation,
elle est basée sur l’élaboration de tests et examens conformément aux
directives officielles. Elle intervient à l’issue d’un trimestre ou d’une année
et rend compte de l’apprentissage de chaque élève à travers des notes.
7.3. L’évaluation formative :
Faisant partie intégrante de l’enseignement, elle vous
permettra de suivre l’apprentissage des élèves et de réajuster votre
enseignement au besoin. Vous devez intervenir auprès des élèves après avoir
pris connaissance de leurs faiblesses et vous devez établir et planifier des
activités de régulation. La régulation est donc conditionnée par les résultats
de l’évaluation. Elle porte aussi bien sur les apprentissages que sur les
processus d’apprentissage.
La régulation se fera par l’organisation d’activités
de soutien pédagogique qui peuvent consister en un renforcement des
acquisitions par le biais de la reprise d’un cours, de l’élaboration
d’exercices de renforcement et de consolidation etc. Elle consiste également, après constat et
analyse des erreurs de l’élève, à revoir et à modifier les méthodes
d’enseignement pour l’aider à surmonter la difficulté rencontrée et s’engager
dans un processus d’apprentissage constructif. Le but de la régulation est donc
de corriger, orienter et améliorer les conditions d’apprentissage en apportant
une aide individualisée en cours d’apprentissage, tout en visant l’équilibre et
l’harmonie entre le programme, les élèves et l’enseignant.
A la fin de certaines étapes de l’apprentissage, vous
devez planifier des exercices de remédiation qui ont pour but d’aider les
élèves à s’améliorer. La remédiation concerne non seulement le matériel
didactique (type d’activité par exemple) mais aussi le mode d’intervention
(verbal ou écrit), les stratégies d’enseignement, la durée des exercices et le
moment (jour et heure) qui leur est réservé.
Pour évaluer les démarches
d’apprentissage, l’acquisition des connaissances et porter un jugement sur le développement
des compétences de l’élève, vous pouvez utiliser différents outils et
moyens :
- le journal de bord : vous
devez encourager vos élèves à parler franchement de leur succès ou échec au
cours de leur apprentissage. Son feed-back est d’une grande importance dans la
mesure ou il va vous permettre de
‘rectifier votre tir’ et de prendre des décisions quant aux actions futures.
- le portfolio :
vous devez encourager vos élèves à produire des travaux personnels, en rapport
avec leurs goûts et intérêts, qu’ils déposeront dans des portfolios (boîtes à
archives) pour une éventuelle révision ou une réutilisation ultérieure.
- le questionnaire
ou l’entretien : Ils peuvent
être utilisés avec les élèves et leurs parents. Ils peuvent vous aider à dégager le profil de vos élèves en
termes de connaissances linguistiques, culturelles et méthodologiques.
- la
discussion et le débat : vous engagerez des discussions ou des débats
avec vos élèves en ce qui concerne leurs difficultés, leurs préférences et
l’utilisation des connaissances et compétences acquises.
7.4. L’évaluation formatrice :
L’évaluation
d’une tâche faite en classe n’est pas uniquement menée par vous. Elle peut
impliquer le ou les élèves concernés par cette tâche. En effet, il est
indispensable qu’à une étape donnée chacun sache ce qu’il a fait et où il en
est. Cette évaluation s’articule autour
de trois modalités :
7.4.1. La co-évaluation
Elle vous implique et implique l’élève. En comparant
sa propre estimation à la vôtre, l’élève est amené à revoir son jugement et à
se corriger.
7.4.2.
L’évaluation mutuelle
Elle implique deux ou plusieurs élèves entre eux. Ils
évaluent leurs productions en s’entraidant avec l’aide d’un référentiel.
7.4.3. L’auto-évaluation
Apprendre à l’élève à s’auto-évaluer c’est lui faire
prendre conscience de ses erreurs. En s’auto-évaluant l’élève structure ses
apprentissages, organise ses prestations et porte un regard critique sur ses
productions dans le but de les améliorer. C’est également le rendre plus responsable de ses apprentissages. L’élève
manifeste ses propres exigences, ses propres critères d’appréciation. Les
questions qu’il se posera lui permettront d’appréhender son passé immédiat, de
se situer au plus juste dans le processus d’apprentissage. Ce n’est qu’à
travers les réponses qu’il aura données que se feront la compréhension et
l’assimilation. Ainsi il tendra petit à petit vers l’autonomie souhaitée.
Voici à titre indicatif un exemple de typologie de
stratégies proposées par Meirieu (1989).
En ce qui
concerne les outils de mes apprentissages, je peux :
- faire un schéma ;
- reformuler par écrit une
explication ;
- parler avant d’écrire ;
- souligner ;
- illustrer ;
- découper et
reconstituer ;
- m’accompagner par des gestes,
etc.
En ce qui concerne
les démarches, je peux :
-
analyser chaque élément pour comprendre l’ensemble ;
- prendre
connaissance de l’ensemble avant de revenir à chaque élément ;
-
rechercher les rapprochements avec les mots connus ;
-
chercher des objections ;
-
chercher des analogies avec des questions ou des problèmes de même type ;
- partir
de l’exercice avant d’entreprendre la leçon ;
-
chercher moi-même des exercices d’application à la leçon, etc.
En ce qui
concerne le degré de directivité je peux :
- commencer un travail sans
planification préalable ;
- me faire un plan de travail
très précis ;
- m’interroger régulièrement
pour des vérifications partielles ;
- ne pas m’interrompre avant
d’avoir terminé, etc.
En ce qui
concerne mes rapports avec les autres je peux :
- travailler
seul ;
-
confronter de temps en temps mon interprétation à celle d’autrui ;
-
travailler longuement avec quelqu’un ;
-
demander à quelqu’un de faire une critique systématique de mon travail ;
-
alterner des temps de travail personnel avec des temps de confrontation
collective, etc.
En ce qui
concerne ma gestion du temps je peux :
- engager mon travail tout de
suite ;
- laisser mûrir quelque temps
ma réflexion ;
- recueillir beaucoup
d’informations avant d’agir ;
- commencer à agir et
recueillir des informations au fur et à mesure ;
- travailler longuement sur
le même objectif ;
- m’interrompre et changer
régulièrement d’activité, etc.
Type de
questions à se poser durant une activité d’évaluation formative (Voici quelques exemples de questions que l’enseignant pourra se poser) :
- la
formulation des questions est-elle adaptée à la capacité de lecture des
élèves ?
- les
connaissances et les habiletés enseignées semblent-elles bien utilisées par les
élèves ?
- les
élèves savent-ils répondre au type de questions posées
- le
matériel utilisé pour la tâche d’évaluation est-il familier aux élèves ?
- les
élèves peuvent-ils disposer de ce matériel ?
- les
élèves sont-ils assidus à la tâche ?
- le
temps alloué à la tâche semble-t-il suffisant ?
- quels sont les
comportements des élèves durant la tâche d’évaluation (joie, surprise
découragement etc...)
Pour une
évaluation verbale
- les élèves répondent-ils
nombreux aux questions ?
- les élèves comprennent-ils
bien l’énoncé de la question ?
- les élèves interagissent-ils
entre eux au cours de l’activité
- les élèves semblent-ils
s’ennuyer pendant l’activité ?
Voici quelques exemples de questions que le ou les
élèves pourront se poser :
- qu’a-t-on fait pendant telle séquence ?
- qu’a-t-on appris ?
- comment s’est-on organisé ?
- le dispositif est-il adéquat ?
- comment chacun s’est-il comporté ?
- quelles étaient les consignes de départ ?
- étaient-elles adaptées ?
- qu’aurions nous pu faire ?
- où en sommes-nous maintenant ?
- savons-nous faire
‘x’ ?
- savons-nous expliquer ‘y’ ?
8.
L’évaluation du programme par l’utilisateur
Le programme par compétences représente certainement
une innovation aux yeux des utilisateurs (enseignants, inspecteurs, concepteurs
de manuels). Il est donc important de mettre à la disposition de ces personnes
des moyens de l’évaluer (i.e. de réagir à cette innovation).
Nous proposons que ce programme soit analysé par
l’utilisateur sous 5 aspects différents :
-
ses
fondements
-
sa
mise en œuvre
-
son
impact sur les élèves
-
son
impact sur le système scolaire
-
sa
perception par les utilisateurs (enseignants, inspecteurs etc...)
L’utilisation de grilles d’observation par les
utilisateurs, de rencontres entre enseignants, inspecteurs, concepteurs de
programme et de manuels, administrateurs et responsables du Ministère de
l’Education, permettront d’atteindre un consensus qui aboutira à la production
de rapports intermédiaires et finaux en ce qui concerne tous les aspects du programme.
De plus, il est proposé aux utilisateurs, les
enseignants en l’occurrence, un questionnaire suivi qui pourra être complété à
la fin de l’année-degré. Celui-ci sera remis à la tutelle afin de permettre aux
concepteurs d’y apporter des rectificatifs.
Ce questionnaire est anonyme. Nous vous serons gré de
bien vouloir le remplir et nous le retourner, ceci dans le but d’y apporter les
amendements et les correctifs nécessaires. Merci de répondre avec franchise.
|
ITEMS |
oui |
non |
commentaires |
|
1. les fondements du
programme - pensez-vous
que le programme est en adéquation avec le projet éducatif de l’école
algérienne ? - pensez-vous
qu’il reflète les connaissances actuelles de l’apprentissage de l’anglais
langue étrangère ? 2. la mise en œuvre du
programme - pensez-vous que tous les
établissements ont utilisé les mêmes ressources humaines et matérielles
? - ces ressources humaines
ont-elles facilité la mise en œuvre du programme ? - ces ressources
matérielles ont-elles facilité la mise en œuvre du programme ? - les ressources
financières allouées ont-elles été suffisantes ? - ont-elles été bien
réparties ? 3. l’impact du programme
sur les élèves - pensez-vous que ce programme a contribué au développement intellectuel des élèves ? - A-t-il contribué à leur développement affectif ? - A-t-il contribué à leur développement psychomoteur ? - A-t-il contribué au développement de leur sens des responsabilités sociales ? - A-t-il contribué au développement de leur sens de la camaraderie, de l’échange, du partage et de la collaboration ? 4. l’impact du programme sur
le système scolaire - ce programme a-t-il modifié vos habitudes professionnelles ? - vous procure-t-il des
satisfactions professionnelles ? - a-t-il développé un
travail de collaboration entre enseignants, inspecteurs et
administrations ? - a-t-il contribué à
modifier les rôles et les relations entre les élèves, les enseignants, les
parents et les administrations ? - a-t-il contribué à
modifier l’enseignement et l’apprentissage en classe ? 5.
la
perception du programme par les utilisateurs - pensez-vous que c’est un programme de bonne qualité ? - vos élèves ont-ils
apprécié ce programme ? - l’attitude des parents
envers ce nouveau programme est-elle positive ? |
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|
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Avez-vous des commentaires ou suggestions à faire pour
améliorer ce programme ?
Ce document accompagnant le programme de 2ème
année ne se veut nullement prescritif. Il vous est proposé à titre indicatif pour vous aider
dans vos démarches pédagogiques. Nous espérons que vous y trouverez des
réponses à certaines de vos questions, mais il est évident que vous êtes ‘seul
maître à bord’ de votre classe.
Nous vous souhaitons beaucoup de chance dans vos
entreprises.
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GLOSSAIRE
Activité :
Ensemble
des actions et réactions psychomotrices et mentales qu’une personne met en
branle dans la réalisation de tâches.
Apprendre :
Acquérir
et développer des savoirs et des savoir-faire.
Apprentissage :
Acquisition
de savoirs et développement de savoir-faire, de savoir-être qui s’ajoutent à la
structure cognitive déjà existante d’une personne.
Approche :
Ensemble de principes sur lesquels repose
l’élaboration d’un programme d’études, le choix des stratégies d’enseignement
ou d’évaluation et qui constituent la base théorique du dit programme.
Attitude :
Une attitude consiste en une intégration relativement
stable et durable de certaines valeurs prédisposant à certains comportements.
Une attitude n’est pas directement observable mais elle peut être inférée à
partir de l’observation de comportements (exemples : objectivité, esprit
d’initiative, esprit critique, curiosité, créativité, indifférence, refus etc...)
Autonomie :
L’autonomie consiste pour l’élève à se donner ses
propres fins, ses propres méthodes et à apprendre à s’auto-évaluer. Elle engage
une redéfinition des tâches et des rôles de l’enseignant.
Quand
la progression vers l’autonomie est la finalité de l‘éducation et de la
formation, on met les élèves en situation de prendre des initiatives et de
faire des choix dans le cadre de leur travail scolaire.
Capacité :
Activité
intellectuelle stabilisée et reproductible dans divers champs de connaissances.
Elle est souvent utilisée comme synonyme de ‘savoir-faire’.
Démarche
progressive et orientée d’un apprenant au sein d’un ensemble d’objectifs ou d’activités
d’une méthode d’apprentissage.
Compétence :
Ensemble
de savoir, savoir-faire et savoir-être qui permettent à un individu d’être
efficace dans la résolution d’une situation problème. Une compétence implique
toujours une tâche à accomplir.
Connaissances :
Savoirs
intégrés qui font partie de nous. Les connaissances peuvent être déclaratives
(trouvées par exemple dans un dictionnaire) ou procédurales (règle d’action pas
toujours consciente). Les connaissances sont automatiques une fois acquises.
Elles sont déclenchées sans effort de la conscience et sont activées dans des
situations identiques à celle de leur acquisition. Elles ne sont cependant modifiables que s’il
y a un effort de conscience. Elles sont non transférables : les
connaissances relationnelles ne peuvent devenir procédurales (ce n’est pas
parce qu’on connaît un concept qu’on saura l’utiliser).
Encodage :
L’encodage correspond au transfert de l’information de
la mémoire à court terme à la mémoire à long terme. Il inclut l’intégration des
nouvelles informations aux connaissances déjà existantes dans la mémoire à long
terme.
Evaluation :
L’évaluation est un processus systématique qui vise à
déterminer dans quelle mesure des
objectifs éducatifs sont atteints par les élèves. Elle consiste à comparer une
réalité observée (exemple : un travail d’élève) à un référent (attente de
l’enseignant, critère d’évaluation, norme etc...)
Evaluation
formative :
Son objectif est de contribuer à la formation. Elle
cherche à guider l’élève pour faciliter ses progrès. Elle est centrée sur la gestion des apprentissages.
Evaluation sommative :
Evaluation
effectuée à la fin d’une période déterminée, d’un cycle ou d’un programme
d’études. Elle a pour but d’établir la
somme, le bilan des acquisitions de l’élève afin de permettre la prise de décision
quant à son passage en classe supérieure, ou à la délivrance d’un diplôme.
Feed-back :
Information
reçue à partir des résultats d’un travail donné pour en évaluer l’impact sur
l’apprenant.
Savoir-faire
qui intègre des connaissances (contenu disciplinaire). Elle peut être d’ordre
intellectuel, mental, stratégique, socioaffectif et psychomoteur.
Induction :
Opération mentale par laquelle un sujet confronte
des éléments pour en faire sortir une relation commune permettant une
généralisation.
Inférence :
Opération
cognitive par laquelle un lecteur ou un auditeur saisit une information, non
formulée explicitement dans l’énoncé, par l’activation de connaissances déjà
présentes.
Effet
souhaité à plus ou moins long terme.
Terme englobant ceux de ‘finalité, but, profil, objectif’, il indique le
pourquoi d’une situation pédagogique particulière.
Interagir :
Utiliser
une langue avec un ou plusieurs locuteurs pour communiquer dans un cadre de
travail, d’études ou de loisirs et ceci dans le but de s’informer, s’instruire
et se divertir mutuellement.
Métacognition :
Activité par laquelle un sujet s’interroge sur ses
stratégies d’apprentissage et met en rapport les moyens utilisés avec les
résultats obtenus.
Objectif :
Intention
éducative qui décrit une capacité, une attitude, un comportement attendus des
élèves au terme d’une période d’apprentissage.
Performance :
Activité
concrètement accomplie par un sujet, observable et susceptible d’être
quantifiée.
Processus :
C’est
l’aspect dynamique de l’acte intellectuel. Autrement dit c’est ce qui se passe
‘dans la tête’ d’un élève vu sous un aspect fonctionnel.
Production :
Ensemble
de pratiques mises en œuvre dans une classe aboutissant à la fabrication d’un
produit dont l’utilité est à définir pour le groupe: un livre, une exposition,
une pièce de théâtre, un meuble ...
Raisonnements :
Outils
cognitifs utilisables dans différentes situations. Ils sont transversaux ou
intradisciplinaires.
Savoirs (cognitif) :
Ensemble
de connaissances acquises par un individu grâce à l’étude et à l’expérience.
Ces connaissances préalables sont importantes pour le développement d’une
compétence. Elles vont de la mémorisation à l’évaluation en passant par la
compréhension, l’application, l’analyse et la synthèse.
Savoir-faire :
Il
désigne les connaissances procédurales qu’un individu est susceptible
d’appliquer dans une situation. Ces connaissances procédurales sont des ‘savoir
comment’.
Savoir- être :
Terme qui désigne des attitudes, des
valeurs, des sentiments, des émotions, des motivations, des traits de la
personnalité, des styles de conduite etc. qui sont des ‘variables internes’
d’un individu.
Situations problème :
Situation qui permet à un sujet, en effectuant
une tâche, de faire face à un obstacle
qui nécessite la mise en œuvre d’une opération mentale déterminée pour trouver
une solution.
Stratégies d’apprentissage :
Ensemble
de techniques qui aident l’élève à acquérir, organiser et utiliser
l’information.
Stratégies d’enseignement :
Organisation,
précision et qualité des connaissances ou des notions dont l’élève peut
disposer à tout instant.
Tâche :
Travail que l’élève doit faire, dans le cadre d’une
situation pédagogique, dans un temps fixé.